BACTKRIOTHKRAPIK AVEC DES CULTURES EN BOUILLON
VI. — Bactériothérapie intestinale avec des cultures en bouillon.
Dans ces demiors lemps on a commencé à se servir dans le traite
mentbactériotiiérapeutique des cultures pures des microbes laclinues préparés non pas dans du lait, mais dans des » bouillons ,. do compo ' s.t.on di verse C/est le D- Henry Tissier (1) qui a introduit cette modilication de la bactériothérapie intestinale. Partant des recherches do liienstock et des siennes, exécutées en collaboration avec Martellv et C-aching, sur lantagonisme des microbes lactiques vis-à-vis des pro.eoly tiques Tissier a élaboré sa méthode du régime végétarien ngoureux, add,t,onné de cultures dans du bouillon Jeptoné des bac.Ues paralacfques seuls ou en symbiose avec son BaciUus UMus
sl'nn 'r'iT '''' '""'"'^ végétarisme, resterlt àù
se n ou au biberon pendant le traitement avec les microbes. Les enf nts plus âgés et les adultes doivent suivre le régime suivant
Ap es avoir prescrit des lotions froides, de l'exercice physique au grand au-, on conseille d'adopter un régime strictement tarien
ton e leslégumes, préparés de façon quel-
conque, toute espèce de pâtisserie, de fruits cnifx m, t. •
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te repas, „„e boulcille .l'e^u lacteée co„le„. U e To a" oT "ooo
les formes chro iques Tvec dh " les troubles dig ti s cMelf Z^'^ tuberculeuse),
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P'c le lait, mai.s, au heu du bacille paralactiqiib ou du
(-) '-"'ni'"-.. r,..n,U. .o.Ucé ..l- 'JJ^ H.„l, v.,1. L.X. p.
38 METCIINIKOFF. - BACTÉUIOTHÉIlAPni: INTESTINALE.
biMus, il ensemence dn bacille bulgare. Après avoir observé que l'esLomac des malades atlcinLs d'entérite supporte souvent mal les cultures dans le lait, il a préparé des dilutions de sirop de malt, facilement obtenu en brasserie. « Ces dilutions doivent marquer au densimètre 2, 3 à 5 à la température de 15", leur réaction doit être neutre, toute addition de peptone et de sel est inutile Apres vingtquatre ou quarante-huit heures d'étuve à 3f." «bfent dans ce milieu d'abondantes cultures constituant une boisson légèrement acide, généralement bien tolérée. » . x i •
Le D^Cohendy rapporte l'histoire de cinq malades, atteints de crises aiguës d'entérite muco-membraneuse, traités avec de ces cultures. << Llles-ci sont prisesdèsle premierjouràladosede 100 a 200 grammes
par jour, soit une fois le matin à jeun, soit en deux lois le maim a jeun et à cinq heures. » Pour favoriser le développement microbien, le malade prend, deux heures après chaque prise de ferment, ainsi qu'à l'heure des deux repas, une ou deux cuillers a cale de sirop de malt dans un verre d'eau. « Pendant les deux ou trois premiers jours de traitement le malade ne prend que le sirop de malt ; pendant es cinq ou six jours suivants ne sont permis que les féculents et les céréales. Après la disparition des symptômes morbides on revien progressivement à l'aUmentation normale, en excluant cependant rigoureusement la viande d'un des deux repas. »
Sur les cinq malades du D- Cohendy, -< la première et la troisième étaient rétablies le huitième jour; la deuxième le dixième jour ; la quatrième était bien portante le quatorzième jour et recouvrait d s oarde-robes quotidiennes inaccoutumées. Quant a la dernieie, elle Fut gravement atteinte pendant la première semaineetn était remise qu'incomplètement le vingtième jour ».
L'effet favorable des bactéries lactiques, administrées soit dans du bouillon peptonisé, soit dans du bouillon de malt, confirme le rôle important de ces microbes dans la thérapeutique des maladies intestinales. Les diverses méthodes proposées ne constituent que des modificationsdu mêmeprincipe fondamental. La proscription absolue des aliments d'origine animale peut être utile dans certains cas inutile ou môme nuisible dans d'autres. 11 ne faut pas oubher que h lait putréfie moins facilement que beaucoup de légumes et que dans le ré-ime végétarien le taux des éthers sulfoconjugues et des phénols urinaires est plus élevé que dans le régime lacté, ainsi qu .1 a été encore récemment confirmé par Max Soldin (1). L urine de ^ herbivores est beaucoup plusriche en phénols que celle de l homme [■-!
(1) Jahrbucl, fur Kiiidcrkrnnk/iciteit, mars 11107, p. 295-297.
(2) ^tu»Al'^;ll cl Vofiiii., Aiinipe (les Hnnies, 18'.)S, ji. MS.
nACTÊRIOTHÉRAPIE AVEC DES CULTURES EN UOUIIXON. 39
ol, (l-ap.vs les recherches (h, II. Tissicr lui-même, Falimenlation végétarienne amène une plus grande abondance du Baciltm Welckii ipcrfrinr/cns) dans le conlenu iiUeslinal. Or, c'est le principal ennemi que renlerm(^ noti'e organisme et contre lequel on cherche ù lutter Dun autre côté l'abstention prolongée de tout aliment d'origine animale (lait, œufs, viande) amène souvent des résultats fàcheux L observation que j'ai faite sur moi-même, ainsi que dans mon entourage m a convaincu que ces aliments pris en quantité modérée sont .•ee lemen très utiles. En lisant l'autobiographie du célèbre philosophe anglais, Herbert Spencer (1), j'y ai trouvé quelques renseignements qui me confirment dans mon opinion. Encouragé par 1 exemple de ses amis, il devint végétarien. Mais ce régime ne lui convenait pas, ainsi qu'ille ditlui-môme. .< Je commençai à devenir sceptique toutelo.s, en constatant qu'après six mois d'abstention de noim^ure animale notre ami Loch donna des signes manifestes datl^aibhssement. Sa voix est devenue tout à fait amoindrie e aible. >. Ecri.;ant a son père, II. Spencer disait : . J'ai à peu près dec.de d abandonner le végétarisme, tout au moins pour le présent Je croîs que ce relâchement sous les yeux vient de là » . Et il ajoute « La preuve la plus certaine que j'avais pàti se manifeste 'ap ès coup. J m aperçus qu'il me fallut récrire tout ce que j'avais «
Le traitement de Cohendy est sous ce rapport beaucoup moin, ngoureux que celui de Tissier, car il trouve inutile l absten ion complète de la nourriture animale et ne défend la viande me " Z le repas d.1 soir. Les résultats si favorables du D-' Gi- l off mit ét
de lait et de la soupe aux poules. Dans une conférence nubli o ■■ecemment, von Noorden (2) se prononceaussi contre ! .It^t'a^-ism U'OP absolu et contre l'abstention de la nourriture animal
Un autre point de ditTérencc entre les procédés de bâclé ind - • consiste dans le choix des microbes. Tanîot ce sltles ba
quelque nouveau .ic-obe pa^Uculii^^E::!:"""""'"''^^
(1) llKMhKnr S,.|.:.vcKn, Une niiK.l.ioifraplii,., Irmim-lion „•„■ Il , ,
(-') ''/e'iicunsc/ie htinilt, lOd.s. 4. l'^n M. „k \aiui;ny, l'ariN, liKi;.
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nACTÉn.IOTH]SRAPTK INTESTINALE.