Il faut observer ici que les martiaux, sous comment
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quelque forme et en quelque dose qu on lesdier aux troudonne , causent quelquefois aux femmes de^ran-Mps ?ue cau'
.7. t,1.1-. . D sent les mar*
des agitations d esprit et de corps, non-seulement tiaux, les premiers jours qu’elles les prennent , ce qui est ordinaire à presque toutes les femmes , mais encore tout le reste du temps. Dans ce cas-là , on ne doit pas d’abord faire interrompre l’usage des martiaux , mais le faciliter , en donnant pendant quelque temps une dose de laudanum liquide mêlé dans une eau hystérique.
106. Quand les symptômes ne sont pas violens, Cequ’üf.mt et qu’il paraît qu’on peut se passer de donner le mars ÏSTpas mars intérieurement , c’est-à-dire, lorsque la ma- nécessairè’ ladie est moins considérable , je me contente de
faire saigner une fois du bras , et de purger trois ou quatre fois, comme j’ai dit plus haut ; ensuite de faire prendre matin et soir pendant dix jours les pilules altérantes décrites çi-devant. Cette mé* thode ne manque guère de me réussir quand la maladie est iég sans saignée ni fois de grands
ïoy. Il n’est pas rare de voir des femmes d’un Remèdes hy«, tempérament si singulier , que les remèdes hysté- conviennent0 riques , d’ailleurs si utiles dans la plupart des ras Vous
1 A -, ‘ , . x t A teinptr^meus.
symptômes des vaporeux, leur nuisent beaucoup au lieu de les soulager. Alors il faut s’abstenir absolument de ces sortes de remèdes \ car , comme
ère , et même les pilules seules , purgation , produisent quelqueeffets.
Dissertation
dit le grand Hippocrate , tout ce quon fait est inutile, quand la nature s y oppose (1).
Cette singularité de tempérament , ou idiosyncrasie , mérite beaucoup d’attention , et faute d’y avoir égard , on peut mettre les malades en danger de la vie, non-seulement par les remèdes hystériques , mais encore par plusieurs autres remèdes. Je n’en donnerai ici qu’un seul exemple. Il y a certaines femmes qui , ayant la petitevérole , ne peuvent soutenir l’usage du sirop diacode ; il leur cause des vertiges , des vomissemens , et d’autres symptômes hystériques : ces mêmes femmes néanmoins soutiennent très-bien le laudanum liquide.
C’est ce que j’ai observé depuis peu dans une jeune fille de qualité. Lui ayant donné le sirop diacode le sixième et le septième jour de sa petitevérole , elle fut attaquée chaque fois des symptômes dont je viens de parler , et les pustules ne grossissaient point. Mais comme je lui donnai ensuite le laudanum liquide , elle n’eut plus de pareils symptômes , le visage s’enfla , les pustules grossirent, et , ce qui était d’un aussi bon augure, les inquiétudes et les agitations de corps et d’esprit , ordinaires dans là petite vérole , cessèrent entièrement. La malade était plus forte , et plus tranquille toutes les fois qu’elle avait pris le narcotique. Mais cela soit dit en passant.
Voilà la méthode par laquelle on vient ordinairement à bout de guérir les vapeurs hystériques , comme aussi la plupart des obstructions des femmes , et s^r-tout les pâles couleurs , et toutes sortes de suppressions de règles.
(i) yap <xv-tTtpx7TQvv*i<; , y-îvsâ 7r àvra.
SUR i/AFFECTIOINr HYSTERIQUE* 1^3
108. Néanmoins si îe sang est tellement appau- Si le mars vri , et les esprits par conséquent dans un tel fte fa^wè désordre , que le mars employé de la manière les eau* ferruque j’ai ordonné , ne soit pas capable de guérir smeuies* la maladie , alors il faudra aller prendre sur les lieux quelques eaux minérales ferrugineuses , comme celles des Tunbrige, ou d’autres semblables. La grande quantité que l’on en boit , et leur convenance avec la nature , fait que leur vertu martiale se communique mieux à la masse du sang , et qu'elles guérissent les maladies plus efficacement que ne peuvent faire toutes les préparations du mars les plus vantées par la chimie.
loq. Si en buvant les eaux il survient quelque. Precaution symptôme hystérique , on doit alors les inter- ies buvant, rompre un jour ou deux , jusqu’à ce que ce symptôme ait entièrement cessé , parce qu’autrement il empêcherait les eaux de passer ; car quoiqu’elles agitent moins le sang et les esprits que ne font les plus doux purgatifs des boutiques, elles ne laissent pas de les agiter un peu, en ce qu’elles sont diurétiques , et souvent même purgatives. S’il est donc vrai que le trouble qu’elles causent dans les humeurs et les esprits , empêchent qu’elles ne passent aisément , n’est-ce pas une absurdité d’ordonner la purgation une fois ou deux la semaine pendant leur usage ; ou , ce qui est encore plus ridicule , de mêler les purgatifs avec les eaux , car il arrive de là que ces eaux , de meme que toutes les autres eaux minérales , au lieu d’opérer plus promptement , opèrent au contraire plus lentement et plus difficilement.
