Ces taches qui p’ont d’abord attaqué que le
POUR GUÉRIR LUS MALADIES. 3 g A
visage , s'étendent ensuite sur la poitrine , sur le ventre , sur les cuisses , sur les jambes , et sur tout le corps. Elles sont larges et rouges, et presque point élevées au-dessus de la superficie de la peau. L’éruption des pustules ne diminue pas autant la violence des symptômes que dans la petitevéroie. A la vérité, il n’y a plus alors de vomissemens ; mais la toux, la fièvre et la difficulté de respirer augmentent ; le larmoiement , l’envie de dormir, et le dégoût continuent.
4- Vers le sixième jour , la peau du visage devient rude , à mesure que les pustules s’évanouissent et que l’épiderme se déchire. Les taches du reste du corps sont très-grandes et d’un rouge très-vif. Vers le huitième jour il n’y a plus de pustules sur le visage , et très-peu ailleurs. Le neuvième jour il n’en reste plus nulle part , mais elles laissent sur le visage, sur les extrémités, et quelquefois sur tout le corps , des écailles farineuses : pour lors la fièvre augmente , comme aussi la toux et la difficulté de respirer. Dans les adultes , quand on emploie un régime échauffant, les taches deviennent d’abord livides , et ensuite noirâtres.
Prenez une livre et demie de décoction pectorale ; sirop violât et sirop de capillaire , de chacun un once et demie . Mêlez cela ensemble pour un apozême , dont le malade prendra trois ou quatre onces , trois ou quatre fois dans la journée .
Prenez huile d amandes douces , deux onces ; sirop violât et sirop de capillaire, de chacun une once , encre candi , ce quil en faut pour un looch T que le malade sucera souvent , sur-tout quand il sera pressé de la toux.
Prenez eau de cerises noires , trois onces ; sirop diacode , une once. Mêlez- le s pour une potion ,
Méthode complète
que le malade prendra tous les soirs depuis le commencement de la maladie jusqu à la fin , augmentant ou diminuant la dose à proportion de
si
age ,
5* Le malade se tiendra au lit deux jours après que l'éruption aura commencé.
6. Les boutons étant dissipés, si la fièvre, la difficulté de respirer , et les autres symptômes qui imitent la péripneumonie, surviennent, il faut saigner copieusement du bras, jusqu’à deux et trois fois , suivant le besoin , en laissant entre les saignées des intervalles raisonnables. Il faut aussi continuer la décoction pectorale décrite ci-dessus, de meme que le looch, ou l’huile d’amandes douces seule. Vers le douzième jour il faut donner au malade une légère purgation.
7. La diarrhée qui suit la rougeole se guérit par la saignée.
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