XXV] DISCOURS
Des cours réguliers y furent établis sur toutes les parties de la Médecine. Depuis cette époque l'école d'Edimbourg a eu un grand nombre de professeurs illustres.
La juste célébrité qu'ont acquise les Monro, les Home, les Whytt, les Alston, les Grégory , les Cullen, les Dell, les Duncan, etc., y attire tous les ans un grand concours d'étudians qui viennent des régions les plus éloignées pour sy instruire. À Edimbourz la chaire de clinique n'a pas de professeur particulier ; mais chacun des professeurs de la faculté l'occupe alternativement pendant quelques mois de l'année , suivant que le sort en décide (1). L'Institut clinique fait partie de l'hópital royal. Vingt malades des deux sexes y sont destinés à l'instruction des élèves. Deux de ces derniers sont choisis par le professeur pour écrire les histoires des maladies et les lire publiquement ; on prescrit ensuite les remèdes,
(1) J. Frank e/aggío medico à Parigi e per una grau parte dell Inghilterra e della $cozia iom. » , pag. 160.
PRÉLIMINAIRE. xxvij ce qui termine la visite de chaque jour.
Le professeur fait en outre deux fois par semaine des lecons sur les maladies les plus intéressantes. Cette méthode est un peu défectueuse, dit Joseph Frank (1); carles étudians y sont simples spectateurs; tandis quà Vienne, à Pavie, à Wurtzbourg , à Wilna, les élèves instruits sont chargés du traitement. d'un ou de plusieurs malades, sous la direction du professeur. Chaque étudiant est obligé à Edimbourg de tenir un journal exact de tout ce qui se passe dans la clinique.
Les chaires de médecine sont presque héréditaires dans cette université ; ainsi l'on y a vu bien souvent les plus célèbres professeurs avoir leurs fils pour successeurs.
En 1753, l'impératrice Marie-Thérèse chargea Vanswiéten son médecin de réformer l'université de Vienne, et d'y fonder un hópital de clinique. L'éclat avec lequel cette école fut instituée, les
(1) Viaggio medico , Vom. 2, pag. 171.
xxvii] DISCOURS
sages réglemens qu'on y établit, la réputation de De Haen et de Stoll ses premiers professeurs, tout contribua à lui donner une grande célébrité. Elle eut beaucoup d'influence sur lheureuse direction que prirent les études médicales dans la dernière moitié du dix-huitième siècle. On peut voir son histoire dans le chapitre premier de l'outrage que je traduis.
En 1779,0n établit dans l'hôpital de Prague un autre institut clinique sur le modèle de celui de Vienne. Huit lits seulement y furent destinés à recevoir les malades choisis dans le grand hópital, pour l'instruction des élèves. Plenciz le fils, qui en fut nommé professeur , a publié la description des maladies qu'il y a observées pendant lesannées 1780 et 1781. ( Plenciz acta et observata medica , Vienna 1782, 1n-8?.)
Depuis le célèbre Thomas Bartholin, la Médecine a toujours été cultivée avec succès en Danemark, comme le prouvent les actes de la société de Médecine de Co-