A. — EXAMEN DE LA PERSONNE MORDUE
L’examen d'une personne qui a été mordue ou qui croit avoir été mordue par un animal enragé ou suspect a une grande importance. Bien souvent, le praticien pourra la rassurer d’un mot et lui épargner, en même temps que des angoisses parfaitement compréhensibles, l’ennui d’un voyage au siège d’un institut antirabique.
Y a-t-il eu vraiment morsure ?
La première question à résoudre est la suivante : V a-t-il ou non eu morsure?
Diagnostic différentiel avec une contusion simple. — Il
laut distinguer deux cas suivant que le traumatisme a porté sur departies nues ou recouvertes par les vêtements.
Dans le premier cas, il s'agit parfois d’une simple contusion produite par le museau de l’animal. Il est impossible de découvrir non seulement la moindre plaie, mais même la plus petite solution de continuité des téguments ayant pu servir de porte d’entrée au virus. Ces personnes seront rassurées et renvoyées. Par contre, la moindre érosion épidermique mettant le derme à nu commande le traitement antirabique.
Diagnostic différentiel avec nue plaie par ratissage. —
Lorsque l’agression a eu lieu par-dessus les habits, le diagnostic différentiel se pose entre une morsure et une plaie par ratissage on par tiraillement. L'examen des vêtements tranchera la difficulté. Ceux-ci ont-ils été déchirés ou simplement troues, perforés par les dents de l'animal ? Il y a eu vraiment morsure et. bien que le virus ait été en partie absorbé par les étoffes, la plaie a pu en recevoir une quantité suffisante pour que l'apparition de la îage puisse s’ensuivre. Les mordus de cette catégorie doivent etre
dirigés vers un Institut.