RÉSULTATS GLOBAUX DU TRAITEMENT
Années.
Personnes traitées
Morts.
Mortalité.
Nombre
Nombre
Institut.
Époque.
de cas.
de décès. PourcenU
Tunis
Ouverture à 1900
Paris
Buda-Peslh
Alger
Marseille
Lyon
Berlin
Vienne
Kharkoff
Lille
Pernambuco
Sophia
Rome
Naples
Faenza
Milan
Florence
Jassy
Le Caire
New-York
Bucarest
Lisbonne
Constantinople. . . .
Pétersbourg
Pcrm
Varsovie
Kasauli
Les statistiques, publiées depuis 1907, ne présentent sur les précédentes qu’un progrès bien peu sensible, comme si la mortalité était appelée à demeurer désormais à peu près stationnaire. Nous citerons les quelques chiffres suivants :
Nombre Nombre
luslilul. Époque. de cas. de décès. Pourcentage.
Odessa J 903-1907 13.309 G 0,04
Pétersbourg 1907 1.218 3 0,20
Sassari 1900-1908 1.053 2 0,18
Constantinople 1909 660 1 0,15
Tunis 1910 409 1 0,24
Nous arrêtons là cette énumération. La production d’un plus grand nombre de chiffres serait, croyons-nous, de nul intérêt.
P. REMLTNGER.
VACCINATION ANTIRABIQUE.
Causes des différences notées entre les divers Instituts.
Tous les Instituts fournissent, on le voit, des chiffres sensiblement identiques. La mortalité oscille le plus souvent entre 0,20 et 0,40 p. 100. Elle s’élève exceptionnellement au-dessus de 0,M0 p. 100 et, exceptionnellement aussi, elle descend au-dessous de 0,10 p. 100. Quels sont les facteurs qui peuvent amener ces légères variations d’un Institut à un autre? La fréquence plus ou moins grande des morsures de loup doit figurer ici en première ligne. Le virus du loup est beaucoup plus dangereux pour l'homme que celui du chien. Avant la méthode pastorienne, la mortalité à la suite des morsures de loup était, en effet, de 60 à 90 p. 100, tandis que la mortalité à la suite des morsures de chien s’élevait seulement à 10 ou à 20 p. 100. On conçoit donc que certains Instituts, en particulier des Instituts russes (Wilna, Kharkoff par exemple) doivent au grand nombre de morsures de loups des pourcentages de morbidité relativement élevés.
La rapidité, très variable suivant les pays, avec laquelle les mordus viennent suivre le traitement antirabique, a également une importance très grande. Elle est sous la dépendance de plusieurs facteurs : le tempérament plus ou moins inquiet du mordu ; la facilité plus ou moins grande des communications ; la sollicitude très diverse des autorités et, pour tout dire d’un mot, le degré de civilisation du pays. Les statistiques d’un certain nombre d’instituts (Paris, Lyon, Lille. Naples, Sophia, Pernambuco, etc.) montrent que l’immense majorité des malades arrive suivre le traitement dans la semaine même de la morsure. A Constantinople, par contre, lejour moyen de réception des mordus, qui était le douzième sous l'ancien régime turc, est devenu le treizième sous le nouveau, et il n’est pas rare de voir des mordus à la face, voire par des loups, arriver à l’Institut au cours de la troisième et même de la quatrième semaine. Or, ce ne sont pas seulement les morts pendant le traitement ou la quinzaine suivante qui sont plus fréquentes dans ces conditions ; ce sont encore les insuccès réels, ainsi que le prouve la statistique suivante de Diatroptoff (Odessa) :
Se sont présentés après leur morsure
Nombre de vaccinés.
Morts .
r. ioo
lre semaine