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CONTINUATION DES RECHERCHES SUR LES FIEVRES NERVEUSES

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Dos la premiére Partie de cet Ouvrage, nous avons fait, sur la nature et le caractére des fiévres nerveuses, quelques recherches fondées sur des observations. Ces recherches avaient pour but de donner une notion plus claire de ces fièvres, de fixer d'une manière plus unanime les opinions des médecins sur elles, et d'en établir le traitement sur des bases plus solides. Nous y avons exposé et appuyé, par des raisons assez solides, l'opinion que les fiévres nerveuses continues sont rarement légitimes et primitives, et qu'elles ont rarement pour cause la faiblesse; mais , qu'au contraire, le plus souvent et presque toujours, le caractére nerveux avec débilité vraie, est secondaire, symptomatique , et développé par la fiévre elleméme, d'aprés le concours de certaines circonstances. à

Et, quoique l'origine de ce caractére ne soit pas bien connue, nous avons cependant énu-

PRATIQUE. 24t méré quelques -unes des causes qui peuvent le faire naître, ainsi que les symptômes qui annoncent quil est imminent ou qu'il existe déjà; mais nous n'avons donné que des idées très-générales sur le traitement : il nous reste donc à compléter et à éclaircir ce sujet.

Quoique lorigine des fiévres nerveuses ou du caractére nerveux symptomatique soit enveloppée d'épaisses ténèbres , il est cependant possible de l'éclaircir par quelques recherches, en considérant sur-tout la progression et la série des phénoménes morbides.

Souvent les nerfs sont affectés directement dans les fiévres, et l'état nerveux nait par l'action méme de la cause irritante. Ainsi, le délire etles convulsions peuvent survenir pendant la période d'irritation d'une fièvre varioleuse , par l'action du miasme varioleux lui-même, ou bien, par une trop grande chaleur, ou par une douleur inflammatoire. Aucun médecin cependant nedonnera àcette fiévre le nom de nerveuse.

D'autres fois aussi, l'état nerveux survient d'une manière indirecte , et semble être développé par la fièvre elle-même, par des raisons inconnues. Alors la fièvre est unanimement appelée nerveuse par tous les médecins, qui croient ainsi couvrir leur ignorance sur la na. ture de ces maladies.

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Cet état nerveux, qui survient ainsi d'une maniére indirecte pendant le cours de la fiévre, sannonce toujours par des symptómes précurseurs, qui se manifestent dans une progression et un enchainement successifs.

D'abord, toute la surface cutanée devient sèche, et sur-tout la membrane du nez, de la langue et de la bouche ; il survient ensuite une chaleur mordante qui augmente au toucher, ce qui prouve que le rapport de la surface cutanée avec les corps externes, n'existe plus comme dans l'état de santé , que la chaleur ne se communique pas aisément au malade, et que l'équilibre du calorique est trouble.

Ensuite , il se manifeste diverses lésions dans les fonctions des intestins, qui ont de trésgrands rapports sympathiques avec la peau; alors seulement les nerfs commencent à étre affectés dans les organes du sentiment et dans ceux du mouvement. Tantót ces organes sont dans un état d'exaltation et d'éréthisme, avec des tremblemens ou des convulsions ; tantót dans un état de stupeur et d'engourdissement, Dans l'un et l'autre cas, la faiblesse musculaire est trés-grande.

La lésion du sentiment s'accompagne de celle du sensorium commune : de-là, les paroles sans suite, le délire, la typhomanie, le coma

PRATIQUE. 243 avec révasserie et une sorte de somnambulisme. Le défaut d'un sommeil réparateur contribue à cet état ; mais on ignore comment cela arrive, de méme qu'on ignore aussi les causes physiologiques du sommeil,

La marche de ces Bn fait b atéladt voir que les nerfs eux-mêmes ne sont affectés que d'une manière indirecte et secondaire ; que les fonctions de la peau sont lésées primitivement, et que le caractère nerveux n'est pas la cause de ces fièvres, mais plutôt un effet des effets morbides eux-mêmes. |

La nature du traitement qu'on doit employer prouve aussi que telle est l'origine de l'état nerveux fébrile, à moins qu'il ne provienne

| - d'une cause irritante qui agit directement sur

les nerfs. Les moyens les plus efficaces dans ce cas, sont les remèdes nervins et excitans, qui agissent aussi puissamment sur la péau, comme les vésicatoires, le camphre, le musc, les doses modérées d'opium, l'angélique, etc. Et quoique la théorie sur l'utilité dela méthode alexipharmaque des anciens soit aujourd'hui surannée , la pratique des modernes n'en est pas moins la méme dans le traitement des fiévres nerveuses.

