THÉRAPEUTIQUE
Le troisième type enfin semble, à première vue, ne pas être influencé par les injections du sérum. L'amélioration commence quelque temps après la dernière injection, dont l'influence salu-
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Fig. 23. — Effets des injections de sérum antiméningococcique sur la température (type n° 3).
taire se démontre uniquement par les données de la statistique (fig. 23).
Comme tout sérum, celui-ci cause également quelquefois des effets secondaires, qui sont de nature passagère et sans importance, tels que des exanthèmes et des douleurs articulaires. Rarement, il se présente, à la suite des injections, des vomissements, des frissons ou des absences, qu'il faut considérer comme une anaphylaxie, produite par les injections antérieures.
Mode d'emploi et dosage. — Les injections de sérum sont faites d'après la technique usuelle des ponctions lombaires, après une injection préalable de morphine. Exceptionnellement, on peut y procéder pendant que le malade est couché; mais il est préférable qu'il soit assis. On laisse écouler par la canule autant de liquide qu'on veut injecter de sérum, ou, si possible un peu plus, pour que la pression dans le canal spinal soit abaissée sensiblement. On injecte, immédiatement et par la môme canule, le sérum, chauffé à 35-40°. Si la manipulation cause des douleurs, on attend un instant : après quoi, on peut continuer sans difficultés. Après l'opération, on hausse le bassin du malade pour faciliter la diffusion du sérum.
Quant aux doses, il faut injecter aux enfants au-dessous d'un an 10 centimètres cubes, aux enfants au-dessus d'un an et aux adultes, dont l'infection n'est pas grave, 20 centimètres cubes; aux adultes gravement atteints 30 centimètres cubes. Si les symptômes s'amé-
liorent, il faut attendre que l'amélioration ne progresse plus, pour répéter, à ce moment, la première dose. Si celle-ci n'a pas d'effet, on peut la répéter le jour suivant et même le troisième, en élevant les doses jusqu'à la dose maxima de 40 centimètres cubes.
Il n'est guère nécessaire, ni même utile, d'aller plus loin, parce que cette quantité est assez forte par rapport à celle du liquide céphalorachidien.
Si, après un certain temps de bien-être, des symptômes graves se reproduisent, revenez aux injections dont on ne peut se passer que lorsque la température est revenue, en tous points, à la normale.
Pour terminer, l'essentiel est de commencer la sérothérapie dès le début, dès les premiers jours de la maladie. A cette seule condition il y a chance de succès : car chaque jour qui se passe avant le traitement spécifique amoindrit la réactivité de l'organisme et sa faculté de se sauvegarder au moyen du sérum.
VACCINATION ET SEROTHERAPIE ANTITYPHIQUES
E. SACQUÉPÉE
Professeur agrégé au Val-de-Grâce.
Les médications antityphiques sont, les unes préventives, les autres cura tires.
Les médications préventives comprennent les vaccinations et Vimmunisation passive, que nous étudierons successivement.