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ANOMALIES

RôclÎTo, Chambon et Ménard (1), soit on n-inoculant l'animal un, deux, trois, etc., joui's, après une prcmiiM-o vaccination ; à partir du neuvième jour, d'après Pusel (2), on ne reproduit que la vaccinoïde. Dans des expériences récentes. Von Pirquet (3) a constaté ((ue les sujets revaccinés peu de temps après une vaccination positive, reagissent par des manileslations précoces dans leur apparition et hâtives dans leur évolution ; il donne à ces manifestations les dénomuiations de réaction arcolaire précoce ou de réuction papiileu se précoce, toutes deux identiques aux vaccinoïdes. Ces manifestations atypiques révèlent une résistance particulière de l'organisme à la nouvelle inlection, c'esl-à-dire l'immunité.

11 semble donc incontestable que cette vérité doit être admise • la vaccmoïdeestune forme de la vaccine. Elle indique simplement une mimunité partielle préalable du sujet ; la vaccinoïde a complété cette immunité. Au point de vue pratique, la vaccinoïde est un « succès » c est-a-d,re qu'elle est le témoignage d'une vaccination positive ' Anomalies. - L'évolution dans le temps des éléments de la vaccme ou de la vaccinoïde se fait presque toujours comme il vient detre d.t. Parfois, sur une série d'inoculations, les unes évoluent normalement, d autres sommeillent quelque temps pour ne commencer leur eclosion qu'au moment où les premières sont à leur dec m (bousquet) ; on aurait vu aussi le vaccin évoluer régulièrement se dessécher, pour évoluer ensuite à nouveau, et en quelque oHe

Les anciens auteurs ont constaté que les fièvres éruptives rou geôle e scarlatine, s'opposent au développement du vaccin oui reprend une lois l'exanthème passé (Troussiiu) ; dans le même's agissen la médication mercurielle, le soufre ; usa. exleme 1 purgatifs énergiques, etc. Ce retard est fréquent che^ es nôuv'eau nés, de même que chez les enfants débiles (\ nveh I iT 1 "'^"^^f"-

PpliiiPii

Dans ce., faits, tout au moins ré,.„ptio„ exislo. E„ certains eas,

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loruption mômo fait .léfaul, malgré que le sujet soit vacciné. L'épisode le plus connu dans cet ordre d'idées est rapporté par Tréluyer ; a Nantes en 1825,00 enfants furent vaccinés au cours d'une épidémie de variole; la plupart présentèrent les premiers jours quelr|ues phénomènes généraux (frisson, céphalée, fièvre, etc.), mais il n veut pas déboutons. On revaccina, on variolisa même plusieurs des sujets précédents, sans succès. Il existerait donc des « vaccivœsine vaccmis .., de même qu'il existe des fièvres éruptives ; mais, dans 1 histoire de la vaccine, ces faits sont infiniment rares.

Moins exceptionnels que les précédents sont les cas dans lesquels l'éruption, outre les pustules au point d'inoculation, comprend d'autres pustules, dites surnuméraires, en dehors des points inocules. Il s'a-it alors de Vaccine généralisée (1); et on s'accorde a reconnaître que la généralisation peut se faire par deux mécanismes ditTérenls • ou bien le virus a envahi l'organisme entier, pour venir se fixer secondairement sur la peau, c'est la vaccine généralisée spontanée ou fièvre éruptive vaccinale; ou bien le virus a ete transporté de la pustule initiale à l'aide des doigts, vêtements, etc., du malade ou de son entourage, c'est alors la vaccine généralisée par autoinoculalion.

Dans la première forme, T^accine généralisée spontanée, lerupUon surnuméraire se montre parfois contemporaine de l'éruption primitive, comme aussi elle peut retardersur elle de quatorze jours (Dardignac) ; mais le plus souvent elle se tient entre ces deux dates extrêmes, elle se montre le septième ou le huitième jour : taches rouges d'abord, puis papules, vésicules, finalement pustules vaccinales

''^Cettrévolution des pustules surnuméraires, parfois normale, est d'habitude suffisamment accélérée pour qu'en deux ou trois jours elles en soient à la même étape que les boutons d'inoculation.

Après une nouvelle phase de développement, dès le quinzième ou seizième jour, l'éruption s'eflace, laissant après elle quelques croules, mais la cicatrice est généralement insignifiante.

L'éruption peut être plus ou moins riche, tantôt discrète, tan ot cohérente, tantôt confiuente, à tel point qu'on peut à peine compter les pustules. C'est dans ces derniers cas surtout que les phénomènes généraux prennent toute leur ampleur ; ces troubles se montrent d'habitude avec l'éruption surnuméraire du «^P^»'"^*^, vième jour, et consistent en fièvre modérée, anorexie eti 1 ai lois Us aîrectent un caractère exceptionnel de gravité : la hevre est

(1) Jkanski.mk, an:cll<- 'les hùmiauy-, 1802.