Les partisans de lincitabilité distinguent avec subtilité, mais avec peu d'utilité pratique,

aM. MÉDECINE

la faiblesse et l'état nerveux dans les fiévres : et ils cherchent à proportionner la quantité et la qualité des remédes excitans au degré de la débilité. Ainsi, dans la faiblesse simple, ils emploient d'abord les stimulans les plus faibles ; et, dans la faiblesse indirecte, ils emploient de suite les plus forts. Mais, dans la pratique, ces régles ne peuvent pas toujours étre observées fidélement par ceux méme qui les ont établies, à cause du défaut de signes qui indiquent suffisamment le degré de faiblesse.

D'ailleurs, l'emploi de cette méthode, quand il est possible, n'est pas couronné de grands | succès,

Il est vrai, ou au moins vraisemblable, que dans l'état d'éréthisme on doit mettre en usage les stimulans les plus faibles, et les augmenter graduellement ; que dans l'état de stupeur , au contraire, il faut employer les stimulans les plus forts et les plus pénétrans, et les retrancher peu-à-peu quand le mal diminue. Cependant, bien souvent la continuation prolongée et sans changement des mémes excitans détruit trés bien la débilité dans les fiévres nerveuses ; cest ce que nous montre tous les Jours notre propre expérience. Bien plus , l'emploi des stiinulans modérés, continué sans interruption pendant très-long-temps, a presque autant

d'efficacité pour faire développer les forces organiques , que la chaleur modérée et égale ; c'est ce que plusieurs médecins étrangers, qui visitaient notre école, ont observé avec surprise : ils ont vu les fiévres nerveuses les plus graves guérir par l'emploi du méme reméde stimulant continué pendant tout le cours dela maladie.

$1 donc l'usage des mémes excitans, prolongé pendant plusieurs jours, amène un si grand soulagement dans ces fièvres ; sice soulagement est subit ; s'il arrive le plus souvent à certains jours fixes, comme le quatorzième, le vingtunième ou le vingt-huitième , ne doit-on pas l'attribuer plutôt aux efforts critiques de la nature qu'à l'appareil médicamenteux ?

Il est difficile, à la vérité, de concevoir une crise salutaire, quand la vitalité est affaiblie ; cependant cela s'observe tous les jours dans la pratique. Que le raisonnement se taise donc devant l'expérience. Peut-étre les forces vitales sont seulement enrayées et opprimées dans ces fièvres, et elles peuvent ensuite se relever de nouveau ; peut-être aussi les stimulans médica. menteux et diététiques , sur-tout quand leur action est long-temps égale, peuvent exciter un nouveau développement de forces dans l'organisme. .

Si nous réfléchissons à l'origine de l'état ner-

veux fébrile, qui provient d'une lésion des fonctions du système cutané, comme le prouve la progression successive des symptômes morbides, nous devons penser que le traitement rationnel des fièvres nerveuses consiste :

1.? À choisir les stimulans volatils qui peuvent agir sur les nerfs et rétablir les fonctions de la peau: tels sont principalement le camphre, langélique, les vésicatoires, un vin généreux ;

2.? À diriger convenablement la marche des exacerbations fébriles, qui aménent les opérations critiques salutaires ;

3.? A éloigner tout ce qui peut augmenter l'affaiblissement des forces vitales, et troubler les fonctions de la peau.

Ces régles générales ne suffisent pas toujours pour combattre heureusement le caractére nerveux : de-là, tant d'événemens malheureux dans la pratique de ces fiévres. En effet, on ne sait pas encore adapter cette méthode génerale à tous les cas particuliers ; et nous verrons encore bien des terminaisons funestes, tant que nous n'aurons pas une thérapeutique plus spéciale de ces maladies, fondée sur une meilleure nosologie.

Plus il est difficile au médecin de combattre heureusement ce caractére nerveux une fois quil est développé, plus il est avantageux de

chercher à l'étouffer dés sa naissance , ce qui est beaucoup plas facile. Pour y parvenir, il faut sur-tout faire attention au caractére de la fiévre qui existait avant le développement du caraclére nerveux. Si le caractère fébrile précédent était inflammatoire, il faut savoir s'il était vrai, ce qui est le plus rare, ou s'il était. faux, comme dans les fióvres. catarrhales et exanthématiques , ce qui est le plus commun.

Alors lemploi des vésicatoires et du camphre est d'un grand secours : c'est ce qui a été prouvé par des expériences nombreuses dans notre école.

