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ÉVOLUTION DE LA VACCINE CHEZ L'HOMME

pour la société, la vaccination est la seule garantie contre la variole.

Kvolution de la vaccine chez riioinine. — Vaccine régulière. -- On désigne ainsi la vaccine qui évolue chez l'cniant ou

I-'S- I. - Évolution de la vaccine normale {i" colon,,,.) et .I m.o vaccine nuulUi^n (2- colonne) chez l'l,om„,c (d'ap.és Kas.uk,.,.,, iflOO)! '"^^

k ""r '"'"'"f P'^^t P-'^'ndre pour exemple

48 B. SACQUÊPÊE. — VACCINATION ANTIVARIOLIQUE.

On dùcv'd généralement cin(i périodes : incubation, éruption, maturation, dessiccation et cicatrisation.

Dans le courant des premières vingt-(iuatre heures se produit souvent autour de la pi([ùre une légèi'e tuméfaction rosée, qui disparaît ensuite.

A la fin du deu.xicme joui' apparaît un petit cercle rose, très peu visible.

A la fin du troisième jour (début de la période d'éruption) se montre une élevure rouge, papuleuse.

A la Jin du quatrième jour, l'élevure est plus marquée, elle s'est aplatie au sommet, et son volume égale un grain de millet.

A la fin du cinquièine jour, on trouve un bouton aplati, présentant à son centreune dépression ombilicale, entourée d'une zone bleuâtre ou argentée, zone lymphogène de Longet; autour de lazone lymphogène on voit une auréole rosée, peu développée; à la base du boulon, le derme est induré.

A la fin du sixième jour, mêmes caractères, mieux accusés ; le bouton a grossi beaucoup.

A la fin du septième jour, l'éruption est à son acmé : c'est alors une pustule, large de 7 ti 8 millimètres, franchement ombiliquéc au centre ; présentant une zone lymphogène, transparente et gonflée, bien délimitée ; entourée d'une auréole rouge vif, inflammatoire ; reposant sur une induration intradermique étendue. Perce-t-on la paroi de cette pustule, il s'écoule quelques gouttes de lymphe vaccinale, liquide clair et visqueux.

Dès la fin du huitième jour, les caractères changent, on entre dans la période de maturation; la modification essentielle réside dans l'aspect de la zone lymphogène, qui, transparente la veille, est devenue blanchâtre et opaque, en même temps ([u'elle se boursoufle davantage. C'est l'indice évident de l'entrée en scène de la suppuration. Parallèlement la dépression ombilicale s'accentue, l'auréole s'agrandit et l'induration sous-jacente augmente.

Au neuvième jour, même état, un peu plus marqué en ce qui concerne les réactions inflammatoires : les ganglions axillaires sont souvent gros et douloureux, toute la région voisine des pustules est le siège d'une tuméfaction accompagnée de rougeur et d"hyperesthésie. La zone lymphogène est de plus en plus opaque.

Au dixième jour, les phénomènes infiammatoires s'apaisent ; la zone lymphogène devenue jaunâtre se flétrit, l'auréole diminue d'éclat et d'étendue ; la partie centrale de la i)ustulc se durcit et l'orme croûte (début de la dessiccation).

Du onzième jour au treizième jour, la croûte s'étend, s'épaissit et

VACCINOÏDE. 40

devioni noirdlro ; oUv, durciL otisuiLe, ga-no finalement louLe la , piislule, on pr'ogi'essant du centime à la périphérie.

Kniin le ving'L-cinquième ou vin-t-si.xiémc joui' (LavcL), dans la troisième ou la rpiatrième semaine (d'Espino), du vingl-lroisième au vin-t-sixiôme jour (Longet), la croûte tombe, laissant à nu une cica- Incc mdelébdo, dabord pigmentée et brunùire, pour devenir ensuite blanche et garder un aspect caractéi'istique.

Les phénomènes généraux sont peu marqués, absents même dans la plupart des cas. Quand ils surviennent, c'est sous forme de céphalalgie, sentunent de courbature et de fatigue, nausées, anorexie msomnie; tous ces phénomènes sont peu accusés et saccompa-nent

rj"'"^.?»"" ''^"'f'"^ ^^^P^ nui peut atteindre

^8 ,0 a,19 exceptionnellement 40" (Longet, von .Iaksch, Peiper) l'.evre et phénomènes généraux débulentdu quatrième au septi^ème .lour, pour disparaître le plus souvent en vingt-quatre heures, parfois après trois ou quatre jours seulement (1). Peiper, Schnaase, Falkenbeim 2) ont signalé exceptionnellement l'albuminurie, et même 1 nematurie.

