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TRAITEMENT DE LA DYSENTERIE CHEZ L’HOMME

ment des forces, amaigrissement rapide, etc. Tous ces troubles réunis concourent à faire de la dysenterie une affection particulièrement impressionnante dans sa phase aiguë ; et celle-ci, pour les cas traités par les moyens usuels, peut durer de six à vingt jours, parfois plus encore et aboutir aussi à une phase chronique.

D'une manière constante, peu d’heures après l’injection du sérum, les malades éprouvent un réel sentiment d’euphorie : les douleurs abdominales, le ténesme et les éprcintes s’apaisent déjà, puis, sauf pour les cas les plus graves, disparaissent presque toujours dans les vingt-quatre heures qui suivent. Parallèlement, les troubles intestinaux subissent une modification remarquable. Les déjections cessent d’être sanglantes. Leur nombre, si élevé soit-il au début du traitement, lléchit d’une manière brusque, profonde, et, par une détente rapide que les courbes des figures 10 à 19 inscrivent d’une manière saisissante, s’abaisse bientôt à quelques unités. Souvent aussi, quarante-huit heures après la première injection, les selles deviennent moins glaireuses, prennent le caractère fécaloïde et ne lardent pas à se réduire à une évacuation quotidienne d’apparence normale. L’état général et les symptômes d’intoxication ne sont pas moins vite influencés. Le vomissement et le hoquet, s’ils existent, s’arrêtent rapidement; l’algidi té centrale ou le refroidissement périphérique, très communs dans les dysenteries sévères et graves, font place à une température normale en même temps que le pouls se relève; la face perd son teint plombé et son aspect grippé; à la faiblesse générale et à l’anéantissement des forces succède une sensation de bien-être que les malades opposent en termes saisissants à l’état antérieur ; l’appétit renaît et réclame aussitôt de la nourriture. La détente est plus lente à se produire dans les cas très graves ; elle ne se manifeste guère qu’après quarante-huit heures, mais, une fois commencée, elle s’achève en quelques jours (voy. fig. 8 à 16).

La guérison de la dysenterie, traitée par les méthodes usuelles, nécessite de dix à quinze jours pour les cas moyens, de vingt à tren te jours ou plus encore pour les formes graves ; la convalescence est, en outre, souvent longue et diflicile. Or, chez les sujets soumis au sérum, la guérison est survenue dans un laps de temps qui n’excède guère deux à trois jours pour les cas moyens, trois à quatre jours pour les cas sévères et quatre à six jours dans les cas graves. Dans les formes qui imposent le présage d’une issue fatale, la guérison, quand elle se produit, se fait plus longtemps attendre; certains sujets entrent en convalescence du dixième au douzième jour, d'autres du quinzième au vingtième jour.

La durée del affection se trouve donc très réduite. Dans maints cas

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pris au début, la dysenterie est réellement jugulée. D’autre part, la convalescence est rendue plus courte et plus facile. Dès que les troubles intestinaux ont pris (in, beaucoup de malades rentrent, pour ainsi dire, de plain-pied dans l’état normal et supportent impatiemment le régime prudent qu'on leur impose; chez la plupart des

autres, le rétablissement définitif est complet en huit ou dix jours.

Les rechutes sont rares; elles surviennent du dixième au quinzième jour après la dernière injection de sérum, cest-à-dii< au moment où l’action de celui-ci est épuisée.

L’expérimentation montre, en elTel, que, chez le lapin, la pi opi iéti préservatrice du sérum ne persiste guère au delà de huit a dix jouis.

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