‹ Médiations sur les épîtres et les évangiles du carêmeChapitre 14 sur 27 · LA COMPASSION OU LES SEPT DOULEURS · texte numérisé non relu

LA COMPASSION OU LES SEPT DOULEURS

glorifiée. Car si nous sommes les frères de Christ par Topération du Saint-Esprit, par Tanion de notre ftme aveolePère en la personne adorable du Fils, nous le sommes aussi par Thumanité que Jésus a prise au sein de Marie, par son corps uni indissolublement à sa divinité et dont nous deve^ nous les membres par le baptême ^ corps spirituel du nouvel Adam, qui est rÉglise.

Marie est encore notre mère par la volonté expresse de Jésus-Christ mourant, parla dernière parole qu'il lui adresse du haut de sa croix^ et qui est comme son testament. U dit à Marrie en lui indiquant Jean : Voici votre fils. U dit à Jean : Voici votre mère. Or Jean représente ici tous les chrétiens fidèles, et Marie l'Église que le Seigneur fonde spirituellement . par cette parole, comme tout à rheure il va l'établir mystiquement par l'eau et le sang qui sortiront de son côté entr'ouvert, sources des deux sacrements principaux : le bap« téme qui régénère les ftmes, et Teucharistie qui les nourrit.

Ainsi nous avons au ciel une mère spirituelle dont la tendresse ne nous manquera jamaisjla mère de Jésus-Christ, qui est la mère des vivants à plus juste titre qu'Eve, puisqu'elle a donné au monde celui qui est la vie même, et par qui seulement on vit dans l'éternité. Et ce que Marie a fait pour son divin fils sur la terre, l'Église, son repré-

sentant, le fait et le fera jusqu'à la fin des temps pour chaque chrétien. Elle Tenfanteparle baptême, elle le nourrit du lait de sa doctrine et du pain des forts ; elle Télève pour le ciel par les soins maternels dont elle l'entoure, la direction qu'elle lui donne et les grâces qu!elle lui transmet. Et ce que fait rÉglise ici-bas, c'est Marie qui l'ppère du haut du ciel en union avec l'Esprit de Jésus* Christ, qui sera avec son Église comme avec sa mère jusqu'à la consommation d^s siècles et dans . l'éternité. On ne peut donc pas aimer l'Église sans aimer la sainte Vierge, qui en est l'archétype, le modèle ; et c'est pourquoi nous invoquons Marie comme le canal de toutes les grâces qui s'y répandent, parce que celui qui en est la source nous a été donné par elle. C'est pourquoi ceux qui se séparent de l'Église et ne participent plus à sa foi ni à sa chaiité, comme des branches détachées du tronc n'en reçoivent plus la sève, en protestant contre son autorité qu'ils repoussent , s'éloignent nécessairement de celle qu'elle représente, et ne lui rendent plus le culje qui lui est dû, parce qu'ils méconnaissent sa mission sublime, et la grandeur comme la douceur de sa puissance.

PRATIQUE

Au milieu de nos peines, quelque vives qu'elles

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