‹ Médiations sur les épîtres et les évangiles du carêmeChapitre 11 sur 27 · LES SEPT DOULEURS DE LA STE VIERGE · texte numérisé non relu

LES SEPT DOULEURS DE LA STE VIERGE

à Jndith, qui vient de délivrer le peuple par la mort d*Holophenie. Il y a donc un certain rapport entre la situation de Tune et de l'autre, et l'acte courageux de Judith, si différent d'ailleurs, par sa nature et par la manière dont il a été accompli, de la conduite de Marie, peut être regardé comme une préfiguration de ce qu'a fait la sainte Vierge pour le salut du genre humain, et par conséquent pour la défaite du prince du mal, l'ennemi de Dieu et des hommes. En effet, Marie en acceptant la maternité divine a dévoué sa vie à toutes les douleurs qu'elle devait amener, comme le vieillard Siméon le lui a prédit par ces paroles : « Votre âme'sera transpercée par un glaive (Luc, II, 35) : » et de là la fête célébrée le vendredi après le dimanche de la Passion , qui rappelle et vénère les sept douleurs de la sainte Vierge. Ainsi, il peut lui être dit comme à Judith : « Vous n'avez point craint d'exposer votre vie en voyant l'extrême affliction de votre peuple; mais vous vous êtes présentée devant Dieu pour empêcher sa ruine. » Et il a été dit à Marie comme à Judith, qu'elle a été bénie plus que toutes les femmes de la terre. Ellemême dans son ravissement s'est écriée : «c Toutes les générations m'appelleront bienheureuse. » (Luc, I, 48.) Il avait été dit à Judith : « Les hommes, se souvenant de la puissance du Seigneur, ne cesseront jamais de vous louer; vous

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