Par ces moyens, quelquefois on prévient ce caractère nerveux lorsqu'il est imminent, ou bien, sil a commencé à se manifester, on l'étouffe de suite, et la fiévre reprend alors son caractère primitif. Dans les cas les moins heureux , on rend cependant par-là l'état nerveux moins grave, la faiblesse ne parvient pas au plus haut degré, et les crises salutaires peuvent avoir lieu avec le secours des légers remédes excitans, dont les plus convenables sont les doses modérées de camphre , la camomille, la valériane , la liqueur d'Hoffmann, et l'usage d'un vin généreux : il faut y joindre des boissons émollientes ; qui sont légèrement nutriüves , et qui préviennent l'inflammation des intestins.

Dans les cas de stupeur nerveuse, nous administrons en outre les fleurs d'arnica , la racine d'angélique, et des doses plus fortes de camphre. Nous employons aussi les vésicatoires, sur-tout qnand il y a délire, sécheresse de la peau et diarrhée.

Ces fiévres nerveuses ne demandent le quinquina que quand elles tirent Seur origine de fiévres intermittentes sub-continues, accompagnées d'exacerbations manifestes, et quand, outre la faiblesse, elles présentent un grand état de relâchement dans les différentes parties du corps, comme les fiévres lentes nerveuses.

La fiévre gastrique légitime ne tend guére au caractère nerveux ; la fièvre bilieuse devient quelquefois maligne ; et la fièvre pituiteuse se change aussi en lente nerveuse , et la faiblesse survient ainsi que l'état nerveux : dans ces cas, on éloigne le danger par l'emploi prudent des vomnitifs , non pas pour provoquer une évacuation, mais dans la vue de produire une secousse et un effet altérant.

Non seulement ces moyens n'affaiblissent pas, comme on le croit faussement, quand ils sont bien indiqués, ils réparent les forces, ex- - citenL les fonctions de la peau, et rendent les nerfs plus libres.

PRATIQUE. 249 Si, par-là ,on ne détruit pas entièrement le caractère nerveux, on emploie utilement plus tard le calamus aromaticus, la cannelle, la menthe, le vin et les amers ; on rétablit ainsi peuà-peu les forces abattues; et l'on maintient les actions vitales à un degré d'excitation suffisant pour que les crises salutaires puissent avoir lieu. Quoique nous n'ayons pas, comme quelques médecins, établi la distinction du caractére nerveux en versatile et stupide , nous n'en prétendons cependant pas nier l'utilité dans la pratique, sur-tout par rapport aux règles spé ciales du traitement. Nous divisons les fiévres | nerveuses en simples et en £yphodes; division qui ne s'éloigne pas beaucoup de la précédente. Dans l'une et dans l'autre de ces affections,

le caractére nerveux est secondaire et sympto-

matique ; il diffère cependant essentiellement,

comme le parallèle suivant va le montrer.

né rm me lot à aen cti

Fièvre nerveuse simple.

La fièvre principale et primitive, dans le cours de laquelle le ca-

ractèrenerveuxsedéve-

loppe, est épidémique, continuerémiltente,ou

Fièvre typhode.

LA fièvre principale et primiüve , dans laquelle Le typhus se développe,est contagieuse, exanthématique ; pétéchiale, ou plutôt

Fièvre nerveuse simpie.

intermittente sub-continue ; elle est ordinairement de nature catarrhale, bilieuse ou pituiteuse. Les fièvres intermittentes légiumes et simples, qui ont déjà le caractére des névroses, tendent à se changer en fiévres nerveuses continues, quand leurs paroxismes s'unissent ensem-

ble.

Lecaractérenerveux qui se manifeste esl accidentel, inconstant ; son développement ne dépend pas de la fièvre elle-méme ; mais plutôt d'autres puissances morbifiques, externes débilitantes ; la fièvre elle - méme ne donne qu'une disposition et une opportunité. Ainsi, tantôt il peut exister,

Fiévre typhode.

elle saccompagne d'un exanthème spécial qui n'a pas encore recu de nom ( typhus vulgaire pestilentiel). La variole ei la scarlatine tendent souvent à prendre ce caractère nerveux.

Lecaractérenerveux qui se manifeste est essentiel à la maladie et constant ; ses causes existent dans la fiévre elle-méme ; il ne peut étre arrété par aucune circonstance accessoire. Ainsi, quoiqu'à un degré différent, il existe toujours dans la méme espèce de fièvre, quand il est une fois

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Fiévre nerveuse simple.

tantôt manquer dans la méine espèce de fièvre.

Bien plus, quoique déjà développé , il peut encore étre éloigné ou par lart, ou par des circonstances favorables. rx

La fiévre nerveuse simple n'est pas contagieuse : elle ne s'engendre ni ne se propage par un miasme particulier ; mais elle est produite par des causes dynamiques, qui modihent la fiévre principale qui a précédé.

