Tome
/oa Méthode complète
t8. Si la. petite-vérole est confluente , on aug" mentera au dixième jour la dose du sirop diacode, dont on donnera une once le matin et une once et demie le soir, jusqu’à ce que le malade soit hors de danger.
in Si le sirop diaeode ne convient pas , on peut y substituer le laudanum liquide , par exemple , dix-huit gouttes pour une once de sirop , et vingt-cinq gouttes pour une once et demie. Que si le narcotique donné deux fois par jour ne peut calmer lorgasme, comme il arrive souvent sur la fin des petites-véroles confluentes, il faut alors le donner de huit en huit heures,
ou plus souvent s il est besoin.
20. Mais si les petites-véroles sont discretes , il suffira de donner le calmant seulement tous les soirs après l’entière éruption des pustules , et même pour lors en moindre dose.
21. Or, de quelque genre que soient les petitesvéroles , et en quelque temps que ce soit de a maladie , si la frénésie survient , il faut tout mettre en œuvre pour réprimer le mouvement déréglé des humeurs; de manière que si la dose précédente de narcotique ne produit pas iciiet qu’on en attend , il faut la réitérer jusqu a ce que le mouvement des humeurs soit appaisé , en mettant assez d’intervalle entre les doses^pour qu ou puisse s’apercevoir si la dernière dose a produit son effet, avant que d’en donner une autre.
22. S’il survient une suppression totale d urine, il faut que le malade sorte du lit, et fasse quelques tours daus sa chambre.
s3. Si la salive daus un corps échauffé est tellement visqueuse que le malade ne puisse ia ie" jeter, il faut, avec une petite seringue, faire souvent dans son gosier une petite injection ,
qui soit composée de petite-bière, ou d’eau d’orge avec le miel rosat; ou bien l’on se servira du gargansme suivant. &
Prenez écorce dorme , six drachmes-, racine de reghsse, demi-once raisins secs sans pépins, une vingtaine -, roses rouges , deux pincées. Faites bouillir le tout dans suffisante quantité d eau , oui sera réduite a une livre et demie. Passez la liqueur
et dissolvez-y oxymel simple , et miel rosat , de chacun deux onces .
24. S il est besoin de vésicatoires, on en ap® phquera un assez grand et assez fort sur la nuque , le soir qui précède une grande crise et aussitôt après que le malade aura pris le narcotique. On peut aussi appliquer de l’ail à la plante des pieds depuis le huitième jour de la
maladie jusqu à la fin et le renouveler chaque j o ur.
a5. Si un enfant n ayant plus à craindre les symptômes qui accompagnent la sortie des dents est attaqué tout à coup de spasmes, il faut considérer que ces spasmes sont peut-être un eiiort de la nature , qui pousse au-dehors la petit-vérole , ou la rougeole, ou la fièvre rou^e* Ainsi on appliquera sur la nuque un vésicatoire; le malade se mettra incessamment au lit, et on lui donnera un cordial où l’on mêlera un peu de narcotique ; par exemple , pour un enfant de trois ans, cinq gouttes de laudanum liquide dans une cuillerée d’au épidémique.
26. Lorsque le onzième jour, ou quelques jours apres , la fièvre secondaire accompagnée d’agitations , d inquiétudes et d’autres pareils symptômes ^devient si violente que les narcotiques réitérés ne peuvent la calmer , et que le malade est en grand danger , il faut faire incessamment