‹ Médecine pratiqueChapitre 47 sur 115 · Tome · texte numérisé non relu

Tome

Petites-véroles régulières

^ sont bien différentes de ce qui arrive dans I’erysU

Section lu. 'i i i i

peie et dans la rougeole.

Dans le progrès de la maladie , les pustules ne sélèvent pas d’une manière sensible comme dans les petites-véroles discrètes qui occupent principalement le visage; mais étant pressées les unes contrôles autres, elles ressemblent d’abord à une vésicule rouge qui couvre tout le visage, et elles le tuméfient encore plutôt que ne fait la petite-vérole discrète ; ensuite elles sont comme une péllicule blanche , étendue sur la surface de la peau , et peu élévée au-dessus.

Temps oà lo.^Après le huitième jour, la pellicule blanche

elles corn men- i i

cent à se des- devient de jour en jour plus rude , et prend une

sécher. couleur plus brune, mais non pas jaune comme dans les petites-véroles discrètes ; enfin elle tombe par grandes écailles; ce qui n’arrive en certains endroits du visage, qu’après le vingtième jour, lorsque la maladie a été violente. Plus la petitevérole est confluente, plus aussi les pustules deviennent brunes en mûrissant , et plus lentement elles s’en vont : au contraire , moins la petite-vérole est confluente, plus aussi les pustules jaunissent , et plus vite elles disparaissent.

Cette pellicule ou gale étant tombée , ne laisse aucune inégalité sur le visage ; mais elle est bientôt suivie d’écailles farineuses très'corrosives, qui nonseulement creusent beaucoup plus que la petitevérole discrète, mais défigurent encore le visage par de vilaines cicatrices. Quelquefois meme , lorsque la maladie a été fort violente, l’épiderme des épaules et du dos s’en va , et laisse ainsi ces parties à découvert.

Par où ou 1 1. On juge de la grandeur de la maladie par la

jutie du dan- • /- i ^ i

ger de cette quautitc dcs pustulcs du visagc , et non par la

Miaiadie. quantité de celles qui occupent le reste du corps.

DES Ais’NiiE^ 1667 , î668 , etc. i/i9

Si le visage en est entièrement couvert , quoiqu’elles soient en très-petit nombre et discrètes dans les autres parties , le danger est aussi grand que si tout le corps en était couvert comme le visage ([). Au contraire, le danger est beaucoup moindre s’il y en a peu sur le visage , quelque quantité qu’il y en ait sur le tronc et sur lesextré^ mités. Ce que nous disons du nombre des pustules, peut se dire pareillement du caractère de la maladie. On voit clairement à l’inspection du visage si elle est maligne ou bénigne.

12. J’ai toujours observé dans les petites- véroles postules plus confluentes, que les pustules des mains et des pieds pfedT^t^aiis étaient plus grosses que celles du reste du corps,

et qu’en général les pustules devenaient toujours plus petites depuis le bout des extrémités jusqu’au tronc. Voilà ce que j’avais à dire sur les pustules.

1 3. Mais il y a dans les petites-véroles confluentes Saih ation et deux autres symptômes non moins importans que maUdrc! les pustules , ou l’enfl ure , ou aucun autre des symptômes dont nous avons parlé ci-devant ; je

veux dire la salivation dans les adultes*, et la diarrhée dans les enfans. La salivation est si ordinaire aux adultes, que de tous ceux que j’ai vus attaqués de petites-véroles confluentes, je n’en ai trouvé qu’un seul qui ne Fait pas eue. Mais la diarrhée n’est pas si ordinaire aux enfans dans cette maladie. De savoir si la nature produit à dessein de telles évacuations, parce que dans lespetites-veroles confluentes les pustules étant petites et peu élevées, la matière morbiflque ne saurait être entièrement expulsée , comme dans les petites-véroles

(i) Boerhaave observe que le danger est toujours proportionné à la quantité des pustules qui occupent la tète ; et il conseille de baigner les pieds avant l’éruption , afin d’attirer un plus grand noiubie de pastuicsi aux extrémités, Frax> i^oL 5 , p.

1 oo Petites- VÉROLES régulières,

cliscrètes où les pustules sont grosses et plus éle-

Section III. , 5. ^ \ ^

vees ; c est ce que je ne decide point , d autant que j’écris simplement une histoire , et que je ne résous pas des problèmes. Ce que je sais certainement, c’est que les deux symptômes dont il s’agit accompagnent le plus souvent les petites-véroles confluentes; et qu’outre cela, l’évacuation qu’ils causent est d’une aussi grande nécessité que les pustules , ou l’enflure du visage et des mains.

'"Temps où i4.LasalivationvientquelquefoisdèsquerérnpfinTursaiivl- tion commence, et quelquefois un jour ou deux après. On rend d’abord une matière claire qui, durant quelque temps , sort avec facilité et une grande abondance. Cette salivation ne diffère pas beaucoup de celle que produit le mercure , excepté qu’elle n’a pas une si mauvaise odeur. Vers le onzième jour, la salive s’étant épaissie , le malade crache avec beaucoup de peine, il est altéré, il tousse de temps en temps en buvant, et la boisson revient par le nez. La salivation cesse le plus souvent dès ce jour-là. Quelquefois aussi , après avoir cessé entièrement pendant un jour ou deux, elle recommence ensuite; mais cela est rare. Le même jour , c’est-à-dire le onzième, le gonflement du visage diminue en même temps que la salivation; au lieu de quoi les mains se tuméfient , ou doivent se tuméfier.

Temps où i5. La diarrhée ne survient pas sitôt aux enfans

Commence la 1 1 • . • 11^' I

Aiarrbée. 1^ salivation aux adultes: mais en quelque

temps qu’elle survienne , elle dure pendant toute la maladie, à moins qu’on ne l’arrête par des remèdes.

Tcmpsoùia 1 6. Dans les petitcs-vérolcs discrètcs et daiis les jioiçuu. continentes, la tievre est violente depuis le commencement de la maladie jusqu’à l’éruption ; ensuite elle est moindx’e jusqu’au temps de lasup-

Chap. IL

Eukièine

our est le us dange-

DEs Am^Es 1667 , 1668 , etc. i5ï

puration et de la maturation des pustules ; après quoi elle cesse entièrement.

17. J’ai toujours observé que quand la maladie était violente , il y avait une espèce de redoublement le soir , et que les symptômes étaient aussi plus terribles en ce tempsdà.

18. Voilà une histoire exacte des petites- véroles régulières avec leurs phénomènes véritables et naturels. Je vais parler maintenant des symptômes étrangers ou irréguliers qui leur arrivent lorsqu’elles ne sont pas traitées comme il faut.

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