‹ Médiations sur les épîtres et les évangiles des dimanches et des fêtesChapitre 56 sur 103 · TB · texte numérisé non relu

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pratiquer lui-même, et c'est

nous avoir rachetés, il nous a récou*

. Dieu. La parole divine pouvait seule

ure connaître cette vertu du ciel ; et la grâce,

le par le grand sacrifice de la croix, et qui est

lise aux chrétien» par les sacrements de

lise , peut seule aussi nous rendre capables de

)ratiquer.

PRATIQUE

I disons pas : je suis un honnête homme et je n'ai

à redouter de Dieu; car je ne fais pas de mal.

ord sommes-nous bien sûrs de ne point faire de

à personne ni en aucune façon? Et ensuite n'a-

^nous été créés si merveilleusement et régénérés

I merveilleusement encore dans le Isang de Jésus-

pour ne faire aucun bien en ce monde? ne

jidra-t-il point rendre compte avec usure du don

\ nous avons reçu si gratuitement.

PRIERE

0 Dieu, qui préparez des biens invisibles à ceux

qui vous aiment, répandez votre amour dans nos cœurs, afin que vous aimant en tout et plus que tout, nous obtenions les biens promis qui surpassent toutes nos espérances, par notre Seigneur Jésus- Christ, etc.

Il SIXIEME DIMANCHE APRES U PENTECOTE.

ÊPITRE (aux Rom., VI, 3-11).

Ne savez-vous pas que nous tous qui avons été baptisés en Jésus-Christ, nous avons été baptisés en sa mort? Car nous aVons été ensevelis avec lui par le baptême pour mourir au pédié, afin que comme Jésus-Christ est ressuscité d'entre les morts par la gloire de son Père, , nous marchions aussi dans une vie nouvelle. Car si nous avons été entés en lui pour la ressemblance de la mort, nous devons Têtre aussi pour la ressemblance de la résurrection : sactiant que notre vieil homme a été crucifié avec lui, afin que le corps du péché soit détruit, et que nous ne soyons plus asservis au péché. Car celui qui est mort au péché en est délivré. Que si nous sommes morts avec Jésus-Christ, nous croyons que nous vivrons aussi avec lui, saciiant que Jésus-Christ, étant ressuscité d'entre les morts ne mourra plus, que la mort n'aura plus d'empire sur lui« U est mort une seule

fois pour le péché ; il vit maintenant pour Dieu. Considérez-vous de môme comme étant morts au péché, et coname ne vivant plus que pour Dieu en notre Seigneur Jésus-Christ.

Saint Patd considère ici le baptême dans la manière dont il était alors conféré, par Timmersion. JLe catéchumène é^t plongé trois fois dans Teau jusque par-dessus la tête. Cette triple immersion représentait la mort et la sépulture de Jésus-Christ, parce que, comme il a été enseveli trois jours dans la terre, ainsi le baptisé était plongé U^ois fois.^t comme enseveli dans Teau baptismale. La sortie de Teau après cette triple immersion signifiaitla résurrection du Sauveur, parce que le catéchumène sort en effet de l'eau régénéré par la vertu du sacrement et pour vivre de la vie surnaturelle qu'il commmiique, comme Jésus est sorti du tombeau après trois jours de sépulture, pour vivre de la vie de la gloire.

Le baptême est donc à la fois la représentation de la mort et de la résurrection de Jésus-Christ. Notre baptême est une mort; 'car nous y mourons spirituellement au péché, dont la tache est effacée dans notre âme par Tapplication du sang divin qui a lavé les iniquités du mond^. Il est une résurrection, parce que nous y recevons le germe

APRÈS LA PENTECOTE. 417

de la vi6 dirine, apporte à la terre par le Dieu fût homme , et qni est implanté daiis les âmes ou il ddt se développer, fleurir et produire tous les fruits du ciel, c'est-à-dire les œuvres de la vie chrétienne. Puisque nous sommes morts au péché, nous ne devons plus y revenir, mais persévérer dans la vie de la grâce, à laquelle nous sommes renés, et y faire un progrès incessant, afin que la résurrection à la vie de la gloire, au sortir de ce monde et à la consommation des siècles, 'soit la suite, la récompense, et le complément de notre fidélité. Ainsi le chrétien, mort avec Jésus- Christ et ressuscité avec lui et en lui, participant à lâ vie divine puisque, implanté en lui, enté sur lai , il est devenu un membre vivant de son corps mystique, ne doit plus vivre que pour Dieu en Jésus-Christ, ou plutôt, comme dit saint Paul {Galat,^ n, 29), ce n'est plus lui qui vit, mais Jésiis qui vit en lui, dans sa personne qui est une avec le Fils, comme le Fils est un avec son Père. C'est le cep qui vit dans les branches, c*est la greffe qui anime tous les rameaux qui en sortent. (Jean, XXV, 4.)

