‹ Médicaments microbiensChapitre 118 sur 163 · GO ^ OO · texte numérisé non relu

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34/1 DUJARDIN-BKAVMKTZ. — VACCINATION ANTIPESTEUSE.

il esl, vrai, lo vaccin n'a aucune action préventive, mais il est loin d'avoir une induenco aj,^gravante dans l'évolution de la maladie, lîion des cas semblables se sont produits au coui's des vaccinations hatrkiniennes, et la plupart des malades ont guéri.

Pendant combien de temps l'immunité vaccinale peut-elle persister ? Chez les animaux, ayant subi une seule inoculation, on peut évaluer à plusieurs mois la durée de l'immunilé. Chez l'homme, d'après Ilall'kine, l'action vaccinale serait encore effective pendant plusieurs années ; cependant les inoculations, pour donner une garantie plus certaine, devraient être répétées annuellement.

Quant à l'abaissement du taux de la morbidité et de la mortalité, après l'emploi de la vaccination antipesteuse, on ne saurait mieux faire que de s'en rapporter aux nombreuses statistiques établies par les autorités anglaises après la pratique de la lymphe d'ilafl'kine (-1). Ces chiffres ont été recueillis avec une minutieuse précision et certaines inoculations ont été faites avec toute la rigueur d'une expérience de laboratoire.

On peut citer par exemple les premières vaccinations pratiquées en janvier 1897, dans la prison de BycuUa, à Bombay, où une épidé?nie de peste avait éclaté. 147 détenus furent inoculés, alors que 172 prisonniers furent conservés comme témoins. Le bilan des cas qui se produisirent fut le suivant : il y eut 12 cas dont 6 morts parmi les non-inoculés ; chez les vaccinés, on ne constata que 2 cas qui ont d'ailleurs guéri.

L'année suivante,- dans la prison d'IImerkhadi, à Bombay, on répéta l'expérience. Aucun choix ne fut fait parmi les détenus qui durent subir l'inoculation. L'opération terminée, ces deux groupes des inoculés et des non-inoculés reçurent la même nourriture et furent soumis aux mêmes travaux. Voici quel fut le résultat: sur les 147 inoculés, 3 cas, aucun décès; dans le groupe des 127 témoins, 10 cas doute suivis de mort.

Dans d'autres maisons de détention à Dharwar, Yeraodoa, Thana, liyderabad, etc. où sévissait la peste, tous les prisonniers furent inoculés et l'épidémie s'éteignit. Les vaccinations furent aussi pratiquées sur un nombre considérable d'individus. C'est ainsi que dans les villes de Mora, Daman, Lanowli, Belgaum, LIndhera, Ilubli, Broach, Dharwar, Gadag, Bulsar, etc., des milliers de personnes ont été soumises à l'inoculation. Des districts entiers, comme celui d'Ahmednagar, servirent de champ d'expéi'ience. Enfin, dans la province du Pundjab, pendant cinq années, on pratiqua

(1) B.\XKKUMAN, Stiitistics of itiociilalioiis Nvilli IIalVkine'3 aiiliplague vaccine (1897-1900), Uomijny.

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