‹ Médecins amateursChapitre 11 sur 96 · Discours de la Méthode, VIe partie · texte numérisé non relu

Discours de la Méthode, VIe partie

théoriquement tout ce que Vésale et les autres anatomistes ont écrit, pratiquait lui-même la dissection.

Quand Harvey rendit publique sa démonstration de la circulation du sang, le philosophe qui, depuis longtemps, étudiait la structure du cœur, qui avait observé sur une foule d’animaux vivants les battements de cet organe, s’institua le défenseur de la découverte qu’on attaquait de tous côtés, et le champion du novateur tant décrié. Vient-on lui imputer à grief d’être « si curieux d’anatomie », il répond « que c’est un exercice où il s’est souvent occupé depuis onze ans », au point qu’il ne croit pas qu’il y ait un médecin « qui y ait regardé de si près que lui ». Il ne désespérait même pas de pouvoir donner un jour un traité complet de médecine, de mécanique et de morale (1).

Bien que Descartes se soit peu mêlé de médecine proprement dite, il avait la prétention d’être écouté, surtout quand il parlait de physiologie : on a, d’ailleurs, consacré tout un livre à Descartes, considéré comme physiologiste (2). La médecine légale, au dire du docteur Bertrand de Saint-Germain, trouve sa place dans les œuvres de Descartes : l’étude approfondie du physique et du moral de l’homme,

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