VACCINJ;; GÉNTSUALISJÎE. 53

ék'vée, le malade anxieux et abattu i)eut être en proie à des accidents ménins-iti([uos, à des accès de sullbcation, etc. Dans quekiues cas même, la mort est survenue (obs. de Lonset, Lacour, Gaucher, etc.). lîém-ne ou grave, la lièvre éruptive vaccinale succède généi-alement à l'inoculation d'un virus vigoureux, comme le horse-pox (Bouley) ou le cow-pox, sans doute aussi le variolo-vaccin ; elle est exceptionnelle à la suite de la vaccination de bras à bras (obs de Dardignac).

(-.ilose curieuse, cette éruption survient éventuellement après 1 ingestion de virus vaccinal: il en fut ainsi chez des enfants dont un avait ingéré des croûtes vaccinales pulvérisées (Cazalas), dont d autres avaient sucé leurs propres pustules (Etienne, Richard) ou celles d'un autre enfant (Richard). E.xpérimentalement, on reproduit la vaccine généralisée chez le cheval (Chauveau).

Au point de vue clinique, la fièvre éruptive vaccinale est à distinguer de la variole ; les pustules sont identiques, et « les plus malins s'y trompent », dit Bousquet. On se souviendra que dans la variole les phénomènes généraux sont très marqués (rachialgie, etc.), qu'ils surviennen avant l'éruption (non en môme temps que celle-ci), que 1 éruption des muqueuses (pharynx, etc.) est la règle, alors qu'elle manque dans la vaccine. Cette dernière entin n'est pas contagieuse,

lement a ce qui se passe dans la variole

^o^te u e -P-duite expérimeutalement

l.ousseau, etc.), et son mécanisme est facile à saisir : le virus est tmnspor e des points d'inoculation à d'autres points du c rp

en tr d' f ''^'"""^^ ^^^'^ ^'p^^ -"^act, où

enco.e pai d autres personnes. Ces pustules surnuméraires sont

taTdi:: eu. b ""^^ ^^'-^^^^^^^ vigoureuses d'aX

la dives et rabougries, suivant que l'inoculation secondaire s'est faite .plus ou moins longtemps après la vaccination initiale ; elles sié e

Sect œ^ru îl^^^ '^«'•"'■-•^^ «ont atteintes

d a lection qui denudentl'epiderme(eczéma, impétigo, dartres eU' )

(I)Uai,;im..z, TlK'sede Paris, i»83.

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pûrinûc, elles peuvcnl, parlois simuler des i)la(|ues muqueuses ulcérées (1).

Dans une curieuse observation clel)anziger(2), une lilletLe vaccinée IransmiL la vaccine à sa mère, à sa grand'mère et à son l'rèi'e ; chez ce dernier, la vaccine se généralisa, et le IVère à son loui- transmit rinl'ection à d'autres enfants, tous atteints de maladies cutanées. Ce vaccin semblait donc particulièrement virulent.

Complications. — Elle sont heureusement rai-es. De tout temps, depuis .Icnner, on a constaté l'existence d'éruptions vaccinales, manifesLement liées à l'évolution du vaccin. Elles apparaissent presque toujours du neuvième au onzième jour (Ilervieux), parfois au troisième (Roger) et jusqu'au dix-huitième (Behrend). Leur pathogénie n'est pas élucidée, mais il paraît bien vraisemblable qu'elles sont provoquées par les substances toxiques (Trousseau) ou infectieuses, spécifiques ou non, qui circulent dans l'organisme au moment de la « maturation » du vaccin. Aucune d'elles d'ailleurs n'est susceptible de reproduire la vaccine. Elles ne s'accompagnent qu'exceptionnellement de phénomènes généraux, ne troublent en rien l'évolution du vaccin (Bousquet).

Parmi ces éruptions, les moins rares sont les raali vaccinaux, analogues à ceux de la variole. Parfois simplement crythémateux, reproduisant ailleurs l'urticaire [rash oriié) ou le purpura (Bergeron), le rash vaccinal présente plus volontiers l'aspect d'une roséole morbilliforme (Longet), exceptionnellement scarlatiniforme (Widal). Débutant autour ou à distance des pustules vaccinales, ces diverses éruptions disparaissent au bout de deux à cinq jours, sans laisser de traces, après avoir souvent envahi toute la surface du corps. Behrend, Widal ont décrit un érythème exmdalif qui parait se rapprocher singulièrement de l'érythème polymorphe ; CourlcUemont signale Véry thème noueux.

La miliairo vaccinale et lepemphigus vaccinal sont aussi bénins que les précédents. Ils présentent les caractères connus de la mihairc Isudamina) ou du pemphigus. L'un et l'autre apparaissent d'habitude vers le huitième jour ou un peu plus tard ; ils peuvent évoluer par poussées successives. Le pemphigus ne s'observe guère que chez les enfants en état d'athrepsie (Ilébra, etc.).

(n On cléc-il sénénilcnont, h l.smlede Stocquarl (Journ.,los Se. mcd. et nnl., Bruxelles,

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