Tizzokl Centralblatt f. Chir
7». De Paoli el Bcsachi. Ann. des Mal. des Org. génito-ur inaires, 1888
\. Davenport. Boston Med. and Surg. Journal, .1890, juin.
GREFFES DE L'URETERE. 447
urétérectomie pour tumeur de la vessie en 1892(1), mais la greffe vésicale de l'uretère n'est véritablement entrée dans la pratique que lorsque, en 1895, furent connues les opérations faites par Novaro et par M. Bazy(2). La publication de Novaro (3) est antérieure de quelques mois, mais M. Bazy, qui décrivit l'opération sous le nom d'urélérocystonéostomie, l'ignorait; il suivit d'ailleurs une technique différente.
Depuis ces premières interventions, la greffe des uretères à la vessie a été pratiquée un très grand nombre de fois par des procédés variés. L'opération constitue sans doute la plus rationnelle des néostomies urétérales, parce qu'elle a pour résultat d'aboucher l'uretère dans l'organe même qui le reçoit à l'état normal. De nombreux succès opératoires ont montré sa réelle valeur, mais les résultats éloignés, aujourd'hui connus, ne permettent plus de croire aux succès presque constants qu'on annonçait dans ces dernières années.
Les expériences de Morestin(4), de Van llookf), de Franz (G), démontrent que, lorsque la greffe réussit, on observe souvent, chez le chien, l'hydronéphrose consécutive par sténose ou par oblitération du nouvel orifice urétéral.
Cliniquement, la mortalité opératoire, évaluée à 15 pour 100 par Fergusson, est ramenée à 10 pour 100 dans la statistique de Lutaud(7) qui porte sur une centaine de cas.
Peu de malades ont été étudiés longtemps après l'opération, au point de vue du fonctionnement du rein du côté opéré. Par les observations de Stseckel et de Franz, nous savons qu'il existe au début de l'œdème du moignon et que cet œdème ne disparaît pas toujours. Dans les trois observations de Routier, de Rissmann et de Ricard, on a constaté l'oblitération complète de l'uretère, sans qu'aucun phénomène clinique pût la faire soupçonner; dans ces cas, tous aseptiques, le résultat opératoire a été celui d'une ligature de l'uretère. Dans un autre cas, opéré par J.-L. Faure, l'orifice de la greffe s'était rétréci et j'ai dû pratiquer moi-même, chez cette malade, la néphrectomie pour des accidents consécutifs de rétention rénale.
A côté de ces faits, je dois citer la constatation ultérieure du bon fonctionnement du rein faite dans les cas de Kelly, Padrès, Reynolds, Albarran et celle de la facilité du cathétérisme dans une observation de Legueu.
Nous verrons, en étudiant les accidents opératoires que, dans un cer-