DU JARDIN-BEAU METZ. — VACCINATION ANTIPESTEUSE
flocons au fond du vase. Après dôcanLalion du sérum surnageant, le dôpôt bactérien est soigneusement lave à plusieurs reprises jus(ju'à disparition des dernières traces de sûi'um. (je vaccin, léparti en tubes, subit, en vue d'éviter toute contamination, un nouveau chautl'agc à !j4''-5G'' pendant une heure.
La dose pour la vaccination humaine correspond à environ 5 milligrammes de corps microbiens desséchés, c'esl-à-dire à une dose deux fois supérieure au vaccin ordinaire.
Mode d iulroductîon des vaccins untipesteux. — La voie sous-cutanée est le mode d'introduction le plus souvent mis à contribution pour les injections de vaccin antipesteux. Dans l'Inde, la lymphe d'IlatTkine est injectée sous la peau du bras, au niveau de l'insertion du deltoïde, région à tissu cellulaii'e peu extensible et oîi l'inoculation et la réaction sont toujours douloureuses. Aussi dans tous les autres pays où se pratique en grand la vaccination antipesteuse, choisit-on la région abdominale, lieu d'élection des injections hypodermiques. Cependant, à Rio-de-.faneiro, de nombreux inoculateurs ont fait choix de la région dorsale, au niveau de l'omoplate. La douleur consécutive à l'inoculation serait beaucoup mieux tolérée que lorsque l'injection est pratiquée au flanc et cette méthode, par suite de ces avantages, tend à se généraliser au Brésil.
Strong préfère l'injection intramusculaire. 11 injecte en elTet ses cultures atténuées dans les muscles du bras, au niveau du deltoïde; d'après lui, la réaction est peu intense et la résorption se fait plus rapidement que par la voie sous-cutanée. liaffkine avait de même noté une grande atténuation des symptômes vaccinaux à la suite d'injection intramusculaire.
11 convient de mentionner aussi les essais faits par .Mercatelli (1) pour vacciner les cobayes par ingestion de cultures chauffées. Récemment G. Fornario (2) a réussi à immuniser les animaux par le tube digestif (voie gastrique et voie rectale). C'est avec le lapin qu'il a obtenu les résultats les plus intéressants, en faisant ingérer des cultures atténuées par un chauffage à 53° pendant quatre-vingtdix minutes.
La réaction qui suit les vaccinations antipesteuses est surtout intense quand il s'agit de cultures en bouillon. Au niveau de l'injection, la peau est tendue, rouge; la région est douloureuse, les ganglions sont tuméliés, et lorsque l'inoculation a été pratiquée au bras, la gêne du membre est marquée. Tous ces symptômes
(1) MEncATiiLLi, Sulla vaccinazionc antipestosa poi- via gastricn {Riforma medica, 1902).
(2) FotiNAïuo, 6'. II. Soc. de Biologie, il jaiiv. 190S.