STATISTIQUES DES INSTITUTS ANTIRABIQUES
quemenl leurs slalistiques. Cellos-e, fourn.ssenl, un grand nombre de données intéressantes et permettent de se taire une te » des services rendus par la vaccination antirabique. Nous devons donc
les étudier avec quelques détails.
Au mois de mai ou au mois de juin - de iaçon a donner aux insuccès le temps de se produire et d’être communiques a 1 Institut — on établit la liste des personnes qui ont subi, au cours de 1 anne précédente, le traitement antirabique dans toute son intégrité. U 'a de soi que les sujets qui ont interrompu la cure pour une raison ou pour une autre ne doivent pas entrer en ligne de compte. Les mordus sont répartis suivant trois tableaux, dits tableaux A, B, C.
Le tableau A contient les personnes mordues par des animaux reconnus enragés en vertu d’une preuve expérimentale absolue apparition de la rage chez un animal inoculé ou mordu en même temps
que la personne traitée). . .
Dans le tableau B figurent les sujets pour lesquels la rage de anima mordeur a été déclarée par certificat vétérinaire. C’est le tableau e plus chargé.
Enfin le tableau C contient les individus mordus par des animaux simplement suspects de rage.
Dans chacun de ces trois tableaux, une subdivision vise le siégé
des morsures: tète, mains, tronc et membres.
Les personnes ayant succombé à la rage sont réparties en trois catégories suivant que la mort est survenue pendant le traitement, pendant la quinzaine qui a suivi la dernière inoculation, ou plus de quinze jours après la fin du traitement. Ces dernières seules doivent être comptées comme insuccès et figurer, à ce titre, dans les pourcentages. Nous avons vu, en effet, que l’immunité contre la rage n’était acquise que quinze jours environ après la dernière inoculation. Lorsque la maladie apparaît avant ce terme, on est en droit de supposer que le traitement a été inutile, parce que tiop tardif. 11 n’a pas été mis en échec puisque les conditions de son inefficacité n’étaient point réalisées. Les cas de mort qui surviennent dans ces conditions constituent les « insuccès apparents » de la méthode pastorienne. Ils doivent être distingués avec soin des « insuccès réels ».
Résultats globaux fournis par le traitement.
Quels sont les résultats globaux fournis dans ces conditions par les statistiques du traitement pastorien ?
Ilogyes a rassemblé les statistiques générales de 24 laboratoires
lie P. PEMLINGER. — VACCINATION ANTIRABIQUE.
antirabiques pour une période de dix années, de 1880 à 1895. Il a trouvé que, sur 54 020 personnes inoculées, 423 sont mortes, ce qui donne un pourcentage de mortalité de 0,77 p. 100.
Une statistique plus récente de Bernstein porte sur 40 Instituts antirabiques et dix-huit années de fonctionnement. Elle montre que. sur 104 347 personnes traitées, 500 sont mortes de la rage quatorze jours ou plus après la fin du traitement (0,34 p. 100). On arrive à une mortalité de 0,73 p. 100, si on ajoute les cas de mort survenus pendant la quinzaine qui a suivi le traitement.
Nous avons nous-même, en 1907, compulsé les 27 dernières statistiques dont nous avons trouvé trace dans la littérature médicale. Nous sommes arrivé à un total de 131 579 personnes ayant subi le traitement antirabique dans son intégrité. Ces 131 579 personnes ont fourni 549 cas de mort survenue plus de quinze jours après la fin du traitement, ce qui donne une mortalité de 0,41 p. 100. Ces données sont inscrites dans le tableau ci-après qui permet de comparer entre elles les statistiques des divers Instituts antirabiques. On remarquera que le pourcentage auquel nous sommes arrivé en 1907 (0,41 p. 100 est moins élevé que celui de Bernstein (1905 : 0,54 p. 100) et surtout que celui de Ilogyes (1896 : 0,77 p. 100). Cela lient à ce que les résultats de la méthode pastorienne ont une tendance très nette à l’amélioration. Les chiffres suivants fournis par l’Institut Pasteur de Paris, depuis sa fondation jusqu’à maintenant, montrent bien cette tendance :
Années.
Personnes traitées.
Morts .
Mortalité.