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DIAGNOSTIC BACTÉRIOLOGIQUE DES VIBRIONS

DU ne connaîl pas do vibfions donnaiil, lo [)liéiu)m('ne de PfeiHei', ot n'ag^lulinaiit pas, ou bien ayj^liilinaiil cl, iiiî doiiiiaiil, pas le pliénoinèiu! de Pl'eiU'ei'.

Lest'nim test, de l'Institut hacténologique de Bei'lin, est pi-éparé avec le vibi'ion original de Koch. Mais tout vibi'ion qui aura (b)nné en [)résence du sdr«;« test, l'agglutination o,l le piu'nonitMK! de PAnlFei', pourra à son tour servir à préparer un sérum test, un vaccin et un sérum conti-e le choléra.

La technique de l'agglutination est trop connue pour que nous ayons besoin d'y insister. Il nous suffira de dire qu'un vibrion, pour être reconnu cholérigène, doit en présence du sérum test agglutiner à peu près au même titre que le vibrion qui a servi à la vaccination de l'animal qui a fourni le sérum.

Quant Siu phénomène de Pfeiffer, voici en quelques mots la technique à suivre :

Si l'on a à sa disposition des cobayes activement immunisés contre un vibrion cholérique authentique, il suffira d'injecter dans la cavité péritonéale d'un de ces cobayes une demi-culture .sur gélose du vibrion à étudier. La culture doit être âgée de dix-huit à vingt heures ; les microbes seront mis en suspension dans 2 centimètres cubes de bouillon ou d'eau physiologique stérile. Peu de temps après l'injection (dix à vingt minutes), on retire, au moyen d'un tube de verre très effilé, quelques gouttes du liquide péritonéal qu'on examine à l'état frais (en goutte pendante ou entre lame et lamelle) et, si l'on veut, étalé sur unelame, fixé (alcool absolu) et coloré (n'importe quelle couleur basique d'aniline). Si les vibrions sont mobiles et gardent leur forme, la réaction de Pfeiffer est négative et le vibrion en question ne doit pas être classé parmi les cholériques. Si, au contraire, on les trouve transformés en globules sphériques, la réaction de Pfeiffer est positive et le vibrion étudié un vrai cholérique.

Quand ou n'a pas de cobayes activement immunisés, on peut toujours rechercher le phénomène de Pfeiffer au moyen du sérum test. On mélange in vitro une demi-culture sur gélose, de dix-huit à vingt heures, du vibrion à étudier,mis en suspension dans2 centimètres cubes de bouillon ou d'eau physiologique stérile, avec la quantité de sérum lest ([u'i serait suffisante à provoquer, dans les mêmes conditions, le phénomène de Pfeiffer vis-à-vis d'un vibrion cholérique authentique.

Le mélange fait, on injecte le tout dans le péritoine d'un cobaye neuf.

Le liquide est, comme dans le cas des cobayes vaccinés, examiné au bout de dix à vingt minutes, en suivant la technique décrite plus haut. Les résultats obtenus dans les deux cas sont lout à fait com-

350 SALIMBENI. — VACCINATION ANTICHOLÉRIQUE.

pai'ubles cL ont la môme valcui' pour le diagnosUc bactériologique des viijrions.

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