E. -- GREFFE DES URETERES DANS LE VAGIN
Pawlick pratiqua en 1887 la première extirpation totale de la vessie, ayant, au préalable, fixé les deux uretères dans le vagin : la malade vivait encore en 1904, 17 ans après l'opération. D'autres opérations analogues ont été faites depuis, par Kossinski, Zcllcr, Mann, Robson ; dans quelques cas, la vessie a été extirpée avec l'utérus.
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Procédé de Pawlick. — Après avoir cathétérisé les deux uretères, on incise la paroi antérieure du vagin et, en se guidant sur les sondes, on attire les deux uretères. On incise longitudinalement la paroi de l'uretère et on fixe la partie supérieure de l'incision à la muqueuse vaginale, avant de couper complètement le conduit : cette section ayant été faite ensuite, on finit de fixer l'uretère. La môme manœuvre est exécutée pour les deux uretères et on laisse à demeure les sondes urétérales qui sortent par le vagin.
Les procédés opératoires employés par les autres auteurs ne méritent pas une description particulière.
L'anastomose des uretères dans le vagin ne peut être justifiée qu'en cas de cystectomie totale et, même dans ces cas, elle présente de graves inconvénients. On n'évite l'incontinence d'urine dans la greffe urétérovaginale qu'en faisant du vagin un réservoir qui devra être vidé par le cathétérisme et on expose ainsi les malades à la formation des calculs et à tous les inconvénients qui ont fait abandonner la colpokleisis dans le traitement des fistules vésico-vaginales. Aussi, je préfère, en cas de cystectomie totale, la double néphrostomie qui supprime le danger de rétention rénale et permet de recueillir facilement les urines par un appareil très simple (voir page 207).
F. IMPLANTATION DES URETÈRES DANS LURÈTRE
L'implantation des uretères dans l'urètre, en cas d'extrophie vésicalc, a été faite pour la première fois par Sonnenburg (i). Cbez la femme, j'ai pratiqué (2) la première opération connue, dans un cas de cystectomie totale pour cancer de la vessie. Voici le manuel opératoire que j'ai suivi dans ce cas : après avoir fait la symphyséotomie, j'extirpai toute la vessie, bormis une petite1; bande de sa paroi, qui s'étendait de l'uretère gauche sain jusqu'au col. Du côté droit, j'avais enlevé la vessie jusqu'au col et réséqué l'extrémité inférieure de l'uretère. L'uretère réséqué se laissant amener, sans tiraillement, jusqu'à l'urètre, je fis, immédiatement <iu avanl du col, une boutonnière, au niveau de la partie postérieure de la paroi urétérale; par cet orifice, je fis passer la sonde que j'avais, au préalable, mis dans l'uretère, j'incisai, pour l'élargir, l'cxtrémité sectionnée du conduit et je la fixai à la paroi urétérale par des poinls de catgut. Je laissai, dans chaque uretère, une sonde qui sortait par le méat. Je pus encore fermer par quelques points de suture ce