‹ Médecine pratiqueChapitre 62 sur 115 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

Constitution épidémique dune partie de Tannée ,

1669 , et des années entières 1670 , 1671 , 1672 ^ à Londres,

I I. Au commencement du mois d’Août 1669 » il Maladies qui parut un choléra morhus - àes tranchées du ventre punirent au

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norriDies , sans aucune dejection, et meme une djssenterie. Cette maladie avait été rare depuis dix ans. Le choléra morbus , que je n’avais jamais vu auparavant si épidémique , ne laissa pas cette année-là , comme dans toutes les autres , de se renfermer dans le mois d’Aoiit, et alla à peine jusqu’aux premières semaines de Septembre. Les tranchées sans déjections durèrent jusqu’à la fia de l’automne , accompagnèrent les dyssenteries , j et furent encore plus communes. Mais à l’entrée de l’hiver , elles disparurent entièrement , et il n’y en eut plus les années suivantes que dura cette constitution, pendant laquelle les dyssenteries ne laissèrent pas néanmoins d’etre fort épidémiques : ce qui venait , à mon avis , de ce que cette constitution n’était pas encore assez favorable à la dysseoterie pour produire tous les symptômes de cette maladie dans chacun de ceux qui en étaient attaqués. En effet l’automne d’ensuite , les tranchées ayant recommencé, la dyssenœriese fit sentir aveç tous ses symptômes pathognomoniques.

iqS Constitution iépidémique

2. Parmi les tranchées sans déjection et la dysrÿyTdyssL senterie épidémique, il survint une nouvelle téri(iue. sorte de fievre qui accompagnait ces deux maladies, et qui attaquait non-seulement ceux qui les avaient déjà, mais aussi ceux qui ne les avaient pas encore eues jusqu’alors, et qui .seulement avaient ressenti quelquefois , et encore rarement, des tranchées très-légères , le ventre étant tantôt lâche et tantôt resserré. Comme cette fièvre ressemblait à celle qui accompagnait souvent les deux maladies dont nous venons de parler , il faut la distinguer des autres fièvres sous le nom de fïè^^^re dy s s entérique', car , comme nous le montrerons bientôt, elle était du caractère de la dyssenterie, et elle n’en différait, qu’en ce qu’elle n’avait ni les déjections , qui étaient continuelles dans la dyssenterie , ni les autres suites nécessaires de cette évacuation.

Aux approches de l’hiver, la dyssenterie disparut pour un temps ; mais la fièvre dyssentérique devint plus violente. Il y eut meme en quelques en^ droits des petites-véroles , mais qui étaient trèsdouces et très-bénignes.

îlougeoles au 3. Dès le commencement de l’année suivante , JauTer c’est-à-dirc au mois de Janvier, on vit des rougeoles qui s’étendirent de jour en jour, et dont presque aucune famille, ou du moins aucun enfant ne fut exempt. Elles augmentèrent peu à peu jusqu à l’équinoxe du printemps ; mais depuis ce tempslà elles diminuèrent par degrés , de la meme manière qu’elles avaient augmenté; et ayant disparu au mois de Juillet, elles ne se montrèrent plus durant toutes les années que cette constitution fut dominante; seulement fannée d après , dans la même saison qu elles avaient commencé sous la

DES ANN]ÉES 1669, 167O , 7I , *99

constitution précédente, on en vit quelques-unes j

par-ci pardà.

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