‹ Médiations sur les épîtres et les évangiles des dimanches et des fêtesChapitre 77 sur 103 · L'ASSOMPTION · texte numérisé non relu

L'ASSOMPTION

nous devons tâcher d'obtenir à notre tour en ne nous inquiétant point de trop de choses.

Aimer Dieu, qui est le souverain Bien, et ainsi le plus digne objet de notre amour, c'est Tattirer en soi de toute la force de son désir ; c'est se donner à lui par toute la puissance de sa volonté; c'est tendre à s'unir à lui par le plus profond de son âme. Or, telle a été toute la vie de la sainte Vierge. Elle attirait en elle l'Esprit divin par son humilité, par sa pureté, par l'ardeur de sa prière. Elle s'est donnée à lui par sa consécration dans le temple, ne voulant plus vivre qu'avec lui, et acquie^çant simplement à sa volonté manifestée par la parole de Tange, aussitôt que TEspril-Saint a daigné s'approcher d'elle, et vivifier son sein virginal. La purificali^ est le premier degré de l'amour divin. On ne peut s'unir au ciel qu'en se dégageant des choses de la terre, en s'élevant andessus des liens et des affections de la chair et du sang. Marie , qui a été préservée de tout péché par un privilège spécial, a dû aussi être exempte de toute attache naturelle à son divin Fils, dit saint Chrysostome, et c'est pourquoi son cœur maternel a été transpercé par le glaive, déchiré par les sept douleurs, comme nous l'avons expliqué plus haut.

L'âme épurée, transportée au-dessus de la terre, rentre en rapport avec Dieu, dont elle reçoit la

lumière par sa parole, par son Verbe. C'est le second degré de l'amour divin, où, illuminée d'en haut , elle est conduite par la contemplation des vérités éternelles à l'union affective, qui fait la plénitude ou le troisième degré de Tamour. Faites, ô mon Père, qu'ils soient un entre eux et avec nous, comme vous et moi nous sommes un ! (Jean, XVII, 21.) Par cette union bienheureuse la volonté de la créature s'identifie, pour ainsi dire, avec celle du Créateur et elle peut dire avec saint Paul : Ce n'est plus moi qui vis, c'est Jésus qui vit en moi. (Gai., II, 29.) Aiusi vivait Marie en Jésus-Christ et pour Jésus-Christ. « Elle recevait, dit saint François de Sales, directement (de droit fil) les plus ardentes iuspiralions, que son Fils, soleil de justice, jetait sur les humains au plus fort du midi de sa charité ; puis elle faisait un perpétuel mouvement de contemplation. Le feu de l'amour divin la consumait comme un holocauste de suavité. Sa volonté, toujours unie à celle de Jésus, en suivait toutes les impressions, et elle disait aux autres : Faites tout ce qu'il vous dira. » Voilà le modèle de l'amour qui échauffe, allume, fond l'âme au rayon du soleil des esprits. Oh 1 que notre cœur s'unisse au saint cœur de Marie, pour participer à la pure flamme de son amour î Imitons-la d'abord daus sa simplicité, sa réserve, son silence. Gardons et repassons avec elle toutes les

paroles de Jésufi dans notre âme. La sainte Vierge parlait peu; elle ne s'agitait pas, mais elle écoutait et absorbait tout ce qui sortait de la bouche de son divin Fils, comme il est dit dans Tévangile de ce jour de Marie-Madeleine, autre type de Pamour de Dieu moins pur que le premier, et par cela même plus à notre portée, parce que Madeleine, quia beaucoup péché, nous montre conmient avec le secours de la grâce on peut reconquérir l'innocence et revenir à Dieu.

PRlàRE.

Pardonnez, Seigneur, nous vous en supplions, loz péchés de vos serviteurs, afin que , ne pouvant veut plaire par nos actes, nous soyoQS sauvés par ^inte^ cession de la mère de votre Fils; par notre Seigneur, etc.

U NATIVITÉ DE U SAIflTB VmtGE.

L'ëphre et Tévaugile sont les inêmes qu'au jour de rinoznacolée Conception.

14 seipteBikre.

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