‹ Médiations sur les épîtres et les évangiles des dimanches et des fêtesChapitre 44 sur 103 · LA FÊTE DU TRÈS-SAINT SACREMENT · texte numérisé non relu

LA FÊTE DU TRÈS-SAINT SACREMENT

mange et boit sa propre condamnatioa, ne faisaût pas le discernement du corps du Seigneur.

Saint Paul répète ici ce qu il a dit en ploisieurs antres endroits de ses Épîtres, qu'il a été instruit directement par Notre-Seigneur, par une révélation toute spéciale, et qu'ensuite seulement il a conféré avec les autres apôtres, et surtout avec Pierre, pour comparer leurs doctrines et constater Tidentité de leur enseignement respectif. C'est donc Jésus-Christ lui-même qui lui a révélé le mystère de Teucbaristie et la manière dont il l'a institué; et, en effet, en confrontant ce qu'il en dit ici avec le texte de saint Matthieu (XXYI, 26), de saint Marc (XXIV, 22),- de saint Luc (XXII, 19), sur le même sujet, on trouve exactement la même doctrine et prescpie les niêm^ termes. En tous le Sauveur, en distribuant à ses disciples le pain qu'il a béni et transsubstanlié, prononce ces paroles si simples^ si claires, si positives, qui doivent exclure le doute et la contestation, hoc est corpus mevm, ceci est mon corps; et cependant l'hérésie les a torturées au point de leur faire dire tout le contraire de ce qu'elles signifient : ceci n'est pas mon corps. Ce qui détruit par une négation toute la vertu du mystère, puisque la transsubstantiation est rejetée, et qu'ainsi la Cène n'a plus rien de surnaturel, mais devient une simple commémoraison

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