TRAITEMENT DE LA DYSENTERIE CHEZ L'HOMME
lument inofTensif, qu’on l’injecte sous la peau ou dans la circulation
^Sapins qui reçoivent d’abord du sérum, puis vingt-quatre heures après la dose mortelle de toxine, n’accusent aucun état morbide , les
témoins meurent du troisième au quatrième joui .
L’immunité ainsi conférée contre le virus ou la toxine persiste pendant huit à dix jours ; passé ce délai, elle s’efface rapidemen .
11 résulte donc nettement de ces faits que le sérum spécifique est à la fois antimicrobien ou phagocytaire et antitoxique.
2o Effets curatifs. — Intervenant vingt-quatre heures apres 1 infection par une quantité de virus sûrement mortelle en quatre jours, le sérum assure la guérison des animaux à la dose de 1 a 2 centimètres cubes : tous tes témoins meurent du troisième au quatrième jour; tous les lapins traites résistent après avoir présenté un léger état
morbide. ....
Si l’application du sérum est retardée jusqu’à la quarante-huitieme
heure qui suit l’infection, la survie devient alors très aléatoire; certains animaux guérissent, la plupart finissent par succomber. Mais on augmente la proportion des guérisons en injectant le sérum dans les veines : deux fois sur quatre, la survie est ainsi obtenue.
Avec la toxine, la marge laissée à l’action curatrice du sérum devient moindre. La survie n’est pas certaine lorsque le sérum est injecté vingt-quatre heures après la dose mortelle : sur 10 animaux traités, ii résistent, 5 succombent. Après quarante-huit heures, fous les lapins meurent. 11 n’en est pas moins remarquable de constater que, même vingt-quatre heures après l’introduction de la toxine sous la peau, le sérum est encore souvent capable de sauver les animaux.
Par suite de sa rapide évolution, la dysenterie expérimentale du lapin ne laisse que des délais assez restreints au pouvoir curatif du sérum. Cependant, pour une maladie qui lue en trois ou quatre jours, ce délai est encore de vingt-quatre heures après 1 infection bacillaire et peut aller, parfois, jusqu’à quarante-huit heures. La dysenterie de l’homme n’offre heureusement pas une allure aussi précipitée et, de ce fait, la limite d’action du sérum va se trouver singulièrement élargie, comme l’expérience clinique le démontre.
III — Application du sérum au traitement de la dysenterie
chez l’homme.
La valeur de la sérothérapie dans le traitement de la dysenterie humaine s’affirme par des laits démonstratifs: l abaissement de la
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mortalité; l'apaisement presque immédiat de tous les symptômes de la maladie; la rapidité de la guérison.
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l-'ig. 8 et 9. — Dysenteries graves; i* jour: deux injections de sérum.
1° Avec un sérum dont l’activité est aujourd’hui dépassée, Shiga diminuait déjà des deux tiers la mortalité dysentérique au Japon, et