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TRANSMISSION HÉRÉDITAIRE

L’immunité contre la rage paraît, dans certains cas tout au moins, pouvoir se transmettre héréditairement. Cette transmission here ditaire a été étudiée chez le lapin et chez le chien (Konradi-Remlinger). Le rôle du père est nul ; celui de la mère est réel. La mère est susceptible de transmettre son immunité, lorsque celle-ci lui a été conféiee avant la conception, mais surtout lorsque 1 immunisation a pu êtie poursuivie pendant la gestation et de façon intensive. Il semble aussi que la faculté de transmission héréditaire de 1 immunité se renforce à chaque gestation. Toutefois, même si on se place dans ces conditions

Médic. microbiens, 2e édit.

1,4 P. 1ÏEAILINGEIÏ. — VACCINATION ANTIRABIQUE.

optimum, l’immunité est inconstante et peu solide. On constate chez les descendants des différences individuelles très marquées; les plus nombreux sont réfractaires, mais quelques-uns nollrent aucune résistance. L’immunité transmise n'est appréciable que chez les individus de la première génération ; elle a complètement disparu chez les petits-enfants, en sorte que la création de races de chienréfractaires à la rage — question d’une portée économique et pratique considérable — ne paraît pas susceptible d’être réalisée. Ajoutons que le sang des jeunes animaux nés de parents immunisés se montre toujours dépourvu de propriétés rabicides et que l’immunité antirabique ne paraît, ni chez le lapin, ni chez le chien, transmissible par l’allaitement.

Comparaison de l’immunité contre la rage, la variole

et la clavelée.

Nous ferons remarquer, en terminant, que l’imperfection de no> connaissances sur 1 immunité antirabique et, en particulier, sur son mécanisme intime, tient — tout au moins dans une certaine mesure à ce que, de même que pour la variole et la clavelée, nous ne connaissons pas son microorganisme ou du moins nous ne pouvons pas le voir. Il y a, toutefois, entre la vaccination antirabique et la vaccination antivariolique ou anticlaveleuse, celte différence essentielle que ces dernières, appliquées pendant la période d’incubation de la variole ou de la clavelée, sont totalement inefficaces et les infections continuent de suivre leur cours normal. Lorsqu'on vaccine, au contraire, un homme mordu par un animal enragé, il est aussi en incubation de la maladie et cependant, dans l’immense majorité des cas tout au moins, la vaccination empêche l’éclosion de la rage. Ce fait heureux est dû à la longueur de la période d’incubation de la maladie. C’est cette longueur de l’incubation que la vaccination met à profit et qui lui permet d’arriver à temps, en général, pour sauver les mordus. Ainsi que le fait remarquer Metchnikoff, la vaccination antirabique constitue, par conséquent, un type particulier, intermédiaire entre les vaccinations préventives proprement dites et le traitement thérapeutique.

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