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TRAITEMENT DE LA DYSENTERIE CHEZ L’HOMME

Ivruse réduisait de 11 à 8, puis à 5 p. 100, lalélhalite de la dysenteiie rhénane. Avec le sérum plus actif de Rosenthal, la mortalité de la dysenterie, à Moscou, fléchissait de 11 ou 12 p. 100 à 4,5 p. 100. Les résultats obtenus avec le sérum que nous avons préparé à l’Institut Pasteur sont encore plus décisifs. De 1905 à 1911, 892 dysenteries aiguës chez des sujets de tout âge ont été soumises à la sérothérapie ; elles comprenaient 631 cas d’intensité moyenne, 217 formes graves et 44 considérées cliniquement comme devant être presque sûrement mortelles. Le chiffre des décès a été de 12, soit 1,30 p. 100. Cette faible mortalité apparaît éloquente lorsqu’on la rapproche du nombre des cas graves (217) et surtout des cas mortels (44) traités par le sérum. Le bénéfice obtenu se suppute aussi par la comparaison avec la léthalité moyenne de la dysenterie en divers pays :

— 24 p. 100 au Japon (Shiga) ;

— 12 à 17 p. 100 à Moscou (Rosenthal) ;

— 11 p. 100 en Westphalie rhénane (Kruse) ;

— 6,9 p. 100 à Toulon sur les 129 malades de l’épidémie de 1906, bien que, vers la fin de l’épidémie, 20 dysentériques parmi les plus graves aient été soumis à la sérothérapie ;

— 20 à 50 p. 100 en Rretagne au cours de l’été 1899 (Netter) ;

— 50 à 60 p. 100 dans les épidémies annuelles des environs de Carhaix (Finistère) (Dr Marchais).

2° Le critérium de la valeur du sérum ne réside pas seulement dans l’abaissement de la mortalité ; on le trouve aussi dans le soulagement immédiat qu’il procure aux malades et la rapidité de leur guérison.

Les symptômes de la dysenterie sont trop connus pour qu’il y ait lieu de les rappeler. L’intensité de la maladie se mesure non par l’élévation thermique, car la dysenterie est peu ou point fébrile, mais par le nombre des selles quotidiennes, la violence des symptômes douloureux et les signes d’intoxication. La fréquence des déjections muco-sanglantes est, en effet, presque toujours en rapport avec la diffusion et l’intensité des lésions du gros intestin. Chaque exonération étant douloureuse par elle-même et suivie de ténesme, on conçoit que celte fréquence des selles, surtout quand leur nombre s’élève à 80, 150, 200 et même plus par vingt-quatre heures, constitue un des tourments les plus cruels pour les malades et une cause d’épuisement nerveux. De même l’acuité et la répétition des coliques abdominales se proportionnent très généralement à l’étendue et à la gravité des altérations de la muqueuse ; le retour de ces tranchées si douloureuses est parfois à ce point subintrant qu’il ne laisse, pour ainsi dire, aucun répit au dysentérique. Enfin l’envahissement copieux

Nombre de selles

254 V AI LL AUD ET D OPTER. -SÉROTHÉRAPIE ANTID YSENT1ÎHIQUK. de l’inteslin par le bacille pathogène donne lieu à de l'intoxication

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