‹ Médérine (volume 2)Chapitre 1 sur 30 · Médérine · texte numérisé non relu

Médérine

Je voudrais iiii)i><'loi- des souvenirs qui s'celiappenl, des jours heureux dont rimage commence à s'effacer.

C'était dans ces premières années brillantes de la vie, quand on a encore autour de soi ceux qui vous aimèrent enfant; que nul ne manque à la famille, et qu'aucune place d'ami n'est restée vide. C'était dans ces jours de joyeuse inexpérience où viennent à vous des plaisirs encore inconnus, et où se forment les vives amitiés qu'on croit encore éternelles.

J'habitais un vieil hôtel, détruit depuis cette époque, et où j'avais choisi ma demeure peu

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.ipics mon ni;n-i;n|«\ parce qu'il in'ollVail uni" petit»! ivlraitc paisihic au milieu de {jraiuls souvenirs rlof|U(>uts. J'aime celte absence des hruils extérieurs qui laisse mieux euleiidr»- les voix intérieures de la pensée ! Elles s'éveillaient vives et grandes, dans cet liùlel de Laroclicfou- (•(in// ; il rappelait toutes les grandeurs: celle; di- la puissance, dans les beaux temps de la monarchie ; celle de l'intelligence, dans le grand siècle de la littérature; celle des vertus, dans les jours orageux des révolutions.

Ce vaste hôtel, jadis magninque, qui avait vu tant de splendeurs, ces murs épais et vieillis, ces salles immenses, ces arbres centenaires, qui allaient être remplacés par d'étroites et mesquines habitations , virent encore réunis un moment, à l'époque dont je veux p.u'ler, quelques jeuui'S écrivains rêvant une noble gloire, et espérant aussi un avenir plein de merveilles.

Bien des jours et bien des événements ont jiassé et ont emporté avec eux les plus belles de nos joies ; mais les souvenirs de celle époque, où tous mes rapports avec la littérature consistaient à aimer et à admirer ceux qui s'en occupaient, sont restés brillants et purs.

Au reste, ceux qui venaient aloi-s autour de nous rêver une grande et belle destinée poétique, sous les vieux arbres rpii ombrageaient

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