‹ Médecine pratiqueChapitre 12 sur 115 · Or , la nature exécute tout Cela tantôt plus · texte numérisé non relu

Or , la nature exécute tout Cela tantôt plus

(1) Constat , ceternâ posilumque loge est , constet ut genitiim nihil. Boece , page 70.

(2) Le corps est une macliiae animée , formée de telle sorte , que plusieurs des maladies quilui su l’vienueiit se guérissent d’elles-mêmes, et le rétablissent dans son état naturel; au lieu que d’autres se perpétuent et s’augmentent d’ellesinémes , et enfin causent sa destruction. De là il s’ensuit évidemment que les Médecins doivent découvrir par l’observation lés différentes voies qui mènent à ces fins contraires , dans les différentes maladies du corps, afin d’aider les premières, et de s’opposer aux secondes. Ainsi, par exemple , une matière âcre dans l’estomac et les intestins occasionne un vomissement et un cours de ventre , qui suffisent quelquefois pour guérir la maladie , en évacuant ce c]uî est nuisible; quelquefois ne suffisent pas ; et d’autres fois sont si violeus , qu’ils jettent dans l’épuisement , et causent la mort. Suivant cela , le Médecin doit donner en certains cas des émétiques ou des purgatifs ; et en d’autres des narcotiques , selon que l’expérience et le raisonnement fondé surl’expéricuce, le di!l^ci’o^t.

CuAi’. I.

Eclaircisse¬

ment.

E’où vieil- y neiit les maladies aiguës.

Des Maladies aigues.

promptement , tantôt plus lentement, suivant EcxioN . clifférente méthode qu’elle met en usage pour

se débarrasser de la cause morbifique. Lorsqu’elle a besoin du secours de la fièvre pour séparer du sang les particules qui l’infectent, et pour les évacuer par les sueurs, le cours de ventre, les éruptions, ou par d’autres voies ; comme tout cela s’opère dans la masse du sang , et par un monvementconsidérable des parties, les pores étant d’ailleurs ouverts et les fibres relâchées , il arrive nécessairement de là , que la nature sauve bientôt le malade , si elle produit une évacuation critique de la matière morbifique , ou qu’elle le tue bientôt, si elle ne peut produire une telle évacuation ; et de plus, que tous les efforts qu’elle fait sont accompagnés de symptômes violens et dangereux. Telles sont les maladies que nous appelons aigues sd. voir ^ celles qubarrivent à leur état rapidement et avec danger.

Il n’est pas moins vrai, dans un certain sens, qu’on peut mettre au nombre des maladies aiguës celles qui , quoiqu’à l’égard des paroxysmes pris tous ensemble , vont plus lentement , Délaissent pas , à l’égard de chaque paroxysme particulier, d’arriver promptement à leur terme critique. Et telles sont toutes les fièvres intermittentes.

D’où vien- 5. Mais cpiand la matière morbifique est de utiles à ne pouvoir exciter la fièvre pour opérer que*. la dépuration universelle du sang, ou lorsque cette matière est fixée sur une partie entièrement incapable de s’en délivrer , soit à raison de sa structure propre, comme lorsque la matière morbifique est engagée dans les nerfs des paralytiques , et lorsqu’il y a du pus épanché dans la cavité de la poitrine; soit par le défaut de chaleur naturelle et d’esprits animaux , comme lorsque la pituite

Des Maladies aigues.

se jette sur des poumons affaiblis par la vieillesse ou la toux; soit enfin à cause d’un abord continuel de nouvelle matière qui corrompt le sang, lequel faisant effort pour l’expulser , surcharge et accable cette partie (i) : dans tous ces cas, la matière morbifique ne parvient point du tout à la coction , ou n’y parvient que fort tard.

Les maladies qui naissent de cette matière incapable de coction , sont appelées chroniques.

Voilà donc deux principes contraires, dont l’un produit les maladies aiguës, et l’autre les Maladies chroniques.

6. Quant aux maladies aiguës , desquelles j’ai Causes des dessein de traiter présentement, les unes vieil-

lient d’une altération secrète et inexplicable de qucs. l’air , qui alors infecte le corps humain , et elles ne dépendent nullement d’une qualité particulière du sang et des humeurs , sinon en tant que la contagion de l’air a imprimé cette qualité au sang et aux humeurs. Ces sortes de maladies ne régnent que durant une telle constitution de l’air , et ne se font point sentir dans un autre temps.

On les a nommées épidémiques.

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