Les symptómes dela fièvre nerveuse simple dénotent en général un état d'éréthisine du sysième nerveux ; de-là, augmentation de la sensibilité, délire variable surson objetqu'on peut fairecesserpardefortes

Fièvre typhode.

développé, il ne peut plus étre éloigné par l'art. Quand le type de la maladie est terminé, il disparait de lui-méme; ou, plutôt, il est dompté par les effarts salutaires de la nature, La fièvre typhode est absolument contagieuse: elle provient d'un miasme particulier, et se propage par la multiplication et la communication de ce miasme,

Les symptômes de la fièvre typhode dénotent en général un état de stupeur du système nerveux ; de-là, un engourdissement de tous les sens, une sorte d'ivresseetdesomnolence habituelle avec délire

Fièvre nerveuse simple.

impressions externes.

Les mouvemens voiontaires sont plus libres et plus constans ; les spasmes et les mouvemens convulsifs sont plüs manifestes et changent souvent; les désirs qui dépendent de l'instinct existent toujours ; les réactions vitalescontre les siimulus sont plus fortes. On ne voit aucun exanthéme ; ou, sil en survient, il est accidentel et parasite , tel qu'il peut se rencontrer dans toute autre fièvre. Cet exanthéme ressemble alors aux sudamina, ou à une éruption miliaire

eu péticulaire.

Le type est continu

MÉBECINPF.

Fièvre typhode.

(typhomanie), qui ne varie pas beaucoup sur son objet. L'esprit tréspréoccupé par des impressions internes est à peine sensible aux impressions externes; les mouvemens volontaires sont difficiles et inconstans ; les spasmes et les mouvemeus convulsifs sont plus obscurs, les muscles étant sans forces et comme paralysés. Les désirs qui dépendent de l'instinct n'existent plus; les réactions vitales contre les stimulus sont faibles, tardives et obscures , l'exanthéme est essentiel et d'une nature particulière ; tantôt il sy Joint un exanthéme parasite, tantót il n'en survient pas.

Le type est presque

Fièvre nerveuse simple.

rémittent : les exacer-

bations sont évidentes, et sont d'autant plus périodiques , que la fièvre nerveuse participe davantage du caractère intermittent.

Le cours de la maladie est tantôt prompt, tantôt lent , suivant la différence dela diathèse qui existedansle corps :

la durée est incertaine de quatorze à quarante jours ; elle peut être abrégée par des circonsiances favorables, ou par les secours de l'art.

Les crises ne sont jamais évidentes et décisives : il en survient touJours plusieurs incomplétes , qui aménent peu-à-peu une diminution dela maladie, quand elles sont salutaires, Les efforts cri-

Fièvre typhode. —.

continent : les rémissions sont obscures, et ne reviennent qu'a des époques fixes, qui distüinguent les périodes de la maladie.

Le cours dela maladieesttoujoursprompt; au moins, il n'est Jamaislent,quelleque soit la diathése ducorps. La durée est assez certaine de quatorze à vingt jours ; elle ne peut jamais se termineravant le quatorziéme jour, si ce n'est parla mort.

Les crises sont plus évidentes et plus décisives : elles amènent plus promptement uue diminution de la maladie. Les efforts critiques de la nature sont

plus efficaces, même sans le secours de l'art

Fièvre nerveuse simple.

tiques de la nature sont en général lents et insufüsans, si l’art ne

vient pas à leur aide.

La tendance aux métastases est plus rare ; mais la terminaison par les névroseschroniques et les autres affections dynamiques est plus fréquente.

Le meilleur traitement consiste , outre l'usage des stimulans diffusibles, dans l'emploi du quinquina, surtout si lesexacerbations sont périodiques.

Fièvre typhode.

et sans le secours des circonstances favora-

bles.

La tendanceaux métastases est plus commune; la terminaison par les affections organiques est fréquente.

Le seul traitement convenable , consiste dans l'emploi des stimulans diffusibles : le quinquina n'a pas de vertu particulière.

ll existe donc des différences essentielles entre le caractére nerveux simple, et celui qui accompagne le tvphus. Le dernier ne se montre que dans des maladies particuliéres, qui naissent d'un miasme spécial qui attaque subitement les nerfs; il existe déjà d'une maniére insidieuse dans le commencement de ces maladies, et change de diverses maniéres le caractére primitif qui est inflammatoire.

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PRATIQUE. | 255 Qu'y atil, je le demande, d'ohscur ou de faux dans cette doctrine?! Je ne sais pourquoi le docteur Clarus ne me comprend pas, ou ne pense pas comme moi, La plupart de ces points de doctrine ont déjà été développés dans mon traité du typhus: ils sont, en général, simples, conformes à la nature, et confirmés par des ebservations exactes et nombreuses.

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