‹ Médecine pratiqueChapitre 1 sur 115 · AU LECTEUR · texte numérisé non relu

AU LECTEUR

C^uELQTj’uTiLES qae soient les Ouvrages que rillustre Sydenham nous a laissés sur la Médecine^ il faut toujours se souvenir de deux choses, pour éviter l’abus qu’on en pourrait faire. La première 5 c’est que l’Auteur était Anglais, et qu’il a exercé- là Médecine en Angleterre ; et que par conséquent la méthode qu’il suit dans le traitement des Maladies , ne saurait convenir en tout pour les Français , dont le climat, les alimens , la manière de vivre, et les maladies ne sont pas, du moins entièrement, les mêmes qu’en An- ' gleterre. La seconde chose , c’est que les remèdes que l’Auteur recommande, ne doivent pas être employés au hasard , ou par le premier venu , mais seulement par l’ordre ou le conseil d’un Médecin sage , auquel il appartient de décider sur cette matière, selon l’exigence des cas. Il est aisé de voir que, sans

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une telle précaution , les meilleurs remèdes , faute d’être appliqués à propos, pourraient devenir nuisibles, et .même quelquefois pernicieux, et qu’il vaudrait beaucoup mieux n’en point prendre du tout ; c’est à quoi on prie le Lecteur de bien faire attention.

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