Au cours de cette évolution, la formule hémo-leucocylaire est modifiée Les recherches de Roger et Weil, Enriquez etSicard, Courmont et Montagard, Sobotka ont fait voir que l'évolution du vaccin humain s accompagne de leucocytose plus ou moins marquée, avec prédominance des mononucléaires chez l'enfant primo-vacci^é, des polv cleaires chez l'adulte revacciné. J'ai montré que longt mps an Is a vaccination, on trouve encore une mononucléose préd minlnl'' Ch z Je lapin Dominic. trouve une polynucléose secondaire. Surla'én

:i;:pSy;:::!3r ^^"^^"^ '^-^^^i.uidecéphaio-rachid:;::^:

Chez Vadulterevaccinc avec succès, l'évolution générale de lanusinle est la mè..e, mais les phénomènes réactionnels sont p s mam ^ aui-le périphérique est très vive, l'inlillration so^Liac^nte Mus

Vaccmoïde. - A côté de la vaccine normale, il convient de nh cer la vacc^no^de (Trousseau et Dumontpallier), ^u m l trt

, mais laccoid a tarde a se faire sur sa véritable nature.

AIV. l 'IM, — SriTinlPiV, /,'itschr. f. Ilrilh..

Mijilic. micl'obions.

50 E. SACQUÊPÉE. — VACCINATION ANTIVARIOLIQUE.

les uns lui dénianl toute vertu vaccinale, les autres lui accordant la

mcme valeur qu'à la vaccine régulière (fig. 1, 2« colonne).

Si l'on fait abstraction de quelques faits où l'éruption atypique est le fait d'une lésion de grattage, les vaccinoïdes constituent avec les vaccines régulières la prcs(|uc totalité des éruptions vaccinales. Cliniquement, elles évoluent rapidement, débutent après vingt-quatre ou quarante-huit heures, se caractérisant par un bouton rouge, couronné d'un redet jaunâtre qui disparaît en six a huit jours (Bousquet). Hervieux (1) a montré que cet aspect clinique n est d'ailleurs pas univoque, et on peut rapporter 1 évolution des vaccinoïdes à trois types distincts. Le premier (^,pe papu ev^ se réduit à une simple papule rosée, sans auréole, ^'«P;;.;;^' .^^"J en quelques jours. Dans le second type, la papule se ^«'"«^^une vésicule, et s'entoure d'une auréole [type furonculeux de Layet). Au Tisième type répond une vésicule nette, entourée ^ une auréole anche (tjpc vésioo-pustuleux de Layet). Ces diverses manifestation ont souvent prurigineuses. Toutes évoluent ;f sont à leur maximum bien avant le temps habituel, souvent au qua r'-me jour, et volontiers sont éteintes ou presque au septu^me 'our au momen t où la vaccine normale est dans tout son éclat Cette TolnU^n comparative de la vaccine normale et de a -c-e mod^^^ fiée est représentée avec une netteté saisissante dans les dessins

'^f Sa'viouS'hui nettement démontré que la vaccinoïde n'est pas

auS. chose qu'une vaccine modifiée. S'il est vrai ^i; - ^-^-^ exceptionnellementchezrenfantprimo-vacc.ne(CadetdeGass cou, ),

eïe ^' n est pas moins à peu près exclusivement l'apanage de 1 adull

vacciné C'est précisément cette dernière constatation qui devait ouvriHe veux la vaccinoïde est une vaccine qui évolue sur un

ei 1 i M -faitement réceptif, sur un sujet dont une inocu at.oii iriable a atténué la réceptivité. Ce qui fait lavaccino.de. c est l ta

u vacciné et aucunement la valeur du vaccin. Indiquée pa. le Îdsonu rèn aux anciensobservateui., comme Bou eî ^rontpallier, etc., cette interprétation se base à heure actuel e

ui uie double tud^ expérimentale : d'une part, les vaccmoide.

.relevées chez l'homme, et transplantées sur un organisme receptit. oduis.^Ït a vaccine' légitime (Layet, Hervieux, Casteret, eCr,

cSiÏpart chez le veau, on reproduit à volonté une eruplion .de i -

Uqu Ua vaccinoïde, soit en inoculant au préalable

taccinal provenant d'un animal immunise, comme lent fait

. (1) Ihnv.RDX, null. Acad. médecine, lSO;t. Ki!ijniiM.K, Caducée, Wd.

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