‹ Médicaments microbiensChapitre 34 sur 216 · B. — EXAMEN DE L’ANIMAL MORDEUR · texte numérisé non relu

B. — EXAMEN DE L’ANIMAL MORDEUR

En même temps que le médecin traite les plaies, il doit se préoccuper de l’animal mordeur. — Quel est l’animal qui vous a mordu ! Pourquoi vous a-t-il mordu? et surLout : Qu’esl-il devenu ? 1 elles sont les premières questions à poser. L’animal mordeur peut être mort de lui-même; il peut avoir été tué, il peut avoir disparu ou être inconnu du mordu ; il peut être vivant et bien portant, vivant, mais malade. Que convient-il de faire dans ces dillérentes circonstances ?

L’animal est mort.

Beaucoup de personnes mordues par un chien ou par un chat malade ne s’inquiètent nullement et ne viennent consulter le médecin que lorsque l’animal est mort. En interrogeant le mordu sur les symptômes de la maladie, le médecin, dans quelques cas, acquerra la conviction que l’animal était atteint de la rage. Bien plus souvent, il demeurera dans le doute ; quelquefois, il aura la quasi-certitude que l’animal a sucombé à une affection aulre que la rage. D’une façon comme de l’autre, sa règle de conduite doit être absolue, Toute personne contaminée par un animal qui meurt moins de dix jours après l'accident doit suivre le traitement antirabique. Il semble que — sauf circonstances particulières — le traitement doive même être suivi au cas où un vétérinaire ayant observé l’animal au cours de sa maladie affirmerait qu’il a succombé à telle ou telle affection. La rage, en effet, peut coïncider avec une autre maladie, ce qui est une complication pour le diagnostic. Surtout, la mort peut surprendre l’animal, alors qu’il est en incubation de rage. Or les recherches de Roux et Nocard ont démontré que, deux à trois jours avant

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