‹ Médecine pratique (volume 2)Chapitre 33 sur 156 · itl * .1 qucfois com · texte numérisé non relu

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ieurs sont si violentes , les vomissemens et les fencer par

cours de ventre si terribles, qu’on n’a pas d’a- un calmattt bord le temps de remplir cette premiere et principale indication. Alors il faut nécessairement laisser pour quelque temps, la cause de la maladie , et commencer par la cure des symptômes. C’est-à-dire qu’il faut donner aussitôt les caïmans, afin d’appaiser le trouble des esprits , qui occasionne de pareilssymptômes;etcomme l’expérience montre qu’il y a beaucoup de remèdes qui, par iswâesféleur mauvaise odeur, sont propres à tranquil- tlcïfs sont.ex~

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user les esprits agités , et qui, pour celte raison , cette maladie, portent le nom d hystériques , on ne les négligera pas lorsqu’il s’agira de remplir cette indication.

g5. Voici la manière dont je m’y prends en- Pourquoi k suite : je fais d’abord saigner du bras la malade, sa,gnée et la

• » ° . . 7 purgation

puis je la purge pendant trois ou quatre jours augmentent la de suite. Durant ce temps-là , au lieu de se mieux maladie* porter, il lui semble au contraire quelle est plus mal, parce que ces évacuations, en agitant les humeurs, ne manquent pas d’exciter quelque trouble dans les esprits. C’est de quoi j’ai soin d’avertir par avance la malade, afin qu’elle ne

i6o Dissertation

s’abandonne pas au désespoir qu’inspire naturellement l’affection hystérique (i). Quoiqu’il en soit , avant que de pouvoir remplir heureusement la principale indication , il est nécessaire d évacuer une partie des humeurs que nous supposons avoir été produites par la longueur de la maladiê.

Excellence des Cela étant fait , je travaille à fortifier le sang, à^ccn^aui- et Par conséquent les esprits qui en naissent;

ladie. et pour cela, j’ordonne de prendre durant trente jours , quelque remède tiré du mars. Rien ne réussit mieux en pareille occasion : le mars communique à la masse du sang affaiblie et languissante , un certain feu et une certaine volatilité qui relève et ranime les esprits abattus. Une preuve évidente de cela , c’est que toutes les fois qu’on donne le mars dans les pâles couleurs, le pouls devient aussitôt plus grand et plus fréquent, la pâleur se dissipe , et le visage redevient rouge et vermeil.

Saignée et ()6. Il faut remarquer cependant que la saignée conviennent la purgation ne conviennent pas toujours avant pas toujours l’usage du mars. On peut et ou doit s’en abstenir du mars. dans les personnes faibles et epuisees par la longueur de la maladie, et alors il faut commencer tout de suite l’usage du mars, ce qui mérite attention.

Quelle est qh pa meilleure façon, à mon avis, d’user de

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manière de le ce remede, c est de le prendre simplement en

donner.

(i) Si la maladie vient de faiblesse ou d’uu appauvrissement des sucs , comme le pense notre Auteur, la saignée et la purgation doivent assurément être nuisibles , puisqu’elles tendent plutôt à augmenter la cause du mal qu’à la diminuer. Ainsi on doit alors s’en abstenir soigneusement. Mais s’il y a pléthore , et que les accès soient violens , on emploiera utilement ces évacuations. Il est remarquable que certaines femmes hystériques ne peuvent soutenir les plus doux purgatifs , même les lavemeus, et qu’une simple selle uu peu copieuse les fait tomber en faiblesse. Voyez la fin du num. 96.

SUR L?AFF£CTION hystérique. ï6i

substance. Je n’ai jamais observé ni entendu dire qu’étant pris de cette manière , il ait fait mal à personne; au contraire, quantité d experiences m’ont appris qu’il réussit beaucoup mieux de la sorte , et qu’il guérit la maladie plus sûrement et en moins de temps que ne peut faire aucune des préparations qu’on fui donne ordinairement (i). Il arrive au fer la meme chose qu’à d’autres excellens remèdes. La Chimie, à force de vouloir raffiner sur leur préparation , les rend quelquefois moins efficaces et moins bons.

J’ai ouï dire que la mine de fer , telle qu’on la tire de la terre, avait plus de vertu pour la guérison des maladies , que lorsqu’elle a souffert le feu , et qu elle a été fondue. Si cela est ainsi, ma proposition n’en sera que mieux confirmée; mais, comme je n’ai pas encore éprouvé moi-mème si la chose est vraie ou non, je m’en rapporte à ceux qui me l’ont assurée. Ce que je sais certainement, c’est qu’on n’a jamais employé de remède excellent et singulier qui n’ait reçu de la Nature ses piincipales vertus. De là vient que les Anciens appelaient par reconnaissance ces sortes de remèdes mains des Dieux , et non pas mains des hommes.

Au reste , deux drogues admirables , je veux dire la larme du pavot, autrement l’opium, et l’écorce de Pérou, autrement quinquina, font bien voir que les merveilleux effets des remèdes viennent uniquement de la Nature et non pas de l’art. Aussi l’habileté d’un Médecin ne consiste pas

(2) Baglivi , Hoffmann , et plusieurs autres savons hommes sont du même sentiment. On peut aider l’action des remèdes martiaux , et les rendre plus utiles , en usant de temps en temps du bain chaud , qui préparera les humeurs nuisibles , et les disposera à être évacuées. Nouvel, expcr. sur Içs ep}ijP. minér.

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