En ce temps-là, comme Jésus était suivi d'une grande foule de peuple qui n'avait pas dB quoi

manger, il appela ses disciples et leur dit : Ta pitié de ce peuple, parce que voilà déjà trois jours qu'ils sont avec moi, et ils n'ont rien à manger, et si je les renvoie à jeun chez eux, les forces leur manqueront en chemin; car plasimirs sont venus de Join. Ses disciples lui répondirent : Gomment pourrait-on trouver dans ce désert assez de pain pour les rassasier? Il leur demanda : Combien avez-vous de pains?. Sept, lui dirent-ils. Alors il commanda au peuple de s'asseoir à terre. Puis il prit les sept pains, et rendant grâces, il les rompit et les donna à ses disciples pour les distribuer, et ils les distribuèrent au peuple. Ils avaient encore quelques petits poissons qu'il bénit et fit partager. Ils mangèrent tous et furent rassasiés, et on remporta sept corbeilles pleines de morceaux qui étaient restés. Or ceux qui mangèrent étaient environ quatre mille, et Jésu* les renvoya.

Le fait raconté dans cet évangile, outre sa réalité comme fait accompli par Nofre-Seigneur, a encore une signification symbolique; comme Jtous ses actes, qui ont une portée universelle, parce

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qii% émanent de Dieu même. On peut y voir d'abord l'image de l'Église, qni produit de si grandes merveilles avec des moyens si faibles en apparence, en sorte qu'à première vue on pourrait dire comme les apôtres : « Comment trouver de quoi . sribyenir aux besoins de tant de monde ? Qu'est-ce qne cela pour une telle multitude? » Et cependant l'Église avec la parole divine dont elle a reçu le dépôt et qu'elle a dû annoncer à toutes les nations, avec les grâces spirituelles dont sa prédication a été suivie et soutenue, avec les ressources cflestes qu'elle a employées si efficacement et qu paraissaient aux yeux du monde ce qu'il y a de pins faible ou de plus insensé, est parvenue à gagner, à discipliner, à conduire et à nourrir la foule sans ^nombre des peuples barbares, des nations idolâtres, représentée ici par cette multitude qni suit depuis trois jours Jésuis-Ghrist dans le désir d'entendre sa parole et d'être témoin des miracles opérés par sa puissance. Ces braves gens, touchés au cœur par la parole divine et remplis de foi en Celui qui l'annonce, oublient le boire et le manger pour le voir et pour l'entendre. Us ne pensent ni aii chemin qu'ils ont fait ni à leur état de faiblesse à cause du manque de nourriture. Us ne voient que Jésus et ce qu'ils en espèrent. Ainsi ont agi les peuples qui se sont couvertis aux christianisme. Us ont préféré leur foi à

toutes les choses du inonde. Ils ont sacrifié la vie matérielle et ses besoins, ses plaisirs et ses douceurs au perfectionnement de leur vie spiritueDe, au bien véritable de leur âme. Ainsi dpvons-nous agir encore aujourd'hui pour répondre auxinspiratioi^f de notre foi, et faire notre salut au milieu des tç^tations du monde que nous devons fuir oa vaincre, au milieu des liens de la nature, dont il faut nous affranchir.

Cependant le Seigneur, avant de nourrir le peuple, lui commande de s'asseoir à terre, et il fait fanger la multitude en ordre. C'est le gouvernement de rÉglise s'établissant parmi les nations au moyen de la juridiction spirituelle, de la direction morale et de la discipline religieuse. Les groupes formés représentent les divisions diocésaines, et tous, assis à terre ou dans la position.de la soumission à 1-autorité divine, attendent la nourriture dont ils ont besoin. Alors Notre-Seigneur fait distribuer les pains par ses disciples; mais c'est lui qui les bénit, les rompt et leur en donne les morceaux pour les distribuer. Ainsi dans rÉglise Jésus-Christ est la source de toutes les grâces; toutes découlent de son cœur sacré avec le ^ang régénérateur, qi;ii vivifie les sacrements. Il esl lui-même le pain descendu du ciel, au-dessus de toute substance, qui se donne en nourriture pour la vie étemelle, et c'est par la main de ses apôtres

