‹ Médicaments microbiensChapitre 82 sur 216 · LOUIS · texte numérisé non relu

LOUIS

MA IïTJ N. - SÉROTHÉRAPIE ANTIDIPHTÉRIQUE.

isolées. Au début, elles sont nombreuses et toutes virulentes puis on en trouve de moins meurtrières qui bientôt prédominent Elles sont constituées par des bacilles courts. Ilientôl, les ensemencement* fournissent de moins en moins de colonies diphtériques, I, bacille disparaissant de la gorge. Cependant il arrive qu’apriïdeux semaines on en trouve encore : dans ce cas, certains d’entre eux ont gardé leur u. ulence et peuvent causer de nouvelles contagions.

, , °U1' fa!r® disparaUro les microbes persistants, on peut recourir ! d,,gl ands ta';a-es a 1 eau oxygénée à 1/100, à des gargarismes avec de eau oxygenee a 1/10; nous avons conseillé, en outre, l’emploi de pastilles de sérum antidiphtérique quon laisse fondre dan* a bouche, une par heure, pendant cinq à six jours.

DopLer, après les avoir employées au Val-de-Gràce, a vu que e plus souvent les bacilles disparaissent vers le cinquième jour. Personnellement nous avons eu quelques échecs chez des gen* qui

éhip0. !0lî 6 ^ mauvais état’ dont les gencives et les dents nt malades, ou qui présentaient des végétations adénoïde*mais avec ce traitement, on réduit considérablement le nombre de* malades porteurs de bacilles.

Ces pastilles de sérum sont préparées avec du sérum anlidiphléi ique de chevaux ayant reçu de la toxine et des corps de microbes • ce seium est agglutinant. Chaque pastille contient 2 décigrammes’de sérum sec ; ce qui représente 2 centimètres cubes de sérum liquide.

est in eiessant de rechercher chaque jour ce qui se pa**e au niveau de la fausse membrane qui guérit et, pour faire cette étude

à soneUXf estdeprelever> avec un lube de verre légèrement recourbé a son exti-émijé, un peu de mucosité, à la surface des fausses membranes. On fait ensuite des frottis sur lames, et on voit qu'au début les miciobes sont libres, très peu sont englobés dans les phagocytes • puis, lorsque la fausse membrane est sur le point de disparaître’ presque tous sont dans les cellules.

Modifications des humeurs par la sérothérapie. —

Action sur le sang. — De nombreux auteurs ont étudié les modifications du sang produites par la diphtérie et les réactions causées par le sérum; ils cherchaient dans cette étude un moven de suivre la marche de la maladie et de porter un pronostic.

Malheureusement on a vu que les faits le plus souvent observés comportaient de nombreuses exceptions; nous donnerons ici le* conclusions formulées par Paris (1), qui tiennent compte de tous le* facteurs et sont basées sur un grand nombre d'observations.

(I) Paris, Ihèse de la Faculté de Paris, 1903.

Page 1