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I. — VACCINATION PRÉVENTIVE

Vivement combattue dès le début, l’idée de la possibilité de vacciner l’homme contre le choléra asiatique a fait peu à peu son chemin, et à l’heure actuelle le nombre des partisans de la vaccination préventive à l’aide des cultures pures de vibrions injectés sous la peau a considérablement augmenté.

Parmi les nombreuses méthodes préconisées, il n’y a guère que celle de Ferran et celle de Ilaffkinc qui aient été appliquées à l’homme sur une très grande échelle.

Les deux sont basées sur l’emploi, comme vaccin, des cultures pures de vibrions vivants.

Nous verrons plus loin, après avoir rapidement passé en revue les autres méthodes, qui ne sont pour ainsi dire pas sorties du domaine du laboratoire, quelle est la différence entre le procédé de Ferran et celui de Haiïkine; quels sont, d’aprèsles statistiques, les résultats obtenus par les deux auteurs et les arguments qui, d’après eux,, plaident en faveur de l’une et de l’autre méthode.

Lne expérience bien simple donna à Ferran l’idée de tenter la vaccination de l’homme contre le choléra.

En étudiant la maladie provoquée par l’injection de vibrions vivants sous la peau des cobayes, Ferran (1) avait constaté que les animaux ayant résisté à l’inoculation d’une dose non mortelle de vibrions pouvaient, quelque temps après, supporter très facilement une dose sûrement léthale pour des cobayes neufs delà même taille. Cette expérience dont la valeur, pour ce qui concerne la vaccination de l’homme, fut et est encore à l’heure actuelle très discutée, a, malgré tout, servi de base à tous ceux qui se sont occupés de la vaccination anticholérique appliquée à i’homme.

En 1888, lorsque la méthode de Ferran, très sévèrement attaquée et critiquée, semblait définitivement condamnée, Gamaléia (2) reprenait la question. Ayant constaté que les vibrions tués par la chaleur peuvent, comme les vibrions vivants, vacciner les cobayes vis-à-vis de la septicémie vibrionienne, Gamaléia conseilla l’emploi des cultures mortes pour la vaccination de l’homme.

D’après l’auteur, ce procédé était préférable à celui de Ferran, à plusieurs points de vue :

(1) Comptes rendus de l'Académie des Sciences, 1885, vol. C, p. 959.

(2) Comptes rendus de l'Académie des Sciences, 1888, vol. CVI1, p. 432. — Huit. Soc. de biologie, 1889, n» 38.

Médie. microbiens, 2» édit.

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