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L'IMMUNITÉ

troupes allemandes do rAlViquc du Sud, onL insisté sur cet inconvéniiMil. Il est bon d'en être aveili ; tout sujet inoculé doit èti'e mis à l'abri de l'infection ])endanl quelque temps. C'est dire que les diverses méthodes ne sont guère applicables en temps d'épidémie, ni dans les milieu.x endémiques; pour les troupes destinées aux cx[)éditions lointaines, en particulier, les vaccinations devront être |)ratiquées dans les méti'opoles, avant renibarqucmont.

L'inmiunité, une fois acquise, ne dure pas non plus indéfiniment; mais la pratique seule permettra de connaiti'e sa durée. Wright, qui l'avait d'abord limitée à six mois, l'a depuis étendue à trois ans. De fait, les troupes vaccinées aux Indes se sont montrées relativement réfractaires pendant plusieurs années.

Les chill'res indiqués par Kuhn sont à cet égard très suggestifs ; ils sont relatifs à la gravité et à la mortalité de la typhoïde chez les sujets non vaccinés, et chez ceux vaccinés depuis un temps variable :

Vaccinés Vaccinés Vaccinés . Non de de depuis

vaccinés. 2ù6inois. 6àl2mois. plusd'unan.

P. 100 de cas graves. . 25,80 15,03 16,31 22,78 P. 100 de décès 12,80 4,85 7,61 10,13

La protection confçrée par le vaccin, au moins au point de vue de la gravité clinique, paraît donc baisser déjà après six mois, pour s'effacer presque complètement au delà d'un an.

L'expérimentation s'est emparée du problème, mais elle n'est pas ici d'un très grand secours, vu les différences profondes qui séparent l'infection naturelle chez l'homme et l'infection expérimentale chez l'animal. Cette dernière est nécessairement massive et brutale, et ne s'adresse qu'aux doses mortelles. A titre de comparaison pourtant, les indications du laboratoire sont utiles à connaître.

On sait d'abord que tous les procédés dont il est question pour le moment, simples variantes les uns des autres, procurent l'immunité quelques jours après l'inoculation ; toutefois, suivant Jalîé et Paladino-Blandini, le procédé de Bassenge et Mayer n'immuniserait pas le cobaye. Quant à la durée de celte immunité, elle ne dépasserait pas deux mois pour le vaccin de Pfeiffer et Kolle, et quatre à cinq mois pour le vaccin de Wright (Paladino-Blan^lini).

D'une expérience de Hari'ison, on peut conclure que le vaccin ordinaire (cultures tuées par la chaleur) est moins immunisant pour le lapin que le vaccin chloroformé (cultures tuées par le chloroforme).

E. SACQUÊPËn:. —

VACCINATION ANTITYPHIQUE.

Résultats pratiques des vaccinations. — Les procédés de; vaccination n'ont pas d'auLi-o crilériuiii (juc leur degré d'enicacilé dans la pratique. Mais ce critérium ne peut être acquis qu'après une longue expérience; et l'hisloii'e des vaccinations antityphiques est trop récente, leurs applications régulièrement suivies sont trop peu nombreuses pour qu'on puisse y puiser plus que des indications utiles .

Des 100 000 hommes qui auraient été soumis à la méthode de Wright, tous à beaucoup près n'ont ])as été suivis comparativement à d'autres sujets non inoculés ; d'autre part, on n'indique généralement pas combien il a été fait d'inoculations et à quel temps elles remontent; il est bien certain aussi que nombre de vaccinations ont été faites dans des conditions défectueuses (particulièrement au ïransvaal), surtout en ce qui concerne les doses; et les statistiques sont, paraît-il, à ce point imprécises qu'on n'a pas toujours pu faire le départ entre les vaccinés contre la lièvre typhoïde et les vaccinés contre la variole ! Mais la plupart des cousidérations précédentes ne font que placer la méthode dans des conditions d'appréciation désavantageuses, et par suite la proportion de succès indiquée par les chiffres doit être estimée inférieure à la réalité.

Dans l'ensemble, et malgré les circonstances défavorables qui viennent d'être signalées, Wright accuse les résultats suivants :

j). ion p. )oo

Sujols vaccinés 21,815 318 T. typhoïdes. l,i 40 décès. 0,21

— non vaccinés. 163.011 4.236 — 2,6 937 - 0,63

(d'après Nattan-Larrier).

La baisse de morbidité et de mortalité typhiques est donc très appréciable. Elle l'est beaucoup plus dans la plupart des cas où les effets consécutifs ont pu être suivis avec une rigueur suffisante.

Ainsi, pour les troupes de l'Inde, Wright indique comme morbidité pour 1 000 : 9,14 chez les inoculés ; 16,65 chez les non inoculés; et, comme mortahté : 1,61 chez les inoculés, 4,44 chez les non inoculés (d'après Netter). Aux Indes encore, la statistique médicale de l'armée anglaise (document officiel) donne :

Sur 4883 inoculés : morbidité, 0,6 p. 1000: morlahté, 0,61.

Sur 559;-.5non inoculés: morbidité, 13,3 p. 1000; mortalité, 3,50.

Les résultats sont analogues en Egypte, à lîle de Chypre, au Transvaal. ALadysmith par e.xemple, on constate chez les inocules 20 5 cas et 4,7 décès pour 1000 hommes, contre i41,4cas et 31,2 décès Î^our 1000 chez les non inoculés. De môme, à Portsland-llùpilal, suivant Tooth, il y eut parmi le personnel 7 malades (sans décès)

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