DE NOTRE SÊIGNEDR JÉSUS-CHRIST
péttt être heureux que s'il marche dans sa voie et . ters sa destination. Le point de départ de ce progrès est la foi en la parole de Dieu proposée par i F%Iise ; son terme est Tunion avec Dieu par Jéy te-Christ et en Jésus-Christ avec tous nos frères, 0t dans cette union commencée ici-has par la grâce et qui sera consommée m ciel dans la gloire, la pldticipation à la perfection et à la félicité de la âÈtore divine. Entre ces deux points extrêmes est 6^ chemin de l'existence actuelle, que Jésus nous i frayé par sa vie sur la terre, et oîi il mar- Ae devant nous, nous engageant par sa parole et im exemple à le suivre, à combattre et à souffrir HVtc lui du berceau à la tombe, de la crèche au Solgotha, pour y mourir avec lui, mais aussi pour ressusciter et remonter au ciel comme lui.
Jésus apparut aux onze apôtres, pendant (plis étaient à table, et il leur reprocha leur incrédulité et la dureté de leur cœur, parce (p'ils n'avaient pas cru à ceux qui l'avaient vu ressuscité. Puis il leur dit : Allez dans tout l'univers, prêchez l'Évangile à toute créature. Celui qui croira et qui sera baptisé sera sauvé;
3Si L'ASGBNSION
ma» œhai qui ne croira point sera eondMsiiié.
Voîd les miracles qui accompagneront ceni qui auront cru : en mon nom ils chasseront les démons; ils parleront de nouvelles langues j ils manieront ks serpents et s'ils boivent quelque breuvage mortel, ^ ne leur fera point cte mal. Ils imposeroot les mains sur les malades et ils seront guéris. Après leur avoir aiiiâ parlé, le Seigneur Jésus s'éleva au cîel où il esrt assis à la droite de Dieu. Pour eux, ils allèrent prêcher en tout lieu , avec la coopération du Seigneur, qui confirmait leur parole par des miracles.
« Par toute créature, dit le pape saint Grégoire dans son homélie vingt-neuvième sur cet évangile, il faut entendre tons les hommes, et non pas les êtres qui n'ont pas de sentiment ni les animaux sans raison. Khomme, en effet, a d« commun! avec les mîméraux l'être^ avec les végétaux la vie^ ave« les animaux là sensation, rixiteUigesice avec les anges. Si donc il a quelque chose de commun avec toutes les créatures, on peut en un certain sens l'appeler la créature universelle, et ainsi l'Évangile prêché à l'homme seul est prêché en sa personne k tous les êtres.
DE NOTRE SBIQirBUR JÉSUS-CHRIST. %%S
«Celui qui croira «tqvÎMrt baptisé sera sauvé! Où) dit le saint docteur, s'il soutient sa foi par ses oeuvres ! Car la vraœ foi est celle qui ne conttrodit point par les actes ce qu'elle affirme par dtt paroles. C'est pourquoi saint Paul dit des fina croyants , qu'ils nient Dieu par leurs actions 4Mrt en le confessant è» bouche, et saint Jean : < G^û qui af&rme connaître Dieu, et qui ne n garde point ses conunandements, ost un mea- «tour. > (1 Jean, U, 4.)
La foi donne le pouvoir de faire des mincies y mais elle peut exister sans cette puissance. Les miracles ont été nécessaires dans les oommencements de TÉglise, pour en affermir les fondements en augmentant la multitude des croyants, comme quand on plante un jeune arbre il b.Qt l'arroser souvent , jusqu'à ce qu'il ait pris racine en terre, et alors l'arrosement devient inutile. D'ailleurs il y a plusieurs sortes de miracles, «t rËglise fait tous les jours spirituellement ce qa'rilé faisait physiquement par les premiers disciple^. Les prêtres chassent encore les écrits malins par les exorcismes, et aussi par l'action de la parole de Dieu sur les âmes, qu'ils empêchent de succomber à la tentation. Les^fidèles, qui abandonnent l'esprit et le langage du monde, pour parler la langue de l'Ëglisé, répandre sa parole et louer Jésus-Christ leur rédwnpteur , ne par-