‹ Médecine pratiqueChapitre 7 sur 63 · XXXI] DISCOURS · texte numérisé non relu

XXXI] DISCOURS

enseigné la Médecine. En 1770 ,on y établit une clinique dont Borsieri fut nommé professeur ; il remplit ses fonctions avec beaucoup de zéle pendant dix ans (1) :

ayant été appelé à Milan en 1781, pour y étre médecin de la cour, il fut remplacé par Tissot, qui occupa cette chaire jusqu'en 1785. Depuis cette époque l'institut clinique de Pavie à eu successivement pour professeurs J. P. Frank (2), Joseph Frank son fils (3) , Brera (4) , Moscati , Raggiet M. Hildenbrand le fils.

Aujourd'hui quatre salles de Fhôpital de

Loo ddibiniiiinsdit "

(1) Borsieri n'a pas publié les observations de sa clinique ; mais il a donné, pour l'instruction de ses élèves , un traité de Médecine-pratique qui a eu un très-grand nombre d'éditions en Italie et en Allemagne. H a pour titre : Jnstilutiones Medicing practice , Mediolani 1781 , 4 vol. in-49. |

(2) J. P. Frank JInferpretationes clinice observationum selectarum, 1812, in-89.

(3) Ratio instituli clinici Ticinensis, auctore 5. Frank, 1797.

(4) Brera annotazioni Medico-pratiche sulle malar- {ie traltate nella clinica di Papía , negli anni 1796 , 1797, 1798, Crema 1806, 2 vol. in-4°,

PRÉLIMINAIRE. XXx1I} Pavie sont destinées aux cliniques, l'une pour la Médecine intèrne, l'autre pour la Chirurgie; une troisième pour les maladies des yeux; et enfin une quatrième pour les femmes en couche : celie de chirurgie a été illustrée par Scarpa.

La clinique de Génes, fondée en 1789 d’après les conseils de J. Pierre Frank, eut pour premier professeur Olivari (1).

Celle de Bologne, qui est aussi bien célèbre , est aujourd'hui dirigée par Tommasini.

Il existe encore en ftalie plusieurs autres cliniques. Les principales sont celles de Florence , de Pise, de Sienne, de Mi- . lan, de bari de Naples,

ni Médecine n'est pas dans un état florissant en Espagne; cependant on y trouve aussi quelques cliniques. Le docteur Salva a publié un ouvrage intéressant sur celle de Darcelone (2).

(1) Olivari. Piano della scuola di clinica , ossia istruzioni per gli scolari clinici , Genova 1789 , in-8°. (2) F. Salva. Exposicion de la ensennanza de Me-

XXXIV DISCOURS À Londres il n'existe ni université, ni établissement d'instruction médicale :

mais depuis à peu près cinquante ans, les médecins de plusieurs des hôpitaux sont autorisés par le Gouvernement à faire des cours sur les différentes branches de la Médecine. Ils ne recoivent point de traitement fixe de l'État; mais leurs cours sont payés par les élèves, ce qui forme leur salaire. Plusieurs d'entreux enseignent la clinique médicale et chirurgicale avec distinction , principalement dans les hópitaux de Guy , de St.- Thomas , de St.-Darthélemi, et dans quelques autres (1). ll y a aussi à Londres beaucoup de dispensaires où un trésgrand nombre de malades reçoivent des secours à domicile.

Lesuniversités de Cambridge, d'Oxford,

dicina clinica en Barcelona , in-89. Il a ensuite publié la seconde année sous ce titre : Segundo anno del real estudio de Medicina clinica de Barcelona, 1806, in- 4°,

(1) J. Frank, Fraggio medico , etc. tom, 2, pag. 39.

PRÉLIMINAIRE. XXXV de Dublin possèdent aussi des cliniques; mais les moyens d'instruction y sont bien moindresqu'à Edimbourg et qu'à Londres.

Il existe encore en Allemagne et dans d'autres états du Nord, plusieurs cliniques qui jouissent d'une grande célébrité.

Les plus renommées sont celles de Berlin (1), de Stockholm, de Gottingue , de Tubinge (2) , d'Erlang (3) , de Leipsik (4), d'Helmstadt (5), de Francfort, d'lena, de Bamberg. Il y en a encore .un grand nombre d'autres ; je me contente de citer les principales, et sur-tout celles dont les professeurs ont publié des recueils d'observations.

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