‹ Médéric et LiséeChapitre 1 sur 18 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

' ' ' Hollcville est une

paroisse du pays de Caax rélèbre dans toutL* la Normandie pour ses moutons, ses pommes d'éclat et les cures merveilleuses de la fontaine Sainte-Glotilde.

Le « carreau » compte une centaine de maisons, brique et colombage, bordant une rue en équerre, coupée par un ruisseau que les carrioles passent à gué.

C'est un bras de la Lézarde, une rivière à truites, qui va j oindre la Seine après avoir

MÉDÊRIG ET LISÉE

fait tourner six moulins et réfléchi dans ses eaux claires des sous-bois, des pans de ciel, le rempart des Cent-Quatre et le clocher d'Harfleur, gothique et blanc.

Les fermes, les pieds dans Teau, rient au soleil. Quelques-unes gravissent les deux collines couronnées de chênes. Les colzas viennent bien sur le plateau. Les cultivateurs sont aisés, et Ton voit encore des bonnets cauchois, échafaudés sur de jolies têtes, au bal de l'Assemblée.

Un jour à venir, le chemin de fer de Montivilliers coupera la route de barrières, et s'ouvrira un chemin rouge entre deux talus.

En attendant, la paroisse est desservie par une diligence, qui traverse tous les pays de Rolle ville au Havre. Chaque soir, à quatre heures, la voiture part de la cour du Brasd'Or, — une vieille auberge tombée avec les diligences de Paris. C'est là que, tous les jours, l'antique guimbarde jaune se cra-

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