‹ Médecine pratiqueChapitre 50 sur 115 · Quoiqu’il en soit, la salive qui -jusqu’au le · texte numérisé non relu

Quoiqu’il en soit, la salive qui -jusqu’au le

onzième jour était claire, et coulait facilement, devient épaisse et visqueuse, et menace de fuffoquer le malade. La boisson qu’il prend tombé aisément dans le poumon , ce qui fait qu’elle est rejetée par le nez avec une violente toux , la voix est rauque , il survient un assoupissement profond,enfin le malade succombe à tant de maux, et il meurt le jour que nous avons dit.

^3. Il y a encore d’autres symptômes qui arrivent dans tous les temps de la maladie, tant dans les petites-véroles discrètes que dans les confluentes.

La frénésie , par exemple , survient quelquefois à cause de la trop grande effervescence du sang. Alors le malade devenu furieux , et ne pouvant souffrir la chaleur, résiste avec une force terrible aux efforts de ceux qui veulent l’arfèter et le retenir au lit.

Frénésie»

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Sr.cTiom III.

AuVct'on comateuse.

Taches de pourpre.

jy/ioe sauglaote.

D’autres fois la meme cause produit un effet tout contraire, savoir , une affection comateuse; en sorte que le malade ne s’éveille presque jamais qu’à force d’etre poussé continuellement.

24. Quelquefois aussi dans cette maladie , de même que dans la peste , l’inflammation ayant causé une dissolution du sang, il paraît entre les pustules des taches de pourpre , qui sont presque toujours des présages de mort. Cela arrive principalement lorsque la maladie est épidémique, et que la constitution de l’air la favorise particulièrement. On voit quelquefois en différons endroits, sur le sommet des pustules, de petites taches noires de la grandeur tout au plus d’une tête d’épingle, avec un enfoncement au milieu. Comme ces taches viennent de trop de chaleur , elles prennent ensuite une couleur brune quand on emploie un régime plus tempéré, et enfin une couleur jaunâtie, telle que doivent l’avoir naturellement les pustules des petites-véroles régulières etlégitimes; et une preuve qu’elles doiventavoir cette couleur, c’est que plus elles en approchent , quant elles sont parvenues à maturité, plus aussi tousles symptômes sont modérés; et au contraire,

20. Dans les jeunes gens qui ont cette maladie, principalement s’ils ont fait des excès de vin , ou de quelque autre liqueur spii itueuse , le sang est quelquelois si échauffé et si agité, qu’il force les artères, et s’ouvre un chemin dans la vessie, en sorte ‘que le malade urine du sang(i); ce qui est

(i) Oa a quelquefois pris la rougeur de rurine pour une urine sanglante ; ainsi il est bon d’observer que si cette couleur vient d’un mélange de sang , ce sang, après que l’urine aura reposé , se coagulera et tombera au fond du vaisseau , et la partie supérieure de l’urine restera claire.

Ce dangereux symptôme semble pioveuir de l’âcieté des liqnenrs et de ^ dissolution du sang , le mélangt et la cobésioa de ses parties étant dé-

DES ANNÉES 1667, 1668, etc. I 55

presque le plus redoutable et le plus funeste symp-

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