DE LA NÉPHRÉTIQUE
ï. Ce mal se manifeste par une douleur fixe à la région des lombes, par une urine sanglante , par des sables ou des pierres que l’on rend : il y a un engourdissement à la cuisse du côté du rein
malade ; le testicule do meme côté se retire ; les nausées et les vomissemens se joignent aux autres symptômes. La douleur de colique ressemble à celle de la néphrétique , quoiqu'il y ait des symptômes entièrement différens , qui sont énoncés dans Farticle de la colique bilieuse.
2. Si le malade est d’un tempérament sanguin, il faut lui tirer dix onces de sang au bras , du côté qui répond au rein malade ; ensuite on fera bouillir deux onces de racine de guimauve dans huit livres de petit-lait que le malade boira incessamment; puis on lui donnera le lavement qui suit.
Prenez racines de guimauve et de lis , de chacune une once ; feuilles de mauve , de pariétaire et de b ranC’ ursine , de chacune une poignée , et autant de fleurs de camomille ; graines de lin et de fenu grec , de chacune demi-once. Faites bouillir tout cela dans fuffisante quantité d’eau que vous réduirez à une livre et demie .
3. Après le vomissement et le lavement rendu , on ordonnera une assez forte dose de laudanum liquide , par exemple, jusqu’à vingt-cinq gouttes , ou bien quinze ou seize grains de pilules de Matthieu.
4. La saignée ne convient pas aux gens âgés et à ceux qui sont affaiblis parla longueur de la maladie, non plus qu’aux vieilles femmes qui sont sujettes aux vapeurs, sur-tout si au commencement de l’accès elles rendent des urines noires et sablonneuses. Pour tout le reste , il faut suivre la route que nous venons d indiquer.
5. Pour guérir le pissement de sang qui est produit par le calcul des reins , le malade prendra , une fois chaque semaine , deux onces et demie de manne dissoutes dans deux livres de petit-lait.
Méthode complète.
6. Il est quelquefois avantageux de boire abondamment de la petite-bière.
7. Quand le calcul des reins est considérable , on sent une douleur obtuse et assez supportable , sans qu’il y ait d’accès néphrétique.
8. Le malade ne doit point prendre les eaux ferrugineuses sans s’assurer auparavant que le calcul est assez petit pour descendre par les uretères. Voici à quoi on le connaîtra sûrement., Si le malade a déjà souffert auparavant quelque attaque de néphrétique, savoir, une violente douleur à l’un des reins , laquelle s’étend le long de l’uretère avec un vomissement considérable , c’est une marque certaine que le rein ne contient pas une grosse pierre , mais un amas de petites ; une desquelles entrant de temps en temps dans l’uretère , produit l’accès néphrétique , qui ne cesse guère que cette petite pierre ne soit tombée dans la vessie.
Dans ce cas-là , il n’est pas de meilleur remède que la boisson des eaux ferrées. Mais si le malade n’a jamais eu d’accès de néphrétique , c’est une preuve que le calcul est trop gros pour qu’il puisse sortir du rein ; el alors il faut éviter les eaux ferrées.
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