‹ MédéeChapitre 11 sur 90 · ACTE I J · texte numérisé non relu

ACTE I J

Et je tremble.

Cependant, avec ceux qui les surveillent, les autres enfants sont sortis par le fond à gauche, par de là le palais, et le gouverneur, après avoir salué les hommes qui s'éloignent, s^avance.

LE GOUVERNEUR

Servante de Médée aux demeures des rois ! Quand elle sent choir d'elle amour, gloires et droits Comme un arbre flétri pleure des feuilles mortes, Vieille, que fais-tu là, seule, devant les portes?

LA NOURRICE

Compagnon des deux fils du déloyal amant. Comme une chienne hurle, au seuil, lugubrement, Quand l'incendie emplit la maison lézardée, J'ai crié vers le ciel les douleurs de Médée !

LE GOUVERNEUR

Hélas ! un nouveau mal aggravera ses maux

LA NOURRICE

Quel nouveau mal ?

LE GOUVETIXEUR

On peut le dire en peu de mots.

Tout à l'heure, passant, au retour de l'arène, Près de la murmurante et limpide Pirène, (Là, des vieillards, assis, parlent, jouant aux dés) J'entendis que selon des desseins accordés Médée, avant ce soir, serait comme une vile Esclave...

LA NOURRICE

Chassée ?

LE GOUVERNEUR

Oui.

LA NOURRICE

Du temple ?

LE GOUVERNEUR

Et de la ville.

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