ito. Je crois devoir dire ici que, nonobstant Explication Topinion de quelques Auteurs qui pensent que dm . ^u^aturé ces eaux contiennent une solution des principes
Dissertation
du fer , je suis persuadé que ce sont de simples eaux imprégnées de la vertu de la mine par où elles passent. On peut s’en convaincre en mettant infuser dans une certaine quantité d’eau suffisante quantité de clous rouillés. Si l’on prend ensuite de cette eau , et qu’on mêle de la noix de galle en poudre, ou des feuilles de thé, ou quelque chose semblable , on verra qu’elle aura la même couleur que prennent les eaux minérales quand on y mêle les mêmes choses (i): d’ailleurs
(i) C’est une chose certaine , dit Hoffmann , et confirmée par un grand nombre d’expériences chimiques , que les métaux ne peuvent entrer dans la composition des eaux sans être auparavant dissous , ou réduits en sel , ou en vitriol.
De tous les métaux il n’eu est point qui se dissolve si aisément dans toutes sortes d’acides que le fer. Ainsi l’eau pure , à raison du principe cthéré et du sel universel qu’elle contient , saisit d’abord ce métal et le dissout. Si doue on éteint dans l’eau commune un fer rouge , il lui communique des particules ferrugineuses , comme ou voit par la vertu astrin* gente et par le goût rude et styptique de l’eau ainsi échauffée. Et comme on observe que l’humidité de l’air , la pluie , etc. ronge le fer , le rouille , et s’en imprégné , de même il n’est pas douteux que les sources qui passent par des mines de fer , ou par des terres rouges et argilleuses n’enlèvent en passant des particules ferrugineuses , et n’en soient imprégnées. C’est pour cela qu’on les nomme eaux chalybées , ou ferrugineuses.
Les signes par lesquels on reconnaît ces sortes d’eaux , sont un goût astringent et styptique qu’elles impriment plus ou moius sur la langue , et l’ocre jaune dont les conduits par où elles passent sont tapissés , de même que les bassins et réservoirs qui les contiennent , et aussi les environs des sources. Si ou ramasse cet ocre , qu’on le lave , qu’on le sèche , et qu’on l’expose à un feu violent , il donne des marques certaines de fer , nonseulement parce qu’il est enlevé par l’aimant , mais encore parce qu’il se sublime avec le sel ammoniac , et fournit des fleurs qui donnent la plus belle et la plus parfaite teinture de Mars.
Les autres signes des eaux ferrugineuses sout la couleur purpurine, ou la couleur d’encre qu’elles produisent quand on y mêle de la poudre de noix de galle , et la couleur jaune dont elles teignent un linge ou uu œuf qu’on y trempe. Tous ces signes prouveut manifestement qu’elles contiennent réellement du fer, mais un fer qui , étant joint à un esprit sulfureux, ne resvemble au vitriol commun que par le goût et la couleur qu’il donne sans approcher d’ailleurs de la nature du vitriol. JSouv. esçp. sur les eaux min.
Qu’on puisse imiter par l’art les eaux minérales , c’est un fait trop bien établi pour être coatee, l\ est bou néanmoins d’observer que notre Au-
SUR l’afffxtioîj- hystérique. 175
e^s eaux artificielles étant bues en été, et dans un air sain , produiront les mêmes effets que les eaux minérales naturelles.
in. Du reste , si la maladie est si opiniâtre qu’elle ne cède pas aux eaux ferrugineuses , il faudra aller prendre les eaux chaudes sulfureuses ; par exemple celles de Bath. Le malade les boira d abord pendant trois jours de suite, le matin ; le quatrième jour il s’y baignera ; le jour d’après il recommencera à les boire , de même que la première fois, et continuera ainsi alternativement pendant deux mois entiers : car il ne suffit pas de les prendre jusqu’à ce qu’on soit soulagé , mais il est nécessaire d’en continuer l’usage jusqu’à ce qu’on soit entièrement guéri , et qu’on n’ait plus à craindre aucun retour des symptômes : et ce que je dis ici des eaux de Bath, doit s’entendre pareillement de toutes les autres eaux minérales, de quelque nature quelles soient (1).
tear avance trop légèrement , qu’une infusion de rouille de fer dans l’eati commune, se teint de la même manière que les eaux ferrugineuses, en y ajoutant de la noix de galle en poudre , ou quelque chose de semblable. On se convaincra du contraire si on veut faire l’expérience avec le soin et l’exactitude nécessaires.
Les eaux minérales artificielles ne donnent pas une couleur si foncée que les naturelles , et diffèrent encore considérablement par d’autres qualités connues , comme la légèreté , la pureté , la subtilité , la volatilité y ete. t d’où il s’ensuit que leur boisson ne saurait produire les mêmes effets que celle des eaux naturelles. Aussi n’est-il pas vraisemblable que l’art puisse préparer sur-le-champ un remède de cette espèce qui soit aussi excellent et aussi subtil que celui que prépare la nature , laquelle emploie peutêtre beaucoup de temps pour le porter au point de perfection où elfe nous le présente.
Quant à la meilleure manière d’imiter les eaux minérales naturelles, on peut consulter l’ouvrage d’Hoffmann que nous avons cité en dernier lieu , et les leçons chimiques du Docteur Shaw , p. 89 , etc. , où le lecteur trouvera abondamment de quoi se satisfaire en ce point.
(1) Quand il s’agit de boire les eaux minérales, il faut avoir beaucoup d’égard aux circonstances particulières qui doivent diriger dans le choix de celles qui conviennent , et à la manière dont les malades doivent se conduire pendant qu’ds les boivent. Il est impossible d’établir sur cela des
Si les eaux ferrugineuses ne réussissent pas , il faut tenter les sulfureuses.
Dissertation
Thériaque ii2. La thériaque toute seule, prise fréquemda^cettem^ raent» et pendant long-temps, est un grand reîadic, et dans mède dans cette maladie; et non-seulement dans Les. celle-ci, ruais encore dans plusieurs autres qui
viennent d’un défaut de chaleur et de digestion : elle est peut-être le plus puissant remède que l’on ait connu jusqu’à présent, quoique la plupart des gens la méprisent , sous prétexte qu elle est commune, et en usage depuis tant de siècles.
'A T ns dans 1 1 3. Les vins d’Espagne, où l’on a fait infuser
certains tem- de la gentiane , de l’angélique, de l’absinthe, de péramens. ]a petite-centaurée, de l’écorce extérieure d'orange, et d’autres drogues fortifiantes, sont encore d’un très-grand secours, si on en prend trois fois le jour quelques cuillerées , pourvu que la malade ne soit pas d’un tempérament maigre et bilieux. Je me suis même très-bien trouvé d’avoir fait prendre à certaines femmes hystériques un grand verre de vin d’Espagne simple, durant quelques jours , à l’heure du sommeil; cela leur a redonné des forces et de la couleur.
Quinquina 114. Quelquefois aussi le quinquina fortifie £Xarud merveilleusement bien le sang et les esprits. J’ai observé qu’un scrupule de cette écorce , donné
règles générales qui ne soient pas sujettes à quantité d’exceptions. Ainsi le meilleur est de les abandonner au jugement du Médecin qui doit avoir une prudence singulière pour eu faire l’application convenable.
Les eaux ferrugineuses , suivant l’observation d’Hoffmann , sont douces d’une vertu apéritive et fortifiante , eu sorte qu’on les emploie avec fruit , soit intérieurement , soit extérieurement. Étant bues , elles lâclieut le ventre , fortifient le corps et l’estomac, excitent l’appétit, et peuvent par conséquent être employées utilement dans les maladies qui demandent quelque préparation martiale. Etant employées extérieurement en forme de bains , elles sont trèsbonnes pour fortifier et ranimer les membres engourdis et sans mouvement , pour guérir les douleurs , les contractions , et les relàchemens des parties , pour dessécher et cicatriser les vieux ulcères ; dans ce cas-là ou les fait un peu chauffer et elles écftauffeut le corps , ouvrent les pores de la peau, eS provoquent la sueur , sur-tout si le malade se met au lit en sortant dn bain. Nouv. expêr. sur les eaux miner.
sur l’affection hystérique. 177
matin et soir durant quelques semaines , avait rendu la santé et les forces à des hommes hypocondriaques, et à des femmes hystériques, qui avaient long-temps souffert, et qui étaient dans un pitoyable état : mais de toutes les maladies vaporeuses , il n’en est aucune où le quinquina réussisse mieux que dans celles qui sont accompagnées de convulsions , et où l’on voit les femmes faire des efforts terribles et se frapper la poitrine. Il faut avouer néanmoins qu’il ne guérit pas aussi sûrement et aussi souvent ce mal que les fièvres intermittentes (1).
Mais, pour le dire en passant, quoique le quîn- Est méprisé de quina soit si efficace pour la guérison des fièvres liUL r s intermittentes, et d’un usage si universel, il y a néanmoins des gens qui le désapprouvent autant: maintenant, parce qu’il guérit d’une manière si prompte et si sûre, qu’ils le désapprouvaient autrefois, parce qu’il était connu depuis peu. Tel est le sort des plus grands hommes , ainsi que des meilleurs remèdes : mais la joie ou la tristesse que nous ressentons du bonheur public , est comme une pierre de touche par laquelle nous pouvons nous connaître nous-mêmes, et juger si nous sommes gens de bien ou médians.
11 5. Si les remèdes que nous avons proposés A.T3ïli/3 ds
• • • , t. 1 . la diète lactée
jusqu ici ne conviennent pas, comme il arrive dans ccrtaius souvent dans les personnes maigres , et d’un tempéra meus, tempérament bilieux , alors on pourra recourir à la diète lactée. Une chose qui paraîtra d’abord surprenante, c’est que des femmes qui avaient
(1) On ne saurait assez recommander le quinquina dans cétte maladie , et dans la plupart de celles où le sang est appauvri , les forces épuisées, et le ton des solides considérablement affaibli. Pour le rendre plus efficace sa ce cas-là , ou peut le joindre avec les remèdes hystériques et martiaux.