ACTE I
Et qui lutte de fiel, d'orgueil imprécatoire, Avec elle, et d'horreur, n'aura pas la victoire !
Elle demeure silencieuse comme en l'cpouvanle de sa vision. Toutes les femmes l'ont écoutée en tremblant.
LA SERVANTE
Je fuis celle qui hait les maitres que je sers !
Les servantes rentreut dans le palais
LES JEUNES FEMMES Pendant t^uo les vieil'.cs prennent dans leurs bras les jeunes fliles effraycca
Je plains celle qui lève au ciel des bras déserts !
Puis, venant de la ville, c'est un bruit de pas et de voix; des enfants accourent en jouant, comme au retour de l'ccolc, conduits et surveillés par des hommes. — Les enfants de Médée et de Juson marchent un peu en avant de leur gouvorniui-: celui-ci s'entretient à voi.x basse avec les autres hommes, tandis que ses deux élèves s'approchent de la nourrice.
LA NOURRICE
Mais voici que du stade et des jeux agorées Reviennent les enfants, chères têtes dorées.
Elle les caresse, les embrasse.
Avez-vous bien couru ? Vous donna-t-on le prix ?
l'aîné
Vois!
Montrant sa petite couronne de lauriers d'or
Il joue avec son frère.
LA NOUBRICB
La mère est en pleurs. Mais les jeunes esprits Ne savent pas souffrir.
Elle les embrasse encore.
Comme l'aîné ressemble A Jason ! — L'autre aussi lui ressemble.
Ils vont on jouant vers le temple, elle les saisit, les arrête.