et de ses disciples, pontifes et prêtres, que la distribution quotidienne en est faite aux fidèles. Tout dans l'Église se fait au nom de Jésus-Christ; en son nom la prière monte au ciel, et les dons du ciel en descendent; car il est le médiateur universel. Personne ne va au Père que par le Fils, comme le Mis seul connaît le Père, lui et ceux auxquels il a daigné le révéler. (Luc, X, 22.)

Or, tous furent rassasiés au nombre de quatre mille, et on remplit encore sept corbeilles des morceaux qui étaient restés. Ainsi dans l'Église la sourbe de la vie, qui y a été ouverte par les plaies du Sauveur, par le sang qui découle de la croix, est intarissaljle ; car elle sort du sacré cœur du Fils de Dieu, -ou du sein de Tinfini. La parole divine est conmie la lumière qui se multiplie en se répandant, s'augmente en se communiquant. La vertu des sacrements se renouvelle sans cesse sur l'autel, croix non sanglante ou se continue le divin sacrifice. La grâce y surabonde avec la vie, et le pain des anges , le vrai pain descendu du ciel , dont la manne de Moïse et la viande du désert donnée aux juifs n'étaient que des images, rompu tous les jours par les ministres de FÉglise à la multitude des croyants, ne s'épuise jamais. Il en reste toujours pour ceux qui ont faim et soif de la justice et de la vérité.

PRATIQUE

Allons entendre la parole de Jésns-Christ, an moins tons les dimanches, et pour cela nous n'avons plus besoin d'aller le cbercher et de le suivre au désert avec tant de fatigues. Il parle dans son Église, à notre porte, et il nous convie à son banquet sacré, où fl donne le pain céleste, qui a en soi tous les goûts délicieux. Aurons-nous moins de zèle, moins d'ardeur que les Israélites, qui oubliaient de boire et de manger pour le voir et Técouter.

PRIÈRE

Dieu des vertus, unique auteur de tout bien, imprimez dans nos cœurs l'amour de votre nom, etaug>mientez en nous l'esprit de religion, afin d'y faire fructifier le bien que nous avons reçu de vous, et de le conserver par le zèle de notre piété; par notre Seigneur Jésus-Christ, etc.

LE SEPTIÈME mMANCHE APRÈS U PENTECOTE.

fiPlTRE (aux Rom., VI, 19-23).

Je parle humainement à cause de Tinfirmité de votre chair. Conunevous avez fait servir vos membres à l'impureté et à l'injustice pour commettre l'iniquité, faites-les servir maintenant à la justice pour votre sanctification. Car lorsque vous étiez esclaves du péché, vous étiez affiranchis de la justice. Quel fruit avez-vous donc tiré de ces désordres dont vous rougissez aujourd'hui, puisqu'ils ont la mort pour fin ? Mais à présent que délivrés du pédié vous êtes de»venus les serviteurs de Dieu, le fruit que voïw en recueillez est votre sanctification, et la vie éternelle en sera la fin. Car la mort est la solde du péché. Mais la grâce de Dieu est la vie éternelle ai Jésus-Christ notre Seigneur.

L'Apôlre dit aux Romain» qu'il leur parle d'une mamère humaine, c*e^-à-dire au. nom. de la raison Qt de leur intérêt bien entendu ^ pacee qu'ils

sont encore charnels, ou au moins très-influencés dans leur conduite par les motifs naturels de leur bien-être. La plupart des chrétiens de nos jours en sont aussi à ce point; et TÉglise, se servant des paroles de saint Paul , les exhorte à quitter le mal et à rechercher le bien au nom de la justice et par prudence. Elle leur montre que leur volonté, placée entre le bien et le mal, entre Dieu et son ennemi, ne peut que se donner à l'un ou à l'autre pour leur servir d'instrument, et ainsi se sauver ou se perdre par Talliance qu'elle a choisie et dans le camp-oii elle est entrée. L'exercice de son libre arbitre est renfermé dans cette alternative, et c'est pourquoi il est dit qu'elle ne peut servir deux maîtres à la fois. (Matth., VI, 24.) Elle devient la servante ou l'esclave de ce qu'elle aime, et, par la conséquence même de son acte libre elle suit la destinée de ce qu'elle a préféré. Or, dit l'Apôtre aux Romains et à tous les chrétiens du même degré, trop longtemps vous avez fait servir vos membres à l'impureté et à l'iniquité. Il est bien juste, aujourd'hui que vous êtes morts au péché par le baptême et qu'une nouvelle vie vous a été donnée, que vous l'employiez avec les membres de votre corps, vos forces et vos facultés au service de Celui qui vous a rachetés et régénérés. L'équité veut que vous tourniez à son avantage ce qu'il vous a donné, et qu'ainsi vous payiez, autant qu'il dé-

