‹ Médiations sur les épîtres et les évangiles des dimanches et des fêtesChapitre 45 sur 103 · LA FÊTE · texte numérisé non relu

LA FÊTE

de la mort de Jésus , et un symbole de runion du maître avec ses disciples et de ses disciples entre eux : communion naturelle de souvenir et de sentiment où Dieu n'intervient plus qu'à travers la pensée de Thomme, d'une manière tout humaine, et non par la communication de sa vie , par la manducation de sa chair, nourriture au-dessus de toute substance, et par l'absorption de son sang, breuvage véritable. Or, la preuve que c'est bien le corps et le sang d'un Dieu qui sont reçus par la sainte communion et dans Tadorable eucharistie, c'est ce qu'ajoute l'Apôtre sur la manière de s'y préparer, et sur les effroyables conséquences d'une communion indigne. Il veut que l'homme s'éprouve, avant de s'approcher de la table sainte, c'est-à-dire qu'il s'examine à fond pourvoir s'il n'y a rien en lui d-indigne de l'hôte céleste qu'il m recevoir. Car c'est l'agneau sans tache qu'il va manger, le sang de la victime innocente qu'il va boire. Il ne doit donc garder en son cœur aucune impureté, aucune trace de péché qui fasse obstacle à l'action salutaire de Taliment divin, à la vertu du remède réparateur. Celui qui communie indignement, d'abord mange et boit sa propre condamnation, suivant les paroles énergiques de saint Paul, parce qu'il abuse de lapins grande de toutes les grâces, en faisant tourner au déshonneur de Dieu l'insigne bienfait accordé pour le salut des

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