CHAPITRE VL
P elites- Véroles irrégulières des années 1670 ,
I. Ijes rougeoles dont nous venons de parler amenèrent des petites- véroles d’une espèce différente de celles qui avaient régné sous la constitution précédente. Ces petites véroles commencèrent presqu’en meme temps que les rougeoles, savoir, lespremiers jours de Janvier 1670, Et quoiqu’elles ne fussent pas si épidémiques, elles ne laissèrent pas de les accompagner tout le temps qu’elles subsistèrent; elles durèrent meme après la cessation des rougeoles pendant le reste de cette constitution. Mais en automne elles furent moins violentes que les dyssenteries qui régnaient en cette saison, laquelle leur est très-favorable; et en hiver les dyssenteries ayant cessé, les petites-véroles dont nous parlons recommencèrent.
Tel est l’ordre qu’elles gardaient chaque année pendant cette constitution , si ce n’est que le dernier automne , c’est-à-dire l’an 1672 , lorsque la constitution tendait à sa fin, et n’était plus si favorable aux dyssenteries , ces petites-véroles régnèrent contre l’ordinaire , et concoururent tellement avec les dysaeuteries , qu’il n’était pas aisé
CES ANKÉES li)"0, 71 , 72.
Chap.YI.
Ses symptô»
mes.
de dire laquelle des deux maladies attaquait plus de monde. Cependant il me parut que les dyssenteries avaient encoîe alors le dessus. Les petitesvéroles , de meme que toutes les autres maladies épidémiques, étaient plus violentes dans le commencement, et devenaient chaque jour plus fréquentes, jusqu’à ce qu’elles fussent dans leur plus grande force. Ensuite de quoi elles diminuaient peu à peu , tant par rapport à la violence des symptômes , que par rapport au nombre des malades.
2. Pour venir maintenant aux symptômes particuliers de ces petites-veroles , je voyais avec étonnement qu’elles en avaient un grand nombre qui ne se trouvaient pas dans les petites- véroles de la constitution précédente que j’avais observées avec soin. Je ne traiterai présentement que ces derniers symptômes, sans rien dire de ceux qui se rencontraient aussi dans les petites-véroles que nous avons décrites au long ci-dessus.
3. Voici donc quels étaient les symptômes qui Symptômes distinguaient les petites-véroles discretes irrégu- roLr hères , d’avec les petites- véroles discrètes de la cons tes. titution précédente. Premièrement, l’éruption se
faisait ordinairement le troisième jour dans celles dont nous parlons; au lieu que dans les autres elle précédait rarement le quatrième jour. Secondement, les pustules ne devenaient pas si grosses que dans l’espèce précédente , mais elles étaient pins enflammées ; et les derniers jours, c’esî-àdire , lorsqu’elles étaient parvenues à maturité , elles noircissaient plus souvent. Troisièmement , la salivation survenait quelquefois à des malades qui avaient meme très'peu de pustules. Tout cela fait voir que les petites-véroles discrètes de cette eonstitutioi;i approchaient davantage de la nau4f^
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Petites-véroles irrégulières
des confluentes , et étaient plus inflammatoires