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pend de vous et en travaillant à sa gloire, le prix de son sacrifice et de votre rançon. La reconnaissance vous en fait un devoir, et jamais vos efforts et votre dévouement pour sa cause n'égaleront ce qu'il a fait pour vous. Mais, en outre, ce que la justice et la gratitude vous imposent est aussi ce qui vous est le plus avantageux, et en accomplissant un devoir, vous avez encore le bonheur de faire ce qui vous est le plus utile. Car, quand vous étiez esclave du péché, vous vous dégradiez par les œuvres de la concupiscence charnelle, vous rendant semblables aux animaux; et ainsi vos désordres, qui vous éloignaient de la fin sublime de votre existence, vous conduisaient à la mort éternelle, parce qu'ils ne produisaient que des fruits de mort. Maintenant, au contraire, que vous avez été affranchis du péché par le baptême, et initiés par la grâce à la vie même de Dieu, si vous conservez ou réparez votre innocence baptismale, en participant aux dons de TEsprit-Saint que l'Église confère par les sacrements et les réalisant par vos actes et dans voire conduite, vous vous sanctifierez en vous rapprochant de Dieu, qui est la pureté absolue, en devenant chaque jour plus semblable au Père céleste, qui vous invite à devenir parfaits comme lui. (Matth., V, 48.)La fin de votre existence terrestre, après que vous aurez payé par la mort librement acceptée le dernier solde du péché, sera la posses-

sion de la vie éternelle, dont nous goûtons icirbas les prémices par la grâce du Libérateur, et dont nous recevrons alors la plénitude comnae récompense non de nos propres mérites, qui ne pourraient jamaisy atteindre, mais de notre bonne volonté, qui aura profité de son mieux des dons de Dieu.

Jésus dit à ses disciples : Gardez-vous desfaux prophètes, qui viennent à vous couverts de peaux de brebis, mais qui au dedans sont des loups dévorants. Vous les reconnaîtrez à leurs fruits. Cueille-t-on du raisin sur des épines^et des figues sur des ronces? Ainsi tout arbre qui est bon produit de bons fruits, et tout arbre mauvais produit de mauvais fruits. Un bon arbre ne peut produire de mauvais fruits, et un mauves arbre n'en peut produire de bons. Tout Jurbre qui ne prodi^it pas de bons fruits sera coupé et jeté au feu. C'est donc à leurs firuits que vous les reconnaîtrez. Tous ceux qui me disent Seigneur, Seigneur, n'en trerontpas dans le royaume des deux ; mais celui-là y entrera qui fait la volonté de mon Père qui est au cieL

« Comme la religion consiste principalement en deux choses, dit le cardinal de la Luzerne expliquant cet évangUe, dans ses dogmes et dans sa inocale, dans ce qu'elle enseigne à croire et dans ce qu'elle ordonne de pratiquer, il y a deux sortes de faux prophètes, les prédicateurs du mensonge et les prédicateurs du vice. Les uns tendent à pervertir l'esprit, les autres à corrompre le cœur. Les docteurs de Terreur sont les hérétiques, qui altèrent la doctrine de l'Église, et les schismatiques, qui attaquent l'Église elle-même en s'efforçant de la diviser. Toute foi opposée à celle de l'Église catholique, apostolique et romaine, est hérésie; toute communion qui en diffère est schisme. U existe donc un moyen certain de discerner le prophète ; considérez s'il est uni de foi et de communion avec l'Église principale, mère et maîtresse de I toutes les autres. C'est un fait que chacun peut aisément juger. »

