DE LA DYSSENTERIE
Di la Diarrhée et du Téxesme.
tf, La, dyssenterie commence par des frissons qui sont suivis d’une chaleur par tout le corps ; ensuite viennent des tranchées du ventre , et bientôt après des déjections fréquentes et glaireuses
mêlées quelquefois de stercoreuses ; et ces déjections ne se font qu’avec de violentes douleurs , de manière qu’il semble que tous les viscères sont prêts de s’échapper hors du ventre toutes les lois que le malade se présente au siège. On aperçoit quelquefois dans les matières, de petites lignes de sang; et d’autres fois on n y en remarque pas la moindre pendant toute la maladie.
i. Dans le progrès du mal on rend quelquefois le sang tout pur , et les intestins tombent dans une gangrène incurable. Lorsque le malade est dans la fleur de son âge ou qu’il a été trop échauffé par des cordiaux , il lui survient une fièvre violente , sa langue est blanchâtre et couverte d’une muscosité épaisse ; quelquefois elle est noire et sèche; les forces s’abattent , les esprits se dissipent , l’intérieur de la bouche et le gosier se trouvent couverts d’aphthes, sur-tou i lorsque l’humeur peccante a été mal à propos fixée par des astringens , au lieu d avoir ete evacuée par les purgatifs. Il arrive quelquefois , sans qu’il y ait de fièvre , que le mal commence par les tranchées, qui sont suivies des autres accidens.
3. Dans la diarrhée , les malades rendent leurs matières sans quelles soient mêlées de sang , et sans qu’il y ait aucune marque d ulcération aux
intestins. .
4 Dans le ténesme il v a de continuelles envies
d’aller à la selle , quoique le malade ne rende que quelques mucosités sanglantes ou purulentes , en très-petite quantité.
5. Il faut commencer par tirer promptement du sans au bras , et donner le meme soir une potion calmante , et le lendemain une potion purgative ordinaire , que l’on réitérera deux lois , laissant un jour d’intervalle , et réitérant de meme les
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potions calmantes dès que les purgations ont pro* duit leur effet ; et les jours qu’on ne puree pas, U taut donner le calmant matin et soir.
6. Après avoir fait au malade une saignée , et lavoir purgé une fois, on lui fera user du cordial qui suit , durant tout le cqurs de la maladie.
Prenez eaux de cerises noires et de fraises , de chacune trois onces ; eau épidémique , eau de s cordium composée , et eau de canelle orgée , de chacune une once ; perles préparées , un gros et demi » ^ candi , ce qu'il en faut • eau rose , demionce, afin de donner un goût agréable. Mêlez tout cela pour un julep, dont le malade prendra quatre a cinq cuillerées dans ses faiblesses . ou bien à volonté.