‹ MédéeChapitre 35 sur 90 · ACTE II · texte numérisé non relu

ACTE II

LES JEUNES FEMMES

Ils chnntent ! ils

Viennent d'Athènos!

LES JELXES FILLES

Oh ! d'Athènes !

LES VIEILLES

Quoi ! d'Athènes !

Heureux depuis les temps anciens Les enfants d'Erectheus, guerriers musiciens, Sont nés d'un sol de qui l'Olympe s'émerveille ! Et, quand meurt le carnage en leur splendide ciel,

Ils ont à leurs lèvres de miel L'abeille sagesse, et l'amour abeille !

LES JEUNES FEMMES

Car l'Harmonie aux rythmes d'or Vers Athènes guida les muses Piérides;

Et rilyssos qui n'a de rides Que celles dont l'émut le Laurier, nymphe encor, Souffle une haleine, chant, lumière, rythme et flamme,

Qui fait de toute chose une âme Et met, vers l'avenir de l'erreur dévêtu,

L'aile d'Eros à la vertu!

Cependant, suivi crun cortège de jeunes hommes vêtus d'armes dorées ft do robes aux couleurs éclatantes, le roi Egée, centenaire à la longue barlie blanche, eutre sur une litière somptueuse que précèdent des joueurs de musique, et que soutiennent quatre porteurs.

EGEE

sans descendre de la litière, vers'Médée accoudée à la roche devant le temple

Souveraine du mont d'ombres environné, Je te salue au nom propice d'Athéné.

Despote vénéré de la ville adorable,

Je te salue au nom d'Hécate favorable.

De quel lieu cherches-tu la terre où je te vois ?

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