‹ Médecine opératoire des voies urinairesChapitre 96 sur 274 · Franz. Centralbl. /'. GynàcoL · texte numérisé non relu

Franz. Centralbl. /'. GynàcoL

7 Lutaud. Thèse de Paris, 1908.

448 URETERE.

tain nombre de cas, l'opération échoue, qu'il peut se former des fistules, parce que les sutures ne tiennent pas, que, dans un cas même, on a observé une cou dure de l'uretère greffé.

Tous ces faits nous montrent que le résultat opératoire peut être imparfait ou nul dans certains cas, tandis que, dans d'autres, il est satisfaisant. Très probablement, ces différences sont surtout dues à la technique employée. Pour que la greffe vésicale de l'uretère réussisse bien, il faudra très spécialement veiller aux particularités suivantes :

1° Le nouveau méat urétéral devra être aussi large que possible, ce qui peut être facilement obtenu par plusieurs des procédés opératoires que nous décrivons.

2° Il faudra éviter le tiraillement des sutures par l'uretère trop tendu. — Point n'est besoin d'insister sur la nécessité d'éviter, autant que possible, le tiraillement des sutures : ce tiraillement peut exister déjà au moment de l'opération, si on est obligé détendre l'uretère pour l'amener au contact de la vessie; plus tard, les contractions de la vessie pour expulser l'urine l'augmenteront encore.

Pour éviter le tiraillement primitif des sutures, il est nécessaire de choisir le point d'implantation de l'uretère, de telle sorte que ce conduit ne se trouve pas tendu, même s'il est nécessaire de faire l'implantation en un point assez éloigné de l'abouchement normal.

Pour greffer plus facilement l'uretère, Kelly sectionna, dans un cas, les ligaments antérieurs de la vessie de manière à pouvoir attirer la vessie vers l'uretère, Witzel ('), Baldy (2), Ricard (3) pratiquent la greffe et fixent ensuite la vessie à la paroi pelvienne latérale; Franz (4) la fixe à la paroi abdominale antérieure.

Le procédé de fixation de la vessie à la paroi latérale de l'excavation esl facile à exécuter et me paraît devoir être adopté.

Lorsque l'uretère est trop court pour être implanté dans la vessie, on a essayé de l'allonger en abaissant le rein. Cette manœuvre, trop compliquée, ne fait gagner que 2 ou 3 centimètres, et peut présenter des inconvénients au point de vue de la circulation rénale, peut-être même gêner le cours de l'urine dans la partie supérieure de l'uretère, en déterminant la formation d'adhérences qui coudent l'uretère.

A titre de curiosité, je citerai plus loin les procédés expérimentaux qui allongent l'uretère aux dépens d'un lambeau de la vessie ou de la trompe de Fallope. Ils ne me paraissent guère recommandables.

Lorsqu'il n'est pas possible de pratiquer la ^wiXe dans des conditions telles que l'uretère ne soil pas tendu, je pense que mieux vaul renoncer

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