‹ Médecine pratique (volume 2)Chapitre 89 sur 156 · DE LE S QU IN AN CIE · texte numérisé non relu

DE LE S QU IN AN CIE

1. JL’ 'esquinancie arrive le plus souvent entre le printemps et l’été. La douleur et l’inflammation du gosier succèdent à la fièvre ; de sorte que la luette , les amygdales et le larynx étant tuméfiés, le malade ne peut ni avaler ni respirer.

2. Le premier remède doit être une saignée du bras très-copieuse ; ensuite il faut toucher les parties enflammées avec le miel rosat et Fesprjt de vitriol, ou de soufre , mêlés ensemble jusqu’à une grande acidité. On se servira ensuite du gargarisme suivant , non pas à la manière ordinaire en

l’agitant dans la bouche , mais en l’y tenant simplement jusqu’à ce qu’il s’échauffe : pour lors ou le rejettera , et on réitérera souvent la meme chose.

Prenez eau de plantain , de roses rouges et de frai de grenouilles , de chacune quatre onces ; trois blancs dû œufs battus ; sucre candi , trois onces . Mêlez tout cela pour un gargarisme .

Le malade usera en même-temps de l’émulsion rafraîchissante décrite dans l’article de la pleurésie.

3. Le lendemain matin , si la fièvre et la difficulté de respirer ne sont pas diminuées, on réitérera la saignée , remettant la purgation au jour suivant ; sinon il faut donner au malade un doux purgatif.

L\. Lorsque la maladie persévère , ce qui est assez rare , il faut encore réitérer la saignée et la purgation , et appliquer sur la nuque un ample vésicatoire après 'la première saignée.

5. On donnera tous les matins , hors les jours de la purgation , un lavement émollient et rafraîchissant. Le malade observera une diète exacte , et il sortira chaque jour du lit pendant quelques heures.

6. Dans toutes ces fièvres que j’appelle intermittentes ou accidentelles , de même que dans la fièvre stationnaire , il laut observer avec soin que le malade soit hors du lit une grande partie du jour ; qu’il vive de décoctions d’orge, d’avoine , et d’autres choses semblables, et qu’il use pour sa boisson ordinaire de petite- bière houblonnée f ou d’eau laiteuse.

Méthode complete

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