« La seconde espèce de faux docteurs, qu'il est aussi nécessaire et plus difficile de discerner et de inir^ ce sont ceux qui émettent des opinions contraires non à la foi, mais k la piété. Il n'est pas question ici de Timpie. déclaré qui ne fait illusion à personne , mais de cet honnête homme selon le monde, qui, jouissant d'une réputation méritée à certains égards, remplissant avec exactitude tous les devoirs de la probité civile, prétend y réduire

ceux de la religion, et resserre la morale chrétienne dans la justice et la bienfaisance. Il s'agit de ceux qui des commandements divins adoptent ce qui ne contrarie pas leurs inclinations, et les concilient avec les plaisirs du mgnde ; qui regardent comme des excès les sublimes vertus que k christianisme prescrit, et comme des minuties les pratiques pieuses qu'il conseille. Ces hommes son^ d'autant plus dangereux que leur morale est 8titrayante et leurs exemples séduisants^ et que tpiit ce qu'on aperçoit d'eux ne présente que de l'hoD-^ nêteté et une régularité extérieure. Mais en recherchant attentivement quels sont leurs fruitSjj on verra que leur vie est vide de bonnes œuvr^ véritables et méritoires devant Keu, et que, s'absi tenant des actions criminelles qui troublent Ja so-. ciété, ils s'en permettent un grand nombre que h^* religion défend» » . ,

« Tout arbre qui ne produit point de bons fruits sera coupé et jeté au feu. Cette terrible SQrt\ tence ne tombe pas seulement sur l'arbre cpi donne de mauvais fruits, lïi sur celui qui nen produit aucun, mais sur celui qui n'en produit pas de bons. Pour s'y soustraire, il est donc nécessaire de porter des fruits et d'en porter de boiis, de faire le bien et de le bien faire. C'est une ftésomption bien mal fondée et beaucoup trop commune de faire consister toute la justice dans To-

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ion des actions interdites. Il ne ne suffit pas le dire : je ne fais pas de mal. On sera condamné ion pas seulement pour le mal qu'on aura fait, aussi pour le bien qu'on aura omis de faire, préserver du péché n'est point toute la loi ; ce l'en est que le commencement. »

Or les bons fruits que Dieu demande aux arbres fû a plantés, greffés et soignés dans et par son ^lise^ lés fruits salutaires que doit produire un ai chrétien ne consistent point dans les paroles, lelque pieuses, douces ou brillantes qu'elles ient, mais dans les œuvres de la justice et de charité, qui accomplissent la volonté de Dieu t la terre et concourent à y établir son règne, ciel se gagne donc non par la prière seulement par les pratiques de la dévotion , mais surtout r l'observance exacte, courageuse, persévérante tous les devoirs envers Dieu et ses sembla^ is, dans l'ordre social comme dans la religion, acun trouve dans sa position , au milieu de sa lie et de la société, des obligations spéciales des devoirs d'état que la volonté divine lui imaussi bien que les devoirs religieux, et on ne t entrer dans le royaume du ciel, ni par con- [uent s'élever à la perfection de la charité et par elle à l'union intime avec. Dieu, sans avoir payé préalablement toutes les dettes de l'équité naturelle et delà justice humaine. C'est pourquoi

430 VIP DIMANCHE APRÈS L4 PENTECOTE.

Nôtre-Seigneur dit du serviteur mis en prisoapour dettes, qu'il n'en sortira point sans s'être acquitté jusqu'à la dernière obole. Et ceux qui diront an dernier jour : Seigneur, nous avons invoqué votre nom; en votre nom, nous avons prophétisé et chassé les démons , s'ils n'ont fait que cela pour Jésus-Ghrist et avec lui , recevront cette te^ible réponse : Je ne vous connais pas, je ne vous reconnais pas ; car mes vrais disciples, comme lai bons arbres, se reooimaissejit à lemrs fruits*

Prenons-garde de ne point agir, d'un côté comme les honnêtes gens selon le monde, qui font tout pmf les hommes et rien pour Dieu, et de l'antre comm* certaines personnes adonnées à la dévotion , et qél croient tout faire pour Dieu, parce qu'elles réeitâd beaucoup de prières, tout en n'exerçant pas la charilf à l'égard du prochain.

PRIÈRE

Dieu tout-puissant, dont la Providence n'est jamai trompée dans ses desseins, nous vous supplions d'fr carter de nous tout ce qui est nuisible, et de tourner I notre salut tout ce qui nous arrive. Par notre Seigneur Jésus